Aucune surprise, SWAT 4 reprend le concept qui a si bien marché pour son aîné. Le joueur prend en charge une équipe de superflics et doit résoudre les situations les plus critiques au cours des missions qui lui sont proposées. L’escouade de quatre hommes, divisés en deux groupes de deux, sous les ordres du joueur, obéis au doigt et à l’œil,grâce notamment au nouveau système d’ordre, particulièrement bien fait. En effet, il s’avère particulièrement intuitif d’accéder au menu contextuel (bouton droit), dans lequel toutes les options y sont accessibles facilement. On peut donner des ordres indifféremment à toute l’équipe ou séparément à chaque groupe, ce qui reste extrêmement utile pour prendre d’assaut une même pièce bien gardée par deux entrées. Et le plus souvent il suffit de presser sur la barre d’espace pour que l’ordre le plus fréquent (affiché en bas de l’écran) soit exécuté instantanément. Question ergonomie, on ne fait pas mieux !
Mais ce n’est pas tout. La gestion des deux équipes en parallèle a aussi été facilitée par rapport à SWAT 3. De fait, on peut à présent ouvrir une petite fenêtre en haut à droite de l’écran afin de voir au travers des yeux de nos coéquipiers. Il suffit alors de prendre le contrôle de la vue du personnage, ce qui agrandit quelque peu le champ de vision, pour permettre de donner n’importe quel ordre comme si l’on y était. Là encore, c’est très bien fait et terriblement efficace. Une aubaine pour lancer des assauts simultanés ou mener une progression rapide dans plusieurs directions…
Une autre nouveauté réside dans la présence de snipers que l’on peut plus ou moins contrôler. Ils nous signalent fréquemment l’entrée dans leur champ de vision d’un suspect. Il est alors possible d’ouvrir une fenêtre, de la même manière que pour ses coéquipiers, de prendre en main la visée, de zoomer, et même de tirer si besoin est. Malheureusement, cet ajout reste relativement anecdotique. Il est rare que les informations qu’apportent les snipers sur les allées et venus des suspects soient vraiment utiles, tant l’aménagement des lieux que l’on visite demeure flou à nos yeux. Et ne parlons même pas de faire feu, le principe de SWAT cherche justement à éviter tout usage d’une force létale gratuite.
En effet, l’essence du jeu réside dans une progression lente et minutieuse qui permet d’éviter toute effusion de sang inutile. Le but ultime serait de parvenir à faire se rendre tous les suspects, ce qui n’est absolument pas facile à obtenir. Les ennemis peuvent adopter différents comportements lorsqu’ils sont confrontés à votre équipe. Aculé à un mur, ébloui par un flash bang et braqué par quatre policiers qui lui gueulent autoritairement de se rendre, le suspect, aussi terroriste soit-il a de bonnes chances d’abandonner les armes et de donner sa rémission. Un coup de menotte et on en parle plus ! Mais dans d’autres circonstances, en groupe, avec des possibilités de fuite et doté d’armes automatiques, le criminel sera bien plus difficile à appréhender. Sans parler des fous furieux qui tirent à vue ! Et n’oubliez pas que dans SWAT 4, une balle bien placée peut tuer signifiant la fin de la mission. Ce qui arrivera assez souvent, avouons-le. Mais aucune crainte, les missions ne sont jamais répétitives. Bien que la structure architecturale ne change pas, la position, les mouvements, le caractère des suspects changent à chaque nouvel essai.
Chaque mission impose quelques objectifs prioritaires. Généralement c’est du « sauvez les civils et neutralisez tous les suspects ». Mais pour passer à l’étape suivante, il faut atteindre un certain score de réussite. Les quatre niveaux de difficulté se basent sur le nombre de points nécessaires pour accéder à la mission d’après. Ainsi en niveau moyen, il suffit de 50 sur 100 pour que la mission soit un succès. Mais au niveau de difficulté le plus élevé, il vous faudra 95 points ! Là, le challenge sera réel et il faudra s’y reprendre plusieurs fois avant de parvenir à compléter la carte avec un score aussi élevé. Ce qu’il faut savoir c’est que le score est calculé en fonction de différents paramètres. Ainsi, éviter d’être touché, préserver ses partenaires, ramasser toutes les pièces à conviction, signaler tous les civils blessés ou tués et bien sûr, le plus difficile, neutraliser tous les suspects sans même les blesser, permettra d’atteindre la perfection. Mais comment éviter qu’un terroriste fou ne soit éclaboussé par l’artillerie amie ? Difficile. Il faudra donc privilégier l’action solo, et avoir la chance avec soi…