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| | Ceci est un nazi (si si !) |
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| | Le scientifique est mort en faisant la croix, c'est un signe |
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Il n’a pas grand chose pour lui ce pauvre Cthulhu, à commencer par son installation digne des années 90, qui a pris 20 bonnes minutes pour squatter notre disque dur. Pas grave qu’on se dit, ça nous donnera le temps de jeter un coup d’œil sur la maigre notice. Deux bonnes pages de rigolades cette notice : configuration recommandée : Core 2 Duo et GeForce 8800 ! Wow ! Un concurrent de Crysis, sûrement. Malheureusement pour nos yeux, ce n’était pas les développeurs de Crytek qui étaient derrière, mais des amateurs qui ont tenté de faire revivre la mythique histoire de Cthulhu.
Nous voilà donc dans la peau de Robert D. Anderson, détective américain de son état fouillant l’Allemagne des années 40 à la recherche d’un secret de famille. C’est en se rendant dans un château familial qu’il découvre un dédale de sous-sol étrange, où des nazis semblent vénérer un Dieu ancien. Nous voilà parti pour l’enquête, Holster en main, prêt à découvrir ce que ces vils nazis cherchent à réveiller.
Plus qu’un FPS, Robert D. Anderson : The Legacy Of Cthulhu, se veut avant tout un jeu d’ambiance, où il n’est pas question de buter du nazi et des zombis à la chaîne, mais d’explorer les laboratoires, les cryptes et recoins sombres du culte de l’Ordre du soleil noir. Notre brave Robert n’étant pas un surhomme et ayant une aversion pour la violence se contentera donc de ne garder sur lui qu’un pistolet et se refusera à toucher la moindre mitraillette. Ceci, malgré les quelques nazis qui peuplent les couloirs et qui, eux, ne se gênent pas pour lui tirer dessus au MP40.
Hélas, on est très très loin de ce qu’a pu offrir Penumbra Overture en terme d’immersion. La faute d’abord aux graphismes, tout simplement hideux. Le moteur graphique, fait-maison, n’est pas sans rappeler Blood (le premier), avec ses éclairages non dynamiques, ses textures plus que sommaires et ses raccords foireux. Si on ajoute à cela que tout est très sombre, que le héros ne dispose pas de lampe torche et qu’un game designer vicieux s’est amusé à planquer des interrupteurs dans ces zones d’ombres, ce qui devait être quelque chose d’amusant à la base se transforme en véritable calvaire. Ce ne sont pas non plus les combats qui vont remonter le niveau, puisque avec ses quatre ou cinq armes (deux flingues, un fusil à pompe, une hache et quelques pouvoirs magiques) l’originalité n’est pas vraiment au rendez-vous. Notez également que dans un souci de trip old-school-revival, les développeurs ont décidé que les nazis était incapables de se déplacer. Les ennemis, nazis comme morts-vivants danseront donc une espèce de polka quand ils essayeront de vous toucher. Amusant…