Prism : Guard Shield est une s***perie qui ne vaut même pas son poids en photos de Bernard Menez. Voilà c’est dit. Désolé de commencer aussi abruptement ce test, mais l’idée même d’avoir gâché deux heures d’une vie bien remplie à essayer cet immonde amas de pubs (mal) polygoné provoquerait chez n’importe quel testeur un sursaut de verve antipathique identique. Prism : Guard Shield vous invite à incarner un agent de la Garde Nationale « première ligne de défense du pays contre le terrorisme ». A travers deux (!) niveaux solo et trois (!!) maps multijoueurs, vous allez donc devoir protéger la bannière étoilée contre des hordes d’ennemis tous plus crétins les uns que les autres. Pourquoi tant de haine nous dira-t-on ? Tout simplement parce que la gratuité n’excuse pas tout. Si on excusera volontiers la très très courte durée de vie de l’aventure solo, qui devrait s’allonger dans de nouvelles mises à jour, impossible de fermer les yeux sur les graphismes, inférieurs à ceux d’un mauvais mod pour Half-Life (le premier). Avare en polygones et en effets, Prism : Guard Shield nous rappelle le bon vieux temps de la Voodoo 2, époque lointaine ou fluidité rimait avec austérité. Ca pour être fluide il est fluide le Prism, mais aussi diablement vilain. On passera rapidement sur les animations hachées et les postures des morts, ridicules, pour en venir au plat de résistance, l’Intelligence Artificielle. Totalement inexistante, ou plutôt devrait-on dire basée sur deux lignes de code buggées, l’IA se révèle surprenante de médiocrité, nous rappelant une fois encore, les pires heures des premiers bots amateurs pour Counterstrike, il y a de cela sept ans. Hormis tirer à vue, les ennemis ne savent rien faire. Et quand on dit rien, c’est rien. Ils apparaissent au pixel près au même moment, sont totalement incapables de poursuivre le joueur ou de se cacher et, surprise surprise, n’ont pas besoin de recharger leur arme, eux. Trop court et surtout inintéressant, en solo comme à plusieurs, Prism : Guard Shield sert simplement d’écrin en carton à la propagande pro-US, avec moult panneaux et posters vantant les mérites des troufions de l’Oncle Sam. De fait, on s’indignera de la représentation exagérément orientée des terroristes, tous noirs ou fortement typés. De là à dire que le « jeu » appelle au racisme, il y a un pas que nous ne franchirons pas, cette bouse sans nom ne méritant même pas d’être téléchargée.
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