Dans le royaume merveilleux des point & click, il y a des noms qui vous font vibrer l’index rien qu’à les évoquer. Black Mirror est de ceux-là et sa suite, sobrement intitulée Black Mirror 2, est forcément très attendue des amateurs de jeux d’aventure. Bilan de ce second opus qui nous ramène à Willow Creek.
Bailler n’est pas jouer
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Cette fois, les développeurs nous placent dans la peau de Darren Michaels, un jeune étudiant de Boston en vacances chez sa maman. Elle lui a dégoté un petit boulot de coursier chez le photographe local qui n’est rien d’autre qu’un gros pervers. Pas de panique, le sieur va vite passer l’arme à gauche, lardé de coups de couteau. C’est d’ailleurs le premier véritable événement du jeu, qui tarde à prendre son envol sur le plan scénaristique. Cette affaire de meurtre n’est pas le seul point inquiétant qui noircie les pluvieuses vacances de Darren. Sa mère, dont le dos est très abîmé depuis un accident de voiture, tombe dans le coma suite à une mauvaise chute. De fait, le jeune homme se voit obligé de fouiller dans la paperasse de sa génitrice, et il découvre de biens sombres secrets. Visiblement, sa mère a un lien avec le village de Willow Creek en Angleterre, un bourg dont l’histoire est entachée de meurtres et de malédictions. Darren devra s’y rendre pour y sauver sa dulcinée qui, voulant lui rendre service, enquête sur la ville et une obscure société secrète.
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Un scénario alléchant qui a bien du mal à décoller. La petite vie de Darren en début de partie est franchement longuette et le rythme de l’aventure ne laisse aucune place à l’action. C’est mou et ennuyeux au possible. D’autant que le niveau de difficulté n’est pas bien élevé. On retrouve l’aide mettant en lumière les éléments interactifs du décor et on peut même zapper les énigmes et puzzles : au bout d’un moment, le jeu fait apparaître un bouton pour finir l’épreuve. Heureusement, on peut désactiver cette tricherie qui annihile littéralement le plaisir de jeu. Le véritable plaisir que l’on trouve dans Black Mirror 2 est celui de la lecture. Les dialogues n’étant doublés qu’en anglais, on est bien obligé de se cogner tous les sous-titres des longues, très longues diatribes des personnages du jeu. On note d’ailleurs que la traduction est involontairement drôle à force d’erreurs grossières. Manquant déjà de rythme, on se retrouve dans le même état que devant Des Chiffres et des Lettres avec sa grand-mère.
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Fort heureusement, le moteur graphique nous offre des décors très réussis, bien détaillés et la réalisation se permet quelques angles de caméra audacieux forts sympathiques. Dommage que la modélisation angulaire des personnages et leurs animations raides au possible ne suivent pas la même tendance. Les héros et habitants de Black Mirror 2 rivalisent de laideur. Toutefois, on s’accroche pour enfin découvrir le début de l’affaire qui ne survient pas avant trois ou quatre de jeu. Au moins, la durée de vie est bonne mais la lourdeur de l’ensemble risque d’en rebuter plus d’un avant le tombé de rideau final.
Sans être foncièrement mauvais, Black Mirror 2 s’enfonce dans des longueurs scénaristiques interminables et n’offre qu’un challenge pour les débutants qui s’ennuieront bien vite. Un jeu d’aventure moyen, sans âme et qui ne marquera pas l’histoire du genre.
- Bonne durée de vie
- Scénario travaillé...
- Manque de difficulté
- Modélisation et animation des personnages d’un autre âge
- Mal traduit
- Soporifique
2 avis ont été déposés sur Black Mirror 2 PC :
Jeu trés bien, c'est vrai un peu long, manque un peu d'action et pourquoi pas des lieux supplementaire a visiter, mais l'histoire...

Nul, mal traduit, difficile de lire les textes s'affichants sur un fond trops clair et de façon trops rapide! Bref un jeu...

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