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Test Alan Wake

Exclusivité accordée à Microsoft par Remedy (les talentueux géniteurs de Max Payne), Alan Wake s’annonce comme l’un des hits de l’année. Après cinq ans de développement dont une entière consacrée aux finitions, une remise en question du principe du jeu et diverses autres bricoles, le jeu s’apprête enfin à entrer dans la lumière, se payant même le luxe de sortir une bonne semaine avant la date prévue. A la croisée de plusieurs genres, le titre de Remedy est surtout servi par une histoire et une narration fantastique.


Les promesses de l’ombre

La rencontre avec le premier Taken, un grand moment

Comme tout bon jeu qui se respecte, Alan Wake s’ouvre sur un tutorial en bonne et due forme. Contrairement à bien d’autres cependant, ce dernier est véritablement intégré à l’histoire. Voix flottante au dessus de l’action, Alan Wake nous conte l’un de ses déboires oniriques. Au volant d’une voiture, sur une petite route côtière, l’écrivain, car c’est son office, conduit sans prudence vers la lueur d’un phare illuminant l’horizon. Pourquoi ? Il n’en sait rien lui-même. Malgré cela, une force invisible le pousse à continuer, tout comme la certitude que là bas se trouve la solution à son tourment. Mais le destin ne l’entend pas de cette oreille, et la rencontre fortuite entre un auto-stoppeur et son pare-choc vont faire tourner le tout en un cauchemar des plus déplaisants. Car bien vite la dépouille de notre vagabond disparaît, se volatilisant en un instant, pour bientôt laisser place à un simulacre de personne, dont la noirceur n’à d’égal que l’acharnement. Dès lors, la fuite commence pour Alan, que l’on apprend alors à connaître. Esquive, utilisation de la lumière puis des armes et nous voilà parti, à pied, en direction du phare salvateur, guidé par une présence aussi lumineuse qu’amicale. La fuite s’intensifie, des objets inanimés volant de toute part dans un crescendo de folie. Puis vient la délivrance, une fois le phare atteint, et après un dernier rebondissement, le réveil, au son de la voix d’Alice, sa femme.





Alan et sa femme, juste avant que tout ne bascule

Après cette mise bouche, nous retrouvons Alan par une belle journée, sur le ferry menant à la riante bourgade de Bright Falls. C’est là que l’écrivain et sa femme ont décidé de prendre quelques vacances bien méritées. Retirée au milieu de nulle part, entourée de montagnes, l’ancienne ville minière est le lieu de repos idéal pour Alan, qui depuis deux ans se trouve dans l’incapacité d’écrire quoi que ce soit, et dont les sautes d’humeurs qui en découlent commencent à éroder le couple. Manque de chance pour lui, ce qui s’annonçait comme un moment de détente et de reconstruction va bien vite tourner, à l’image du récit de son rêve, en un festival d’étrangeté, d’horreur et d’indicible. A commencer par son arrivée dans la ville où, alors qu’il va innocemment récupérer les clefs de sa location, une étrange, et un peu inquiétante vieille femme, se présente à lui. Une fois arrivé sur place, trônant sur le lac, Diver Island et son chalet cossu, quoiqu’un peu suranné, s’offre à son regard. Sans qu’il le sache, le simple fait de poser un pied sur cette île va radicalement changer le cour de sa vie, car après une dispute avec sa femme, en rapport avec son incapacité chronique à écrire et le fait qu’elle ait parlée de ce problème à un docteur du coin, il s’enfuit dans la nuit, assuré que sa femme kénophobe (qui a peur du noir) ne le suivra pas. Alerté par un cri de cette dernière, il retournera cependant quatre à quatre dans la maison, pour la voir gésir quelques mètres plus bas, s’enfonçant lentement dans les eaux noires et glacées du lac. N’écoutant que son courage, il plongera à sa suite…pour se réveiller au volant d’une voiture accidentée, le front entaillé, avec un trou d’une semaine dans son agenda et un roman qu’il ne se souvient pas avoir écrit. Le problème principal, outre le fait que sa femme soit toujours portée disparue, est que les événements décrits dans le roman ont pris corps, une force noire et maléfique envoûtant les braves habitants, les changeants en goules pourchassant Alan. Dès lors, notre héros fera tout pour résoudre les mystères défaillants de sa mémoire, en tachant de sauver celle qu’il aime plus que tout. Nous ne parlerons pas plus de l’histoire, cette dernière méritant d’être découverte au fur et à mesure pour être pleinement appréciée.





La lumière envahissant l'écran est le signe d'une présence amicale

Constitué de six chapitres, enrichie par les pages de roman et les émissions, audio comme vidéos, que l’ont récoltera tout au long de l’aventure, l’histoire est sans aucun doute le point fort d’Alan Wake. Menée à la manière d’une série, chaque chapitre s’ouvrant sur un résumé du précédent au son d’un tonitruant : « Précédemment dans Alan Wake ». Elle utilise sans vergogne et avec brio les codes du genre télévisuel. Flashback, Sidekick comique, progression en crescendo et cliffhanger final seront donc de la partie, apportant à l’ensemble un rythme haletant. Il est aussi intéressant de noter que l’histoire dans son ensemble est émaillée par les propos du héros, qui nous livre ses pensées à tel ou tel moment, comme si l’histoire à laquelle nous jouions n’était que l’une de ses histoires. Ce procédé permet aussi, de manière assez ingénieuse, de donner des indices au joueurs sur la marche à suivre en cas de blocage. Parfaitement maîtrisé, ce récit s’inscrit dans un univers dont la cohérence et la précision sont les plus grandes qualités. De nombreuses anecdotes sur la bourgade, son histoire et ses habitants émaillent ainsi l’ensemble des phases de jeu, permettant au joueur de s’immerger parfaitement dans l’univers ainsi crée. On pourra ajouter à cela que les équipes de Remedy ont fait un boulot impeccable pour ce qui est de la réalisation. Les phases nocturnes, le cœur du jeu, bénéficient ainsi d’un soin confinant à la maniaquerie ; le système d’ombre en mettant plein les mirettes. Bien sur, cela aliase un peu par moment, et les animations d’Alan sont un peu raide, mais dans l’ensemble, l’enrobage est de belle facture. Terminons ce volet en abordant la partie sonore, qui pour sa part est plus que réussie. Les bruitages offrent un rendu saisissant, et les musiques viennent sublimer le tout, sans jamais s’imposer et agresser l’oreille. Le doublage pour finir, est de bonne facture, de nombreuses voix connue, surtout dans des séries il faut bien l’avouer, ayant été castée pour l’occasion. On regrettera par contre l’absence de la VO, qui pour sa part avait un casting vocal poussé, chacun des personnages ayant une voix correspondant à l’origine de son personnage.


Commenter ce test :
 
anonyme
Anonyme le 16 février 2012 à 21:18 :

ben si il sors sur Pc, mdr
 
 
anonyme
Anonyme le 21 mai 2010 à 13:14 :

il est genial sensas je vais acheter le collector
 
 
thxgreg
thxgreg le 6 mai 2010 à 16:49 :

je parie le jeu sur pc si tu veux :)
 
 
anonyme
Anonyme le 6 mai 2010 à 13:22 :

Y en a qui sont aussi naif que çà pour croire que le jeu ne sortira jamais sur PC? laissez moi me marrer :) on pari combien? dans quelques mois une adaptation PC arrivera, c'est certain, on en reparlera :)
 

3 avis ont été déposés sur Alan Wake Xbox 360 :

Anonyme le 07/06/2010 : 18/20
Très bon jeux,effets très bien faits,histoire très concrète,mais une fin un peu spéciale et car le dernier chapitre avec la...
Lire la suite de cet avis sur Alan Wake sur Xbox360

Anonyme le 15/05/2010 : 19/20
Alan wake est enfin un jeu auquel nous avons envie de jouer de part sa beauté, même si on a vu mieux, son gameplay, et surtout son...
Lire la suite de cet avis sur Alan Wake sur Xbox360

Anonyme le 06/05/2010 : 19/20
très bon jeu avec un très bon scénario digne d'un ligne de stephen King.effet de lumière saisissant de réalisme.Graphiquement le... Lire la suite de cet avis sur Alan Wake sur Xbox360

 
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