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| | Le blocus maritime, un bon moyen d'étouffement. |
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| | Le brouillard de guerre limite votre visibilité. |
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| | Les combats prennent en compte de nombreux facteurs. |
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| | L'argent, le nerf de la guerre. |
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| | Les illustrations des généraux sont assez précises. |
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Reposant sur un système de tour par tour simultané, American Civil War permet de jouer soit le camp des soldats de l'Union, appelé communément les sudistes, soit le camp des Confédérés, connu à l'inverse comme les nordistes, qui entre 1861 et 1865 vont se livrer une lutte aussi impitoyable que brutale. Ce wargame historique combinant grande stratégie et combats à l'échelle opérationnelle, très riche et documenté, reprend donc d'une part les éléments qui ont fait le succès de Birth of America et amène d'autre part son lot d'améliorations au moteur, que ce soit au niveau de l'Intelligence Artificielle comme de l'intégration de données économiques et politiques simulant ainsi au mieux les tenants et aboutissants d'une guerre.
American Civil War comporte une dizaine de scénarios et cinq campagnes permettant d'aborder la Guerre de Sécession tant sous l'angle de quelques unes de ses grandes batailles (i.e. Bull Run, Gettysburgh) que dans son intégralité, ce qui est en fait le point fort du jeu. En effet, même si les scénarios ont le mérite d'être plus rapides à jouer comme de permettre de se focaliser sur un passage précis de cette période, American Civil War brille avant tout par la simulation du conflit dans son entier et s'inscrit clairement dans la lignée des wargames dits de Grande Stratégie.
En conséquence, en plus de devoir gérer la composition et la confrontation de vos armées face à l'adversaire, vous aurez à prendre en compte le recrutement et les fournitures de matériel ainsi que le moral de la population (« moral national »), le tout influant beaucoup sur vos actions réalisables. Pour ce faire, vous devrez composer avec vos territoires initiaux et les taxes qu'ils vous rapportent, puis veiller à les industrialiser au fur et à mesure, de manière à optimiser la production.
L'aspect économique a pour principale utilité l'achat de troupes et se traduit par la possibilité d'émettre des bons du trésor pour financer l'effort de guerre, et même de jouer de la planche à billets si il le faut. L'aspect politique intervient quant à lui dans la gestion des révoltes, la mobilisation ou par exemple d'éventuelles interventions extérieures. American Civil War ne propose pas de système de diplomatie, les autres nations comme la France et l'Angleterre n'interviennent que très difficilement dans le cours de la guerre, suite à des évènements exceptionnels. La gestion économique ou la politique, même si elles permettent dans certaines conditions de gagner la guerre, n'occultent pas la victoire militaire. Le jeu reste avant tout un wargame.
Rappelons pour mémoire que l'objectif d'Ageod, en plus de produire des jeux de qualité, est de réaliser un moteur de jeu (AGE) capable de tenir la charge produite par Gloire des Nations, une simulation militaro-politico-économique globale, pour ne pas dire planétaire, allant de l'ère victorienne à la première guerre mondiale. Or, pour atteindre ce but, l'équipe a choisi de progresser par étapes, approfondissant de jeux en jeux les mécanismes. Rien d'étonnant donc à voir American Civil War s'orienter plus sur les options politiques, au contraire.
Cela dit, si les combats ne sont pas représentés à l'échelle tactique, nombre de facteurs tactiques sont bel et bien pris en ligne de compte lors de la résolution des batailles. Le jeu se fait d'ailleurs un plaisir de vous énumérer pour chaque combat les différents paramètres, allant de la chance au moral en passant par la distance d'engagement, le tout menant à la victoire ou à la défaite - et donc à la capture du terrain ou à la retraite.
Bon, capture, capture, c'est vite dit, car en fait, ce n'est pas le seul objectif qui soit. La Guerre de Sécession préfigurant les guerres modernes, American Civil War fait aussi la part belle aux réseaux et voies de communication (fleuves et chemin de fer sont ici des axes importants), à la logistique (dépôt de vivres et munitions) et donc certes aux guerres de positions mais aussi aux manoeuvres rapides. Si, si, vous savez, s'il survit, le pion au mieux va à dame, mais le cavalier lui, contourne les défenses, attaque puis s'enfuit. Il y a donc bien sûr un énorme front à gérer, mais ne serait-ce que vu l'étendue du territoire à conquérir et à défendre, les possibilités de raids et d'infiltrations ne sont en fait pas une option.