On le sentait prometteur sur bien des aspects, Drakensang : L’œil Noir débarque enfin en France. Issu d’une vieille licence de jeu de rôle papier (The Dark Eye), les allemands de Radon Labs se sont chargés tant bien que mal de l’adapter en jeu vidéo. Avec un certain succès, il faut bien l’admettre, même si son très grand classicisme risque de rebuter les amateurs de productions dites next-gen.
Le désuet a parfois du charme
Pour ceux qui n’auraient pas lu notre preview parue il y a quelques mois, un petit rappel sur l’univers de Drakensang s’impose. Jeu de rôle à l’ancienne, Drakensang se passe dans l’univers de l’Aventurie, un monde ô combien classique rempli d’elfes, de nains, d’orques, de mages et nécromanciens et d’un passé tumultueux rempli de guerres et d’actes héroïques. Le début de l’aventure s’accompagne naturellement par le choix d’une race et d’une classe qui auront un impact direct sur les statistiques de votre héros ou héroïne. La feuille de personnage est à ce titre très complète, divisée entre un inventaire généreux en place et quatre onglets de talents divers (combat, magie, alchimie). La petite particularité propre au jeu de rôle allemand, c’est qu’ici nos personnages vont glaner deux types d’expériences : l’une dite points d’expérience permettant d’améliorer ses compétences et talents, l’autre dite points d’aventure pour monter de niveau. Si l’arbre de compétences est par exemple réduit, c’est parce qu’il va falloir améliorer consciencieusement chacun de vos talents de base pour les rendre plus efficaces. Et plus que cela, ce système permet de créer des personnages spécialisés dans plusieurs compétences qui n’ont a priori rien à voir. Un mage pourra par exemple faire un excellent pickpocket tandis qu’un guerrier doté de peu d’intelligence pourra se spécialiser dans la fabrication de potions sans souffrir de trop de malus. Très bien foutu, ce système permet de combler les manques d’un personnage au cours de l’aventure. On lui reprochera en revanche un certain manque de lisibilité dans la description des talents ou des armes. Se retrouver devant une épée avec un descriptif en abrégé (Bonus : 1/-3, bonus de force : 13/3 par exemple) n’est pas forcément à la portée du premier venu. Heureusement que le manuel, très complet, est présent pour combler ce jargon de rôliste parfois abscons.
Rassurez-vous, sous cette couche de jeu de rôle à l’ancienne, le plaisir est bien présent. Une fois trouvés trois compagnons (il en existe plus, mais ils sont « stockables » dans une maison), la quête principale se révèle pour le moins savoureuse. Elle commence par le meurtre de votre ami et maître et va se prolonger à travers une bonne partie de l’Aventurie dans un scénario peu original mais accrocheur. L’occasion de se plonger dans des catacombes, marais, châteaux immenses et autres grottes infestées de morts-vivants, autant d’occasion d’amasser du matériel et d’engranger moult expérience. Contrairement à un Oblivion ou un Baldur’s Gate, le monde de Drakensang n’est pas ouvert. En dehors de Ferdok, la capitale de l’Aventurie d’où partent toutes les quêtes, les zones extérieures explorées sur le continent seront définitivement fermées une fois nos aventuriers passés pour résoudre un bout de la quête principale. C’est forcément très linéaire – et un peu frustrant – mais l’aventure est suffisamment bien menée pour que l’on ne regrette pas trop de retourner dans des lieux déjà explorés. A cela s’ajoute bien entendu une foultitude de quêtes secondaires qui consiste bien souvent à explorer/tuer/retrouver, mais qui sont généralement bien insérées dans l’univers ou dans la trame pour ne pas être trop rébarbatifs. Au total attendez-vous à environ 40 ou 50 heures de jeu pour voir le bout de la quêtes principale et un peu plus si vous réalisez les quêtes secondaires. Il y a encore de nombreux petits défauts à relever dans le déroulement de l’aventure de Drakensang. On lui reprochera par exemple son absence totale de système d’alignement qui n’autorise pas par exemple de tuer n’importe quel PNJ dans la ville ou bien de répondre de façon sèche à un donneur de quête prétentieux. Quel que soit le degré d’intelligence, la race ou la classe de votre personnage, le choix dans les possibilités de dialogue ne tourneront jamais autour du bien ou du mal, mais plutôt autour de l’intimidation ou de vos talents d’orateurs. Pour autant, malgré les nombreux défauts cités, Drakensang n’en possède pas moins un certain charme provenant aussi bien de la profondeur de la feuille de personnage et de la cohérence de l’univers (bestaire, races, intrigues) rencontrés au cours de l’aventure. Ca n’a l’air de rien, mais il y avait longtemps que l’on n’avait pas eu un RPG puisant clairement son inspiration dans Baldur’s Gate.
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8 avis ont été déposés sur Drakensang : L'Oeil Noir PC :
Ce jeu reprend les classiques mais avec une bonne réalisation et un systeme de règle aussi bien faite sinon mieux que l'AD&D de...

EXCELLENTISSIME, vraiment super, graphismes magnifiques, histoire intéressante, système de jeu super, le petit problème vient de...

excellent jeux, très bon avenir à ce jeu! mais attention reste à corriger de nombreux Bugs, même en ayant un PC de haute...

Bonjour, bonjour, Je teste en ce moment ce jeu, il est vraiment pas mal du tout : - visuellement bien, - bande son bien,...

Jeu de rôle qui à des qualités, bon graphismes et système de combat bien pensé (possibilités tactiques) mais qui souffre...

Excellent jeux, je ne reprendrai pas toutes les éloges faites auparavant car il y en a tellement que ça ne sert a rien de se...

Ce jeu est magnifique et le systeme de jeu est très complet et très étudié. Il est recherché et très magniable :) un grand cru que...

Ce jeu est super les graphismes sont beau et le scénario bien ficelé. Quand on entre dans cet univers on y ressort que quand on...

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