L’ancêtre des « survival horror », ce style de jeu qui plonge le joueur dans une ambiance glauque à souhait, incarnant un personnage en 3D dans des décors en 2 ou 3D (pour certains objets), vu à la troisième personne, s’appelle Alone In The Dark et a indubitablement marqué de son empreinte griffue l’histoire du jeu vidéo. Dans ce premier épisode de la série, vous incarnez soit le détective Edward Carnby, soit la nièce d’un pendu, Emily Hartwood. Selon le personnage choisi, bien entendu, l’histoire se présente différemment. Dans le cas de Carnby, vous êtes engagé par un antiquaire qui souhaite récupérer de vieux objets dans un manoir abandonné. Si vous incarnez Emily Hartwood, vous vous rendez dans le manoir de votre oncle pour découvrir ce qui a poussé cet homme si charmant à s’y pendre.
Bien entendu, il ne s’agit là que de prétextes pour vous enfermer dans le manoir hanté qui servira de décor unique à ce scénario digne des meilleures productions hollywoodiennes. Bien entendu, pour profiter pleinement de ce jeu, il faut vous remettre dans le contexte technique de l’époque où le mot Pentium faisait encore rêver. La 3D était, pour l’époque, révolutionnaire. Alors, ne riez pas devant cet ancêtre car il peut encore vous procurer bien du plaisir si vous faites abstraction de son caractère vieillot. Le personnage se dirige avec les touches du curseur, peut courir, prendre, observer, pousser et effectuer une série d’actions simples. Le jeu consiste en une grosse exploration et en une quête d’indices qui vous permettront de résoudre les différentes énigmes posées dans le manoir.
Votre but ? En sortir vivant, bien entendu. Mais aussi comprendre le pourquoi du comment. La montée en ambiance est magnifiquement orchestrée et on s’y amuse même en rejouant le même jeu pour la millième fois. Les angles de vue ne sont pas toujours du meilleur tonneau, comme souvent dans ces jeux, mais contribuent à accentuer l’effet de surprise de certaines rencontres. De nos jours, on se plaindrait bien entendu de moult détails techniques, mais pour l’époque, ce n’était franchement pas si mal et on restait scotché des heures devant son écran à regarder les zombis se mouvoir lentement, les maigres bêtes de la nuit danser leur infernale sarabande… Ah, oui. Vous vous en doutiez, Alone In The Dark s’inspire allègrement des œuvres de Lovecraft. Cela devait être dit.
Avis
de
Pat28
le 29/02/2008 (17/20) :
Bonjour,
J'ai adoré ce jeux ! Certes, c'était il y a + de 10 ans, 1995, me semble t'il. Je jouais sur un 486 DX 33. Des heures et des heures à ne pas tout comprendre jusqu'à trouver le chemein des...
Avis
de
lababine
le 16/08/2006 (20/20) :
Vous êtes Edward Carnby et vos amis vous surnomment "le détective de l'étrange". N'étant pas débordé de travail, vous accédez à la requête d'une riche héritière vous priant d'aller estimer un vieux...
Avis
déposé
le 27/07/2006 (18/20) :
Un must du jeu d'aventure. L'ambiance chère à Lovecraft est particulièrement bien rendue : décors excellents pour l'époque, bruitage et musique angoissants à souhaits, intrigue passionnante. A ne pas...
Avis
de
camillarhodes
le 29/06/2006 (18/20) :
très bon jeu dans le genre! Une ambience qui sait nous plonger directement dans le jeu, et des énigmes pas toujours évidentes avec une bonne durée de jeu.