Parier, c’est ce que propose Post-time. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le jeu n’affiche pas d’ambitions démesurées. Le concept est simple, la réalisation minimaliste. Les courses se succèdent, et on doit faire le plus d’argent possible en en pronostiquant les résultats. Evidemment, dit comme ça, nos propos pourraient très bien se référer à une simple feuille de calculs sous Excel. Et en soi, avouons-le, le jeu n’en n’est pas très loin. Prenons un exemple concret. On ne distinguera les courses que par leur longueur. Au maximum un petit tour d’hippodrome et hop, c’est la photo finish. Pas besoin d’être un expert de courses hippiques pour savoir qu’il existe des épreuves (très intéressantes) de plus d’un tour… Les participants varieront d’une course à l’autre. Entre six et dix chevaux pourront s’affronter sur un magnifique tracé en 3D. Magnifique, si l’on était au XXe siècle. Aujourd’hui, c’est à la limite du ridicule. Sans compter qu’il n’y a aucune variété dans les parcours, à tel point qu’on a toujours l’impression de voir le même décor qui défile. Les screenshots sont particulièrement éloquents à ce sujet. Au final, les courses ne sont que de simples comptes-rendus visuels des résultats sur lesquelles le joueur n’a pas prise. Spectacle et passivité, les maîtres mots des chevauchées fantastiques de Tempête et autre Capitaliste. Surtout qu’à aucun moment il n’est possible de passer outre ces spectacles terrifiants de répétitivité. Et c’est, sans parler des commentaires (en anglais), qui deviennent vite lassants et redondants…
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