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| | La vue casque mange la moitié de l'écran. Dommage |
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Fidèle à l’âme de la série, Race 07 propose peu de modes de jeu. Un mode épreuve pour des courses uniques, un mode championnat reprenant le WTCC et ses règles particulières (deux séances d’essais, une séance de qualification et deux séances de course avec une grille inversée pour les huit premiers), un mode entraînement et un multijoueur. Il est possible de jouer selon trois modes de jeu (novice, semi-pro et pro) qui modifient les aides au pilotage et l’agressivité des adversaires. Comme pour Race, on regrette amèrement l’absence d’une école de pilotage, élément indispensable pour un jeu de simulation. Race 07 se tourne ainsi davantage vers l’élite en laissant de côté les jeunes pousses. Les apprentis pilotes lui préfèreront GTR2 qui propose, lui, un programme d’entraînement des plus sérieux.
Les expériences de pilotages s’avèrent aussi variés que le nombre de véhicules, du pilotage nerveux d’une monoplace à l’allure tranquille des Minis. Pourtant chaque classe de véhicules propose un gameplay relativement similaire, un peu bourrin, permettant les touchettes entre les véhicules et ne sanctionnant que les coupes de piste et les dépassements lorsque le drapeau jaune est levé. Du coup on ne se gène pas pour s’aider de l’adversaire dans les tournants et l’envoyer balader sur le bas-côté au risque de subir les trop rares dommages occasionnés par les collisions (excepté pour les open wheels qui peuvent perdre leurs roues avant sur un choc trop important). L’IA n’est pas en reste et participe de bon coeur aux embouteillages musclés qui se forment en début de course et n’hésite pas à nous repousser sur le côté en pleine partie. Si ça passe parfaitement en solo, ce type de gameplay peut vite faire dégénérer des parties en multi.
Vous l’aurez compris, bien qu’il s’agisse d’une simulation, celle-ci est encore une fois moins stricte que GTR2. Sans aller jusqu’à donner dans de l’arcade, la physique des véhicules est un peu biaisée comme dans le précédent Race, avec une inertie revue à la baisse : il est possible de se rattraper dans un virage mal négocié en positionnant le nez du véhicule vers la sortie de la courbe et en donnant un bon gros coup d’accélérateur. De plus des gros chocs de face à plus de 200km/h avec la Formule 3000 n’occasionneront que la perte de l’aileron avant. Un brin limite côté réalisme. A côté de ça, on apprécie particulièrement le fait que le jeu gère parfaitement le retour de force du volant. Configurable à souhait, il offre un confort optimal pour de très bonnes sensations de pilotage. Ces sensations ne sont malheureusement pas renforcées par la nouvelle vue que nous offre SimBin pour ce nouvel opus : la vue casque et son incroyable bandeau de pub sur la visière. Celle-ci contrairement à ce qu’on en attendait n’est pas du tout intéressante : le casque reste fixe et ne subit aucun choc malgré les mouvements de la voiture. En réalité, il se comporte plutôt comme les bandes noires d’un film de cinéma : le haut et le bas du casque nous bouchent efficacement la vue. On lui préfèrera la vue cockpit nettement plus pertinente. Hors-course, on retrouve évidemment les tableaux traditionnels et plutôt complets qui permettent de configurer à loisir son véhicule pour grappiller quelques dixièmes durant les épreuves : de la dureté des suspension à l’affinage des rapports de vitesses en passant par les types de pneumatiques. Il est même possible de configurer l’équilibre des freins directement en course.
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