Le studio indépendant Introversion surprend encore par un jeu au style graphique à contre-courant de la tendance actuelle. Loin des prouesses d’un Supreme Commander ou d’un World in Conflict, Multiwinia est un STR rapide et furieux qui mise tout sur le multijoueurs.
Petit plat deviendra grand
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Pour ceux qui ne connaissent pas le monde de Darwinia, effectuons un bref rappel des faits.
Au temps jadis (dans les années 1980), le docteur Sepulveda créa l’univers virtuel de Darwinia dans lequel évoluent les Darwiniens. Ces petits êtres de pixels à l’intelligence artificielle au dessus de la moyenne étaient pacifiques à l’origine. Il faut croire que le progrès et l’élévation intellectuelle d’un groupe social le poussent vers les pires horreurs. Aujourd’hui, les Darwiniens sont divisés entre plusieurs nations et se disputent les ressources de leur monde virtuel. Une guerre fratricide pour la suprématie sur Darwinia fait rage entre eux. Aujourd’hui, on les appelle Multiwiniens.
Multiwinia : Survival of the Flattest reprend l’univers graphique si particulier de son prédécesseur Darwinia, tout en pixels 3Disés (à ne pas confondre avec de la 3D pixelisée). L’impression visuelle peut être rebutante au premier abord, mais on s’y fait rapidement. Un parti pris original qui s’avère finalement plus agréable qu’on ne l’aurait imaginé, avec des effets de lumières de qualité. L’ambiance sonore est en revanche moins bien réussie. Après plusieurs heures de jeu, le casque sur les oreilles, on est pas loin d’avoir le cerveau fondu. Mais disons le tout de suite, ce jeu est résolument dédié au multijoueurs pour des parties très courtes (10 à 15 minutes).
Rush quart d’Hour
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Multiwinia est un STR rapide et ultra-nerveux. Les adeptes de la micro-gestion en seront pour leur frais. Pas d’arbre technologique, ni de centre de recherche pour améliorer le blindage de vos tanks et encore moins de bâtiments de production à upgrader. Les principes de jeu sont basiques et accessibles à tous, et la prise en main très rapide. Le plus frustrant est assurément l’impossibilité de commander à ses unités d’attaquer. En effet, les Multiwiniens utilisent leurs armes quand ils le veulent lorsqu’un ennemi se trouve à proximité. Ils sont tous dotés de lasers (on a parfois l’impression d’assister à une bataille à la Star Wars en admirant les échanges de tirs nourris), et de grenades qu’ils choisiront de lancer face à une concentration d’adversaires. Aucune spécialisation ne vient donc différencier les unités. Tout le monde est à armes égales et c’est le plus rapide qui l’emportera dans la plupart des cas.
Le commandement se réduit le plus souvent à gérer les flux de renforts qui arrivent par les points d’apparition qu’on contrôle. Pour cela, on peut soit sélectionner les personnages et leur demander de se déplacer, soit convertir un Multiwinien en officier qui ordonnera à tous les personnages à proximité de se rendre à un point de la carte (ils tireront sur les ennemis rencontrés en chemin mais ne s’arrêteront pas). Le choix des personnages à commander s’effectue par un clic gauche de la souris et, en le gardant appuyé, un cercle s’agrandit autour pour élargir la sélection. Oubliez donc la méthode classique consistant à tracer un lasso avec la souris. La nervosité du gameplay vous obligera à prendre les unités à la louche pour les envoyer au casse-pipe en vagues successives. Les officiers peuvent aussi ordonner à leurs congénères de se mettre en formation devant eux. Ces "régiments" fourniront une puissance de feu sans égal, mais ne pourront plus utiliser de grenades (contre lesquelles ils sont extrêmement vulnérables).
En l’absence d’usines de véhicules, d’aérodromes ou de silos de missiles à construire, les Multiwiniens utilisent des caisses tombées du ciel. Celles-ci contiennent des bonus et des armes spéciales : Tourelles à placer (qu’on peut commander en vue à la première personne), blindés de transport (indispensables pour franchir les étendues d’eau), frappes aériennes délivrées par des vaisseaux à la Space Invaders, bonus accélérateur ou ralentisseur et autres barrages nucléaires… Vous l’aurez compris, Multiwinia manque cruellement de profondeur. Mais quoi de plus normal quand le titre Survival of the Flattest se traduit par : « La survie du plus plat » ? Il n’en reste pas moins que le fun est à chaque fois au rendez-vous en mode multijoueurs.





























