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| | L'escouade en position d'attente. Une scène vue et revue pour les adeptes de la série. |
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Dès le tutorial bien classique qui entraîne notre jeune recrue dans le centre de tir des SAS, CoD 4 impose le style caractéristique de la série : très scripté, ultra dirigiste, mais surtout efficace et immersif. Le sentiment se confirme une fois la première mission lancée. Déposé depuis un hélicoptère sur un cargo en pleine tempête, on commence par nous charger de nettoyer le poste de pilotage dans une scène d’action bien musclée. La progression dans le navire se déroule le long de couloirs pleins de surprises, en poches d’ennemis bien denses, sous les aboiements de notre chef d’escouade. L’ambiance est là, on se délecte des scènes les unes après les autres, comme lors d’un bon film. Dans une autre mission, un Marine tire un barrage au milieu de la route, un autre pousse une benne pour se créer un poste de soutien. On revisitera même quelques grands moments de films de guerre, La Chute du Faucon Noir en tête. Tout au long du jeu, on se sent vraiment pris dans des évènements qui semblent se dérouler naturellement autour de nous. D’autant plus que de nombreuses zones de jeu assez larges temporisent les séquences trop scriptées. Malheureusement, une fois qu’une zone est terminée, on n’échappe toujours pas aux escouades figées dans l’attente, qui nécessitent qu’on les approche pour lancer un script d’ouverture de porte. Au niveau du jeu de shoot en lui-même, il faut avouer qu’on est tout de même un peu déçu par ce COD 4 qui évolue bien peu. L’IA des ennemis est encore une fois assez ridicule, ceux-ci se laissent souvent charger sans broncher et se cachent très mal derrière un obstacle, laissant toujours un genou ou le haut du crâne à découvert. Certaines scènes sont d’ailleurs l’occasion d’un tir au canard en règle qui donnent l’impression que le titre n’est ni plus ni moins qu’un DuckHunt évolué. La difficulté des zones varie donc surtout selon le level design linéaire mais assez bien pensé et le nombre d’ennemis à aligner. A l’inverse, on apprécie que les ennemis puissent lancer des grenades très précisément, mais aussi tenter de se venger à terre, gisant pistolet en main entre les corps qui ne disparaissent jamais, quelques secondes après avoir été lourdement plombé. Les armes modernes que l’on met à notre disposition dans ce nouvel opus sont nombreuses, on en change rapidement ; pourtant, l’arme fournie en début de mission s’avère trop souvent comme la plus intéressante.
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