|
| | Même avec un regard vide, Vic peut cramer la gueule d'un suspect pour obtenir ce qu'il veut. |
| | | |
| | Votre jauge est presque remplie, il va falloir passer à des manières moins brutales pour éviter le game over. |
| |
Pour ce qui est du jeu à proprement parler, il mélange plusieurs types de gameplay, mais sans jamais parvenir à être intéressant. Vous aurez droit à des phases d’infiltration pour planquer de fausses preuves chez des suspects, des séquences d’interrogatoire pour extirper des informations, ainsi que des courses poursuites et l’occasion d’utiliser des armes, allant de votre pistolet de service à un fusil à pompe en passant par les Uzi.
Malheureusement, le jeu dans son ensemble est plombé par une intelligence artificielle à la rue et une difficulté mal dosée. Les phases de tir sont proprement injouables, notamment lorsqu’on se met à couvert, position où la maniabilité déjà atroce du titre devient un calvaire. Cette dernière n’est pas plus agréable pendant les interrogatoires, où après avoir passé le suspect à tabac, vous devrez lui faire cracher le morceau en mettant sa tête en relation avec l’environnement de façon concrète. Cela se passe sous la forme d’un QTE (Quick Time Event) simpliste où l’on doit presser les directions dans l’ordre où elles s’affichent. On a connu plus excitant.
Vous devrez également régulièrement perquisitionner les lieux que vous visiterez. Pour ce faire, il suffit d’appuyer sur une touche, un insigne de police apparaît alors à l’écran. Vous devrez diriger le curseur jusqu’à ce qu’il disparaisse. Sur le papier, l’idée est bonne, dans la pratique, elle est répétitive et peu intéressante. Le rythme du jeu est haché, les différentes phases de jeu étant très courtes et entrecoupées de sauvegardes trop nombreuses, un comble. Ajoutez à cela une durée de vie de six heures, presque aussi courte qu’une démo, vous aurez compris que The Shield ne vaut pas le coup, même pour un fan de la série.
|