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| | Des graphismes parfois honnêtes... |
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| | Le genre de chose qui fait quand même mal au c.. |
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| | Damn ... ils m'ont encore sorti le coup du labyrinthe ! |
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Il y a dans le myst-like une obsession quasi-maladive pour la scenarisation. Tout se passe comme s'il fallait à tout prix travailler la crédibilité, donner des raisons suffisantes au joueur pour qu'il se sente tenu de poursuivre sa quête. Seulement, tous les myst-like ne s'appellent pas Myst, et l'on peut se demander dans le cas de Penumbra s'il n'aurait pas mieux valu être moins bavard, pour plonger directement le joueur dans le bunker où il finira de toute manière par se trouver au terme de l'intro. Une intro qui, en effet, commence de manière très classique, par l'évocation d'un père disparu depuis 30 ans et forcément impliqué dans des recherches scientifiques par très nettes. Quand on sait que l'intro ne bénéficie pas du plus bel emballage qui soit - en guise de video, nous avons droit à une série d'artworks plus ou moins réussis, accompagnées de plusieurs pages de textes où les apostrophes sont presque toujours absentes –, on se dit en effet qu'il existe de meilleures manières de valoriser un produit qui, comme on va le voir, possède de réels atouts en sa faveur. Ces atouts, vous l'aurez compris, ne se situent pas sur le plan technique. Ce que laisse augurer l'introduction se confirme dès les premiers pas ingame, avec tout d'abord une avancée dans le brouillard hasardeuse, dans une tempête de pixels qui rappelle plus les blancs d'oeuf battus que la véritable neige. En deux mots, c'est assez moche, et une fois pénétré dans le bunker où se déroulera le reste de l'aventure, l'impression subsiste que Penumbra ne brille pas par ses graphismes, lesquels sont à la fois ternes, peu détaillés et sans grande finesse. Tout dépend alors de la manière dont on considère le titre. Si on tient compte du fait qu'il a été réalisé par un petit studio, Penumbra s'en sort honorablement sur le plan visuel. Mais si on le compare à des productions AAA telles que Aura 2 ou Myst V, alors on se situe très loin en dessous de la barre d'admissibilité. Heureusement, l'essentiel de Penumbra se déroule dans une obscurité quasi-totale, ce qui a le mérite de nous faire oublier la plupart du temps les limites du moteur employé, et surtout de ne pas nous montrer trop clairement la tête de certaines bestioles, dont l'aspect (modélisation et animation) est certes repoussant, mais non pour les bonnes raisons. Heureusement, celles-ci ne font que rarement leur apparition, et compte tenu de l'absence de compétences offensives du personnage principal, on passera plus son temps à les éviter qu'à les observer de face.
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