|
| | Au loin la bataille fait rage |
| |
Reste l’aspect simulation dont on parlait en début de test. Le soft se veut accessible aux « débutants » (notez les guillemets) qui ont quelques connaissances des simulations aériennes. Comme d’habitude avec ce genre de jeu, le HOTAS est tout simplement indispensable pour s’en sortir, c’est encore mieux s’il est programmable puisque les options du jeu ne proposent que le strict minimum d’assignation des touches. Comme pour la preview, il ne nous a fallu pas loin de deux heures et l’aide de passionnés de simulation américains pour réaliser notre profil. Un énorme point noir en revanche sur la documentation et l’absence de tutorial dans le jeu. Ni le manuel d’à peine 34 pages (mais en français, certes) ni les documents pdf présents sur le CD n’apprennent au joueur à se servir d’un radar, à utiliser correctement la furtivité des deux appareils ou à surgir correctement face à un convoi ennemi. Pire ! Le document pdf en question présent sur le CD n’est qu’une compilation d’informations en anglais tirées de Wikipédia ! La preview anglaise que nous avons reçu il y a quelques mois étaient plus complète au niveau documentation. Une honte. On l’aura compris, Enemy Engaged 2 n’est pas aussi accessible qu’il veut bien le faire croire. Seuls les quelques passionnés qui ont raté le premier Enemy Engaged se tourneront vers EE2. Avec courage. Pour revenir à la simulation même, sachez que tout ou presque est réglable. En mettant les options au minimum, faire décoller un Hokum ne demandera que de pousser une manette de gaz, tandis qu’en poussant les taquets de réalismes au maximum il faudra prendre en compte le décrochage des pales, l’effet de sol et tous ces milliers de détails qui font qu’un pilote d’hélicoptère d’attaque est avant tout un pilote chevronné. Tout n’est pas blanc au niveau de la simulation, loin s’en faut. On reprochait au premier Enemy Engaged ses centaines de bugs, on reprochera au second Enemy Enaged ses milliers de bugs qu’ils soient de l’ordre du: graphisme, de la réalisation et du réalisme. Citons entre autres, les ombres qui disparaissent sur le sol, des véhicules qui flottent, des crash à répétition, des alliés qui n’ont visiblement jamais piloté d’hélicoptère de leur vie (mention spéciale aux alliés incapables de rentrer leur train d’atterrissage bousillant ainsi toute la discrétion aux radars) on en passe et des meilleurs. Les bugs sont connus et listés dans les forums dédiés à la simulation depuis des mois. Et depuis des mois les acheteurs attendent un patch salvateur de la part des développeurs. Il faudra attendre le correctif des fans pour que le jeu soit jouable à 100 %.
|