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| | Grève sur la grand place, le peuple a froid. |
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Ne vous laissez pas abuser par l’interface relativement surchargée du jeu, nombre de ses éléments sont dispensables. On vous clame depuis toujours que Rome ne s’est pas faite en trois jours, c’est vrai, elle s’est plutôt faite en trois clics. Si le jeu propose plus de trente quatre bâtiments, on a vite fait de mettre sur pied son économie car une grande partie de la micro gestion qui a fait la renommée de la série a été sacrifiée au nom de l’accessibilité. Le nombre de ressources primaires a été drastiquement revu à la baisse. En clair, un bon approvisionnement en bois, en pierre, en fer et en nourriture de votre choix suffit à la bonne expansion de votre empire. Exit les longues chaines de production et les fastidieuses contraintes logistiques. Créez vos bâtiments, vos settlers feront le reste. Alors certes, il est très agréable de voir sa colonie prendre forme, mais passé le cap de positionnement des bâtiments, il ne reste pas grand-chose à faire au joueur. Il est toujours possible d’optimiser un peu sa production en traçant des routes, en upgradant ses infrastructures (deux fois par bâtiments), mais globalement mis à part fournir plus de matières premières pour assurer le bon approvisionnement de chaque habitant en créant plus de bâtiments, il ne reste plus grand-chose à faire passé le premier quart d’heure de jeu. Dommage, surtout quand on sait que la micro gestion était principalement ce qui tenait le joueur en haleine des heures durant dans les vieilles versions du jeu. De même la conquête de territoire a été considérablement simplifiée. Là où autrefois, il s’agissait de sans cesse repousser ses frontières en assurant son contrôle militaire des terres, il s’agit maintenant de simplement placer un héros dans une région non conquise et de construire un bâtiment pour asservir un territoire sauvage. Résultat : toute la carte est très rapidement colonisée par les différents monarques en place, et il ne reste plus au joueur qu’à développer son armée avec les faibles moyens mis à sa disposition, façon RTS. En mode campagne, vos opposants sont si peu belliqueux que le challenge est presque inexistant. Poussez vos bâtiments au maximum, gonflez votre armée tant que votre château vous le permet, allez prendre une place forte adverse, regonflez vos rangs et ainsi de suite. Vos seules unités guerrières sont des archers et des fantassins, capables de mettre le feu aux palissades et aux bâtisses adverses, et des béliers pour enfoncer les remparts. Vous disposez également d’une unité spéciale, un chevalier, qui dispose d’un pouvoir comme augmenter les taxes perçues ou booster l’efficacité des soldats, mais cela reste maigre. Autant le jeu est soigné esthétiquement, autant son gameplay manque de profondeur et même d’originalité puisqu’outre la présence d’un héros à la Warcraft III, le jeu a repompé sans autre forme de honte, le système d’âges d’AoE ici renommés Titres de Chevaliers. Pour faire court disons que votre colonie doit passer par un certain nombre d’étapes pour accéder aux raffinements les plus poussés comme les tavernes ou les fêtes de village.
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