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| | Les menus sont d'une inimitable beauté. |
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| | Bref, c'est le bonheur à l'état pur. |
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| | On peut même jouer à deux avec soi-même ! |
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| | Quant aux courses, elles sont trépidantes ! |
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| | Les véhicules sont fins et racés ... |
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Dès les premières secondes, on sent qu’on a affaire à un très grand crû. Eh oui, que voulez-vous, il y a des signes qui ne trompent pas. Prenez les menus, par exemple. Prendre le risque d’éviter le cliché des textures travaillées et rester dans la bichromie, voilà qui indique à n’en pas douter une sensibilité à l’esthétique retrogaming, voire à la peinture minimaliste. Cette volonté de faire de GT-R 400 un titre inimitable se retrouve dans le choix des véhicules. Plutôt que de proposer des modèles agréables à regarder et variés, Midas a pris le parti audacieux de mettre en avant des machines de course à l’aspect repoussant, sans doute pour rappeler au joueur qu’être un pilote professionnel n’est pas tous les jours une partie de plaisir.
Mais trève de spéculations, il est temps d’évoquer les circuits proprement dit. De manière classique, ces derniers sont répartis en trois modes : trial, championnant et course solo. A cela, il faut ajouter un mode multijoueurs révolutionnaire, exclusivement jouable offline, sur un même PC avec écran splitté. Là encore, il faut être sensible au fait que GT-R 400 a été sevré aux mamelles du old school et que l’ambition des développeurs était de proposer une alternative automobile à Turbo Cup sur Atari ST. Y être si bien arrivé tient du miracle. Est-ce parce que Midas s’est méticuleusement astreint à ne proposer que cinq modèles de voitures différents ? Ou parce que le jeu ne comprend que 16 pistes au total (mode miroir compris), le tout exploitant un panel de 16 couleurs différentss, dans la volonté de produire un effet de symétrie saisissant entre diversité des parties et diversité des tons ? Sans doute est-ce encore trop peu pour expliquer comment un titre aussi abouti, exploitant à merveille les ressources des cartes 3D les plus puissantes (c’est-à-dire, comme chacun sait, les Geforce 2), a pu parvenir jusqu’à nous alors que nous ne sommes qu’au XXIème siècle.
Avant de conclure ce test (avouons-le, nous sommes dépassés par tant de virtuosité, si bien qu’il nous est parfois difficile de trouver les mots justes), il reste à aborder la question du gameplay et de la prise en main. Dans un jeu de course, il est habituellement de mise de proposer une vue à la première personne. Midas ne s’en est pas laissé conter, et à vite compris qu’il fallait aller à contre-courant pour faire de GT-R 400 un titre vraiment mémorable. D’où l’impossibilité de changer de point de vue, histoire d’apprendre au joueur que les sensations ne sont pas l’essentiel dans un jeu, surtout un jeu de sport. Et à voir le résultat, on se dit que Midas a vraiment bien fait de prendre ce risque, car le résultat est absolument sublime. Grâce à ce choix, on peut en effet profiter pleinement des courses pour observer les quelques effets de lumière qui viennent mettre en valeur la superbe carosserie des véhicules. Comme il n’est jamais nécessaire de vraiment regarder la route pour finir dans les trois premiers, ce mode permet de jouir du paysage environnant. Bref, ce titre nous rappelle que toute course automobile est d’abord une balade champêtre… même quand la nature n’est pas très agréable à regarder. Jouable à la manette comme au clavier (on parle des quatre touches directionnelles, inutile de faire plus pour un gameplay arcade comme chacun sait), il ravira l’ensemble de la communauté des joueurs, des plus hardcore aux joueurs occasionnels.
Titre universel, doté d’une patte artistique inimitable, d’un level design de génie, doté d’une foultitude d’options et de modes de jeux, GT-R 400 est désormais la nouvelle référence du jeu de course automobile sur PC, même si le titre vient de la PS2. Et si vous trouvez bizarre qu’on ne lui mette que 4/20, c’est que vous n’avez pas compris pourquoi un jeu de cette envergure n’a pas besoin d’une note élevée pour trouver naturellement son public.