On l’attendait au tournant ce Assassin’s Creed. Porté par la sublime Jade Raymond tout au long d’un battage médiatique assommant, la dernière production de Ubisoft Montréal (Prince of Persia, Splinter Cell…) avait réussi à attiser l’intérêt de nombreux joueurs. Des environnements ouverts, un héros classieux, une période peu exploitée (le temps des Croisades), tout était présent pour faire de Assassin’s Creed une nouvelle référence du jeu d’action. Pari réussi ou coquille vide ?
Un scénario stupéfiant
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Altaïr est certainement l’un des meilleurs agents du clan des hashashin. Mais son arrogance et sa trop grande confiance en soi sont à l’origine de l’échec de sa dernière mission. Alors qu’il devait mettre la main sur une mystérieuse relique, Altaïr brise les trois règles du parfait assassin et mets en danger sa fraternité secrète. Déchu de tous ses privilèges, il a pour seule option de rachat l’obligation de tuer neuf hommes ; neuf éminentes personnalités politiques du Moyen Orient qui profitent de la Troisième Croisade pour s’enrichir ou accroître leur propre pouvoir. En apparence du moins, puisqu’au fur et à mesure de l’aventure on découvrira évidemment qu’il se trame quelque chose de plus important derrière ces assassinats et qui aurait des répercussions sur le futur de l’humanité. On en dira pas plus, sachez juste que le scénario cache bien son jeu et qu’on apprend dès les premières minutes de jeu d’ou vient cette interface un brin futuriste.
Chacun des ces neuf hommes est caché dans une des trois villes proposées par le jeu. Jérusalem, Acre et Damas seront les principaux terrains de jeu qu’on explorera librement. Prenons un instant pour nous ébahir sur le travail ahurissant que Ubisoft a réalisé sur ces trois cités. Magnifiques, gigantesques, vivantes, les qualificatifs manquent pour les décrire. Chacune est séparée en trois quartiers, dont certains ne seront accessibles qu’au cours du jeu. Toutes possèdent leurs particularités. Acre est sous domination chrétienne et son architecture s’en ressent. La pierre grise est de mise, les ruelles sont plus sombres, la cité est occidentalisée. Au contraire, Damas est typique de la ville orientale telle qu’on se l’imagine. Une ville éclatante faite de terrasses, plus basse et parsemée de minarets et de mosquées. Comptez bien 5 minutes pour les parcourir sur la longueur, pratiquement le double sans passer par les toits. Ajoutons une architecture labyrinthique avec une multitude de modèles différents, bref le jeu bénéficie d’une immersivité jusque là rarement atteinte. Une sensation proche de celle qu’on peut ressentir lorsque l’on joue à GTA pour la première fois.
De fait, avec les milliers de gens qui peuplent les villes, on évitera autant que possible d’emprunter les ruelles pour arriver à ses objectifs. Et pour cela, on pourra compter sur les compétences Yamakisiesques d’Altaïr. C’est ce qui impressionne le plus lors des premières heures de jeu sur Assassin’s Creed. Une simple pression sur la gâchette droite suffit pour que Altaïr puisse escalader n’importe quelle paroi verticale à la seule condition qu’elle soit garnie de prise préhensible. N’importe quel toit devient alors facilement accessible. Très vite, on apprend a repérer les fenêtres ou autre barreaux qui ornent les murs des villes pour accéder aux sommets. Altaïr ne se contente pas de d’agripper grossièrement les prises, il les prend à pleine main et prend ses appuis correctement sur chacune, sans jamais un bug de collision. Un tour de force technique prodigieux associé à des animations du héros tout aussi travaillée. Que ce soit pour saisir les prises, courir, sauter, se faufiler dans la foule, ou tomber, Altaïr se meut avec une aisance et un naturel saisissants. Un véritable plaisir des yeux qui rabaisse tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent en terme d’animation.
Derrick’s Creed
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Les présentations avec le héros et l’environnement faites, passons au gameplay, un peu plus critiquable. Les phases d’assassinat se déroulent grosso modo toujours de la même façon. Une fois la ville atteinte, il faudra d’abord se renseigner sur ses proies. Les personnages à assassiner n’étant pas de simples péquins, ils sont souvent bien protégés, enfermés dans leur forteresses ou palais. Il faudra donc commencer par se renseigner sur leur emploi du temps et leurs habitudes. Il y a trois façons différentes de mener l’enquête : l’interrogatoire, l’espionnage et les informateurs. Chacun des meurtres nécessite obligatoirement de réaliser trois enquêtes au moins avant de pouvoir passer à la phase d’assassinat. Premier mauvais point du jeu, ces enquêtes sont systématiquement les mêmes. Quelque soit les personnages à assassiner, il faudra toujours passer par chacune de ces trois forme d’enquête. Si la première fois on prend du plaisir à rosser un prêcheur, à voler une carte à un informateur ou effectuer des assassinats pour un collègue, au bout de la troisième ou quatrième mission, ces phases d’enquêtes se révèlent franchement fastidieuses et répétitives. D’autant plus qu’elles engendrent souvent des combats, alertent les gardes de la ville et demandent de passer du temps à se cacher pour éviter la collante soldatesque. Un moyen un peu trop facile de rallonger la durée de vie du jeu.
Une fois l’enquête close, la mission commence réellement. C’est le cœur du jeu. Ces neuf assassinats sont autant de missions scénarisées dans lesquelles il faudra faire preuve d’un peu plus de réflexion. Les victimes sont entourées de nombreux gardes, souvent dans des lieux peu accessibles. C’est ici que la phase d’enquête servira. On saura par exemple qu’un maçon indélicat a oublié d’enlever un échafaudage juste au dessus du balcon d’une victime par exemple. Ou que celle-ci se retire seule à un certain moment. Au joueur ensuite de tirer correctement parti de ces informations et de les mettre à profit. Une fois l’assassinat commis (toujours suivi par un dialogue avec la victime faisant avancer le scénario), vient la fuite. Période délicate s’il en est puisqu’elles impliquent neuf fois sur dix des affrontements. L’occasion de faire le point sur les combats.
On l’avait déjà vu sur de nombreuses vidéos, les rixes d’Assassin’s Creed possédaient incontestablement une certaine classe. Une fois le pad en main, c’est un peu la désillusion. Certes, les combats rendent très bien à l’écran, avec ces séquences violentes où Altaïr feinte les gardes et leur enfonce son épée dans le ventre. Basé sur le timing, les combats demandent sur le papier de faire attention aux gestes de l’ennemi et de réagir en conséquence. Un garde s’approche dangereusement de vous ? Il suffit d’appuyer au bon moment sur Rond pour provoquer un contre mortel qui déclenche une mini-cinématique jouissive. Dans les faits, les combats sont malheureusement trop basiques. On se contente de bourriner sur la touche d’attaque en espérant porter un coup mortel et d’attendre le coup de l’ennemi pour le contrer. Si les affrontements contre deux ou trois ennemis sont fun, passé ce nombre ils deviennent brouillons et saoulant. On évitera donc autant que possible les affrontements directs à l’épée. De quoi inciter le joueur à abuser des autres armes (lame de poignet, couteau de lancer et lame courbe) dédiées à l’assassinat discret.
26 avis ont été déposés sur Assassin's Creed Xbox 360 :
J'ai trouvé la note de 02/20 très sévère ainsi que ces arguments a 2 balles... Là où je le rejoins,c'est les objectifs,1 peu...

graphisme pour le moins exeptionnel , ensuite il n'est pas plus repetitif que la moitier des jeux qui sortent en ce moment , et en...

moi ce que trouve pitoyable, c'est qu'on laisse noté, des mec qui savent pas jouer ! c'est vrai avant de mettre une mauvaise note...

De ma vie, je n'ai jamais joué à un jeu aussi pitoyable. Oui, le graphisme est exceptionnel, oui le fait de pouvoir bouger un...

Je trouve les derniers avis assez méchants vis-à-vis de ce jeu... Je l'ai déjà terminé deux fois, (histoire de débloquer presque...

c'est vrai que le jeu est passionnant par les enquêtes et la différence entre le moyen age et l'époque contemporaine mais je...

Je suis d'accord avec le commentaire sur ubisoft. comment ont ils pu sortir un tel flop? Personne en cour de développement de ce...

Ça aurais pu être un très bon jeux mais complètement gâcher par le répétitif. On fait la première mission et on les a tout fait !...

beaucoup trop annoncé, finalement tres tres decu par un jeu qui n'a rien de special mis à part les répétitions, un scénario...

point positif: tres beau jeu quelques armes et coup speciaux magnifique mais quelque soucis concernant la durée de vie courte et...

















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