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| | Admirez la modélisation de la main... |
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| | Vous vous souvenez de ce passage du film ? Normal, il n'y est pas. |
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| | Appuyez sur "!", sinon c'est le game over ! |
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Autant ne pas faire durer plus longtemps le suspense : si vous vous attendiez ici à une adaptation fidèle de Jusqu’au Bout du Monde, vous allez être déçu. De même que l’équipage de Sparrow considère le code de la piraterie comme une sorte de guide, les développeurs ne se sont pas privé pour prendre certaines libertés avec le scénario de la trilogie sévissant sur grand écran. Le titre de ce jeu, identique à celui qui vient d’envahir les salles obscures, est trompeur, car l’histoire du petit soft d’Eurocom débute par l’évasion de Jack, évasion que l’on suit durant les premières minutes du Secret du Coffre Maudit. Ça va, vous suivez ? Bon. De toute façon pour comprendre quoi que ce soit à ce jeu, il va vous falloir connaître les films, sans quoi le tout risque fort de paraître on ne peut plus décousu. Tout en évitant les spoilers abusifs à l’usage du spectateur retardataire, faisons un bref pitch sur les deux films à la base de ce jeu. Le second épisode tourne autour des différents qui opposent qui opposent le capitaine du Black Pearl au personnage de Davy Jones, capitaine maudit du légendaire Hollandais Volant. Affrontement qui se solde –au gram dam du public féminin– par la mort de Johnny Deep, que son équipage tente de ramener à la vie en allant le chercher « jusqu’au bout du monde » dans le troisième volet, en réunissant quelques uns des plus prestigieux pirates des sept mers. Sans complexe, Eurocom mène de front la petite guéguerre Sparrow/Jones et le voyage au bout du monde. Si la trame du jeu élude un peu vite certaines scènes phares du film, il s’attarde en revanche sur des évènements fabulés avec une certaine adresse. Ainsi, une bonne partie de votre aventure consistera à rassembler ces seigneurs pirates, qui à l’écran semblent sortir d’un chapeau de magiciens. L’initiative est intéressante et amenée avec une certaine habileté car les game designers ont tout à fait su garder l’esprit original du film. Tortuga, le Hollandais Volant, le Black Pearl… les lieux les plus mal famés sont tous modélisés en 3D avec leurs pirates, leurs rixes de comptoirs et leurs bouteilles de rhum. Si le jeu pêche par ses graphismes (nous y reviendrons), le charisme est donc bien au rendez-vous pour qui veut se donner la peine, avec une mention toute spéciale pour le soin apporté aux comportements des personnages, très ressemblants. La démarche de Sparrow est chaloupée à souhait, Turner tient son épée avec la hauteur héroïque qui sied à un jeune premier… Malheureusement pour nous, ces efforts ne suffiront pas à faire un bon jeu.
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