On conviendra que le scénario manque cruellement d’imagination, mais nous nous sommes tout de même jetés corps et âme dans la bataille ; après tout, ça pourrait être marrant. La bataille justement, se passe du côté du gouvernement américain, qui veut mettre fin à cette ineptie. C’est l’agent Frank Morris qui devra aller se farcir toute la racaille californienne, avec pour objectif ultime de faire sauter l’île artificielle qui abrite le Reality Show. Après une arrestation arbitraire, comme d’habitude, vous êtes donc catapultés sur le théâtre des opérations et y incarnez Frank et son escouade de prisonniers politiques. Une campagne solo qui se compose de 15 missions, chacune articulée autour d’une joute contre une autre équipe de détenus. Chaque tableau – de difficulté croissante – propose un double objectif : éradiquer l’équipe adverse et s’immiscer dans les locaux secrets de l’organisation pour démanteler le système. L’action est donc partagée entre des phases très classiques de construction/destruction dans un environnement ouvert et tropical, et des phases en intérieur dans les entrepôts de l’émission, où il faut simplement activer/désactiver des points d’accès. S’il est difficile de reprocher le classicisme des phases ouvertes, il est par contre bien facile de critiquer celles qui sont fermées : c’est d’une mollesse incroyable, en partie à cause de vos escouades qui deviennent anormalement lentes. Même si le scénario justifie complètement la présence de ces phases, on aurait aimé plus d’application et de rythme. Comptez environ une dizaine d’heures pour finir cette campagne, ce qui n’est vraiment pas franchement énorme. Autrement, nous avons à disposition les habituels modes Combat et Multijoueurs. On vous laisse alors le choix entre trois des factions présentes dans la Campagne : les Outlaws, l’équipe de Frank Morris ; les Ancient Force, inspirées des rites aztèques ; les Northland Force, qui eux tirent leurs racines des guerriers nordiques. Malgré la volonté de proposer des factions très différentes en termes de prédispositions stratégiques, les arborescences sont les mêmes et de ce fait, les ordres de constructions ne diffèrent pas beaucoup de l’une à l’autre. Ceci accentue le côté lassant et répétitif d’un titre qui n’en avait déjà pas besoin.
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