Test jeux Pc : Armadillo Run
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Test Armadillo Run

Armadillo Run
Catégorie Jeux de réflexion
Développeur Indépendant
Date de sortie de Date de sortie étrangère de Armadillo Run 22 avril 2006
Site officiel de Armadillo run www.armadillorun.com
Nombre de joueurs dans Armadillo Run PC 1 joueur
PEGI de Armadillo run PC 3 ans et +
Configuration recommandée pour jouer à Armadillo run Proc. : < 1 Ghz
RAM : < 256 Mo
Vidéo : Carte intégrée

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Pas grand monde n’avait remarqué la discrète sortie d’Armadillo Run en avril dernier. Guère étonnant pour un jeu distribué uniquement en ligne et sans la moindre localisation. A l’origine de ce projet, un certain Peter Stock qui ne cache pas ses modestes inspirations, à savoir « Bridge builder » et le déjanté « Stair dismount ». A ces jeux reposant sur l’utilisation ludique d’un moteur physique crédible, il serait pertinent d’ajouter la célèbre série des « Incredible machines » pour son côté puzzle. Armadillo Run combine habilement des éléments issus de ces trois oeuvres pour nous offrir une expérience rafraîchissante.


Test écrit par Supernounours le 8 mars 2007.


Comment ça marche ?


Avant toute chose, levons le voile sur le mystère qui plane autour de l’étrange terme d’ « Armadillo ». D’origine hispanique, ce mot anglais désigne tout bêtement un tatou, mammifère dont le dos est recouvert d’une carapace caractéristique. Cette bestiole d’Amérique tropicale a d’ailleurs mis au point une technique défensive plutôt cocasse consistant tout bêtement à se rouler en boule. C’est dans cette position peu orthodoxe que se retrouvera le protagoniste du jeu qui, lorsqu’il est mouvement, ressemble à s’y méprendre à un ballon de basket. Dans les faits, l’animal ne se déplace jamais de sa propre initiative, il se comporte exactement comme une simple balle. Notre rôle consiste à guider ce tatou en boule dans une zone précise délimitée par une sphère de couleur bleue. Afin de nous laisser le temps de peaufiner les moindres détails du parcours, le jeu est en pause permanente, jusqu’à ce que l’on appuie sur le triangle « lecture ». A cet instant, les lois de la physique s’appliquent sur tout le système.

Pour mener l’armadillo du point A de départ à la zone B d’arrivée, le joueur dispose d’un certain nombre d’objets à sa disposition. Certains sont déjà placés dans le niveau mais le reste doit être judicieusement disposé pour espérer résoudre le puzzle. Le nombre d’objets est assez limité : cordes, élastiques, tiges de métal, plaques de métal, bouts de tissu, gommes et fusées. Chaque élément possède ses propres caractéristiques (poids, résistance, flexibilité...) qui peuvent parfois être modifiées. Il est en effet possible de faire varier la tension – et donc la fragilité – d’un objet. De plus, le joueur peut aussi placer un « timer » et régler un compte à rebours à l’issu duquel l’élément en question sera tout bonnement pulvérisé. Précisons ici qu’aucun élément initialement présent ne pourra être supprimé, déplacé ou modifié, sauf bien sûr par le système lui-même, une fois que le mode « lecture » aura été enclenché.

Un point capital n’a pas encore été évoqué, celui des points d’ancrage. Tout objet non attaché à l’un de ces points chutera immanquablement dans le vide... C’est donc autour d’eux qu’il faudra organiser nos constructions. Comme dans « Bridge builder », toute la difficulté de l’entreprise consiste à équilibrer l’exercice des forces pour que l’édifice ne s’écroule pas, sans quoi le tatou ne parviendra jamais à destination. L’autre problème principal est d’ordre financier, car chaque nouvel élément posé ou modifié coûtera plus ou moins d’argent. Evidemment, chaque niveau fixe au joueur un « budget dépense » limité. On se doit donc de sélectionner les matériaux les plus opportuns pour réaliser le meilleur compromis entre efficacité et radinerie. Avec un peu d’ingéniosité, il est possible d’économiser suffisamment afin de débloquer des « extra-levels » et, pour les hardcore gamers, de figurer au tableau des « best solutions » du site officiel.

L’interface pour sa part est un petit bijou d’efficacité et de simplicité. En quelques clics on annule la dernière action, on sélectionne des éléments, on modifie leurs tailles, leurs orientations, leurs caractéristiques, etc... De multiples raccourcis clavier améliorent la jouabilité de l’ensemble. Malgré la caméra de profil par défaut et l’impossibilité de construire en profondeur, on peut très bien zoomer, tourner la vue dans tous les sens, ou même se placer en vision subjective, dans la peau du tatou. Un mode « slow motion » peut aussi être enclenché, ainsi qu’un mode visualisant l’intensité des forces exercées. Cela peut paraître gadget mais ça se révèle parfois bien pratique. Quant au moteur 3D, il ne paye pas de mine bien qu’il soit plus gourmand qu’il n’y paraisse. Les niveaux les plus complexes (faits pas les amateurs grâce à l’éditeur fourni) mettront à genoux les plus vieilles configs. Dans ces cas précis, le jeu se ralentira de lui-même avec en haut de l’écran la mention « limiting simulation speed ». Bien vu.



Une (trop ?) grande liberté


Le manque de variété des matériaux de base pourrait être synonyme de monotonie autant dans le design des constructions proposées que dans les méthodes permettant de mener le tatou à bon port. Il n’en est rien. Avec un grand bout de tissu, on forme un toboggan ; avec quelques barres de métal jointes en un moyeu, on construit une roue ; avec un système de poulies, on fabrique un ascenseur. Les exemples sont multiples, et certains puzzles ont vraiment de quoi impressionner. Il y a déjà de quoi faire avec les cinquante niveaux de base du jeu original, parfois costauds mais jamais insurmontables. La limitation du budget couplée à la disposition judicieuse des points d’ancrages forcent le joueur à se creuser la tête et certains tableaux complexes requièrent d’innombrables tentatives. Lorsque la marche à suivre semble balisée par la structure même de l’environnement initial, il y a toujours moult façons de contourner la solution « prévue », d’autant plus que la majorité des niveaux donne accès à tous les types de matériaux.

Le revers de cette immense liberté laissée au joueur, c’est la trop grande efficacité de certaines méthodes... Pour expliciter cette affirmation, penchons nous sur les deux difficultés récurrentes d’Armadillo Run. La première consiste à faire parcourir au tatou une très longue distance. La construction d’un pont est fastidieuse et ne permet pas d’attendre un endroit en hauteur par rapport au point de départ du mammifère. Par contre, une gomme compressée ou une catapulte (ou tout autre mécanisme avec une corde excessivement tendue entraînant la rotation d’un objet autour d’un point d’ancrage) pourront projeter le tatou très loin. La seconde difficulté est de contourner des éléments initialement présents qui se retrouvent placés entre l’animal en boule et la fameuse sphère bleue. La solution est simple, il suffit de faire en sorte que la paroi en question se brise, chose qu’une corde bien tendue et astucieusement fixée se fera une joie d’accomplir. Enfin, une fusée tractant ou poussant l’armadillo fera de vrais miracles dans presque tous les niveaux pas trop restrictifs question budget.

Toutefois, rien ne nous empêche d’éviter ces techniques pas toujours très fair-play. Les moyens de résoudre les centaines de puzzles disponibles par défaut puis sur Internet sont suffisamment variés pour nous donner l’envie d’expérimenter sans cesse de nouvelles cascades d’effets délirants. La chance et le hasard créeront de temps en temps des situations parfaitement loufoques qui, malgré tout, fonctionnent bel et bien ! Certains fans se sont mêmes amusés à créer de surprenantes réactions en chaîne déjà achevées, pour le simple plaisir des yeux. Le créateur du jeu en a fait de même et propose une cinématique in-game tous les dix puzzles. Quoi de mieux pour se reposer les neurones entre deux énigmes ? Désormais, Armadillo Run est aux mains des développeurs amateurs, et ils ne sont pas prêts d’être à cours de casse-tête...



 Synthèse

Modeste jeu de réflexion indépendant, Armadillo Run n’en reste pas moins impressionnant grâce à son moteur physique bien huilé et parfaitement exploité. Les puzzles du jeu original valent vraiment le détour, et la communauté de fans en a déjà produit des dizaines d’autres de grande qualité. Quinze euros, c’est peut-être beaucoup, mais ceux qui aiment se triturer les méninges ne devraient pas regretter l’investissement. Ingénieurs civils de vocation, ce jeu est pour vous !

Les Plus Les Moins
- Le moteur physique
- Les multiples façons de résoudre chaque puzzle
- Les tutoriaux et les aides en ligne
- Le soutien des fans
- Quelques matériaux supplémentaires auraient été les bienvenus
- 15 euros, ça reste un poil cher
- Obligation de l’acheter en ligne
Note du testeur Note des joueurs Note des autres sites
14/20
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17.0 / 20
Lire les avis
14/20
Voir les notes
Config de test Config recommandée
- Processeur : Entre 1 et 1,5 Ghz
- RAM : 512 Mo
- Vidéo : Geforce 1, 2 ou 3
- Processeur : Moins de 1 Ghz
- RAM : Moins de 256 Mo
- Vidéo : Inférieur
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Télécharger une démo jouable de Armadillo Run


      Démo jouable en anglais (v 1.05)       Informations

Cette démo permet de se faire une idée de ce titre assez particulier qu'est Armadillo Run.
Elle permet également d'avoir accès au jeu complet, qui permet notamment de sauvegarder les solutions des niveaux, d'avoir accès aux 50 niveaux différents que comporte le jeu, et de créer ses propres niveaux grâce à l'éditeur inclus dans le titre, pour ensuite éventuellement les partager avec d'autres utilisateurs.




 
Telecharger la démo
 
Poids de la démo : 1 Mo
Temps de téléchargement estimé :
   10 Mbits : 0 h 01 m
   5 Mbits : 0 h 01 m
   1 Mbit : 0 h 01 m
   512 Kbits : 0 h 01 m
   56 Kbits : 0 h 02 m
Téléchargements :
    372, dont 7 ce mois-ci
Date d'ajout : 24/01/2007


 Images Armadillo Run