Série oubliée depuis le début du siècle, avec un quatrième épisode pas très enthousiasmant, Alone in The Dark officie un come-back inattendu sur la Xbox 360. Et, cocorico, ce sont les studios lyonnais d’Eden qui se sont chargés du développement de cette nouvelle aventure mettant en scène Edward Carnby. Si les premiers aperçus étaient prometteurs, qu’en est-il de la version finale ?
Oh be (the) one Carnby
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Edward Carnby ouvre les yeux sur un monde qui n’est plus le sien. Lui qui a disparu sans laisser de traces plus d’un demi-siècle plus tôt est réveillé de force à une époque contemporaine, dans un hôtel new-yorkais. Groggy, Ed se voit contraint d’emprunter un couloir, puis un autre... Jusqu’à ce que l’homme le menaçant d’une arme se fasse aspirer par une puissance occulte à travers une porte. Dès lors, la lutte pour survie débute. A travers un Manhattan à feu et à sang, puis au cœur d’un Central Park maléfique, Carnby n’a que deux choses en tête. Savoir qui il est et sauver sa peau.
Ce nouvel Alone in The Dark s’inscrit en droite ligne du premier opus et met clairement de côté les trois derniers épisodes en date. On retrouve le héros traditionnel de la série, sans sa moustache rousse mais doté d’un physique à la Kurt Russel enveloppé. Ajoutez à cela un vocabulaire châtié et quelques répliques nanardes et vous obtenez un personnage surréaliste. Comme un ancien docteur es sciences occultes reconverti dans le doublage de films avec Richard Harrison. En dépit de l’entêtement des développeurs à rendre leur héros proche d’un Bruce Willis dans Die Hard, le résultat se révèle plutôt déconcertant. La voix française surjouant grossièrement, le personnage de Carnby ne parvient jamais à se montrer charismatique. En tant qu’anomalie anachronique, on ne peut que s’étonner du peu de recul que porte le héros sur monde tel qu’il est devenu. Vous admettrez qu’il est assez surprenant de contrôler un personnage né au début du vingtième siècle mais qui n’a aucun mal à pirater des digicodes ou à lire ses mails sur un PDA.
Au-delà de cet aspect invraisemblable, le scénario de ce cinquième opus s’avère relativement convenu. Plutôt que de placer n’importe quel démon des profondeurs sur la route de Carnby, c’est Lucifer en personne qui se charge d’être le bad guy de l’histoire. Si le tout demeure cohérent, aucun cliché ne nous sera épargné, à commencer par la prophétie ancestrale et le héros mythologique devant choisir son camp dans une lutte manichéenne à souhait. Pour l’originalité, on repassera.
Du pur Survival
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En bon vieux débrouillard, Carnby va devoir se sortir seul du guêpier dans lequel il se trouve. Quelques personnages secondaires se présentent bien sur sa route mais ils ne sont d’aucune aide. D’un grand hôtel sur le point de s’effondrer jusqu’aux profondeurs abyssales d’un Central Park méconnaissable, Eddy va crapahuter durant une douzaine d’heures à travers huit épisodes chapitrés comme un DVD. De manière surprenante, Eden permet aux joueurs de passer directement à la séquence de son choix (excepté le dernier chapitre) afin de ne jamais rester coincé face à un boss ou devant une énigme compliquée. Des « previously » permettent même aux joueurs pressés de tout savoir des péripéties qu’ils auraient pu zapper.
Côté gameplay, le jeu est un vrai Survival. Comprenez que le combat constitue la dernière de vos préoccupations et que la fuite perpétuelle deviendra le crédo du joueur. L’élément central d’Alone in The Dark est le feu. Meilleur ami et pire ennemi à la fois, le feu peut tuer Carnby mais reste également le seul atout permettant d’occire définitivement une créature corrompue par la Fissure (Lucifer). Eclater le crâne d’un zombie à la hache ou au maillet est vain. En revanche, un simple briquet accompagné d’une bombe anti-moustique suffit à transformer la plus méchante des créatures en résidu de cendrier.
Concrètement, le jeu offre deux visions. A la première et à la troisième personne. En appuyant sur le bouton Y, on passe d’une vue à l’autre. Ensuite, l’inventaire de Carnby, délimité par les poches intérieures de sa veste, permet au héros de saisir deux objets simultanément. Un dans la main gauche, un dans la main droite. Cette bonne initiative permet à Ed de combiner des outils en bon MacGyver occulte qu’il est. Un flingue à droite, une lampe-torche à gauche. Ou, comme mentionné plus tôt, un briquet et un spray vaporisateur. Pour les besoins d’une énigme ou pour se débarrasser d’un ennemi redoutable, il devient même possible d’aller plus loin en usant de divers stratagèmes. Cocktail Molotov improvisés, bouteilles d’alcool scotchées sur un ennemi puis explosées à l’aide de balles incendiaires : les bonnes idées ne manquent pas et consolident la réputation de la série en matière de Survival pur et dur. Au rayon originalité, le système de soin est particulièrement bien pensé. Résultantes de blessures causées par les ennemis, les plaies corporelles peuvent être désinfectées ou bandées par Carnby à l’aide d’items ramassés au fil du jeu.
Si les phases de tirs se font obligatoirement et malheureusement à la première personne, il est aussi possible de ramasser des armes de fortune le temps d’un combat au corps à corps. A la troisième personne cette fois-ci, on pourra contrôler les mouvements de Carnby à l’aide du stick droit. Avec une poubelle, une chaise ou une bonbonne de gaz, il s’agit d’effectuer des mouvements réalistes, qu’ils soient verticaux ou horizontaux, pour asséner des coups. Si le pli se prend finalement assez vite dans l’urgence d’un combat, cette originalité du gameplay s’avère surtout sympathique dans l’optique de défoncer une porte ou un amas de débris. Là où d’autres chercheraient la clé idoine à ouvrir telle ou telle porte, Carnby répond par la violence d’un coup de pelle sur une serrure.
2 avis ont été déposés sur Alone in The Dark 5 Xbox 360 :
le meilleur et ple plus complet... j'accroche à fond... bien mieux que resident evil, mario, et j'en passe... certes, la...

original mais maniabilité a revoir car la systeme de se deplace avec un seul analogique est depasse depuis longtemps ,le combat...

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