Ce n’est un mystère pour personne, la fin d’année approche, et avec elle se ramène un gros bonhomme rouge traîné avec peine par une poignée de rênes durs à la tâche. Il fut un temps - encore pas si lointain - où les petits garçons rêvaient de recevoir des mains grasses de cet obèse monsieur une boites de Lego, Lego aujourd’hui de plus en plus délaissés au profit des jeux vidéo… Depuis quelques années, il a donc été décidé dans les bureaux des têtes pensantes du géant du jouet en plastique de combiner les deux. Après l’échec cuisant du premier Bionicle, ce sont les développeurs du mythique Lego Star Wars qui prennent la relève… sans autant de bonheur.
Un vrai jeu où on sauve le monde (#6254)
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Bionicle Heroes fait partie de ces jeux qui ne s’encombrent pas d’un scénario, pour lui préférer le simple prétexte. En ce cas précis, votre prétexte sera le suivant : des méchants Bionicle ont envahi la paisible île de Voya Nui pour y dérober le masque de vie. Tout le monde est d’accord : ça n’est pas très gentil de leur part. Alors, œil pour œil, dent pour dent, roquette pour roquette, vous allez sans une once de dialogue tous les annihiler. Non mais ! Pas besoin d’en dire plus, le pitch lui-même suffit par sa ridicule longueur à faire comprendre qu’on aura droit à un titre ultra-bourrin. Pas de doute : votre enfant hyperactif allergique à la lecture va réussir à tout comprendre et va s’en mettre plein les mirettes en terme de blast au plasma ou à la roquette.
Le personnage principal du jeu est un Bionicle, en charge de combattre d’autres Bionicle. En fait, c’est bien simple : tous les jouets de la gamme Lego Bionicle trouvent ici une place, si infime et éphémère soit-elle. Au cours de ce joyeux fratricide, le joueur est amené à ramasser de-ci de-là un total de six masques différents qui permettent de switcher entre divers protagonistes ayant chacun une couleur, une arme et une capacité spéciale qui lui est propre. Jaller le rouge marche sur la lave et joue du lance-flamme, Hahli le bleu use d’un canon à eau et marche sur les rivières, etc… Il revient au joueur de faire son choix entre la lenteur dévastatrice d’une roquette ou le tir continu d’un jet d’eau faiblard. A chaque instant, on dispose de quasiment tous les masques, qui se trouvent en abondance au cours des niveaux. On avance sans se poser de question, on éradique des cohortes de robots nuisibles, on ramasse des tonnes de pièces de Lego, on utilise certains pouvoirs du masque de terre pour refaire pousser les fleurs (en Lego elles aussi) et réparer le monde en général… bref, on refaçonne le monde pour en faire un havre de paix pour gentils jouets en plastique.
La guerre sous acides
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A l’exception du sol et des montagnes, tout le décor (à l’instar d’un Lego Star Wars) est bâti en Lego. Pour démarquer le Lego que vous êtes, perdu dans un océan de Lego similaires, les développeurs ont mis en place un système de boost du personnage. Explication… La partie débute dans une aire neutre à partir de laquelle vous pourrez accéder aux différents mondes à conquérir, à divers lieux bonus et à une boutique. C’est précisément cette dernière qui permet au joueur de booster ses héros. Pour chacun de ses six avatars, il est possible d’upgrader indépendamment l’armure, l’arme et le pouvoir, en payant avec des pièces de Lego qui se ramassent par dizaines de milliers en un seul niveau. Ce n’est donc pas un hasard s’il y a Heroes dans le titre du jeu, puisqu’il est réellement possible de monter en puissance pour devenir réellement héroïque.
A certains moments, le joueur atteint d’ailleurs le statut de héros. Une glorieuse musique fait alors son apparition, et l’avatar revêt une armure en or le rendant invulnérable. Devenir ce héros sert à acquérir un pouvoir spécial permettant de débloquer des chemins obstrués. Après quoi sa puissance le quitte, et il redevient normal. Sympathique au début, mais les développeurs usent et abusent de cette transformation. Au final, en un niveau, on avance puis on est bloqué, on tue des ennemis jusqu’à monter sa jauge de héros, puis on avance et ainsi de suite quatre ou cinq fois avant d’atteindre un boss.
En parlant de boss, notons qu'en éliminer un, c’est savoir les éliminer tous. Invincibles, ils envoient des légions de robots qu’on tue pour (encore une fois) se transformer afin de porter une et une seule attaque avec son héros, et ainsi de suite… lassant.
Pour couper un peu le rythme avancée-monstres-héros-avancée, plusieurs zones sont accessibles depuis l’aire de départ du jeu (à laquelle on revient après chaque fin de niveau). On trouve en vrac une salle des trophées où il est possible de contempler les médailles gagnées (exemple : tuer 100 ennemis X) ainsi qu’une aire où on peut voir et ridiculiser les boss vaincus, en les faisant chanter ou en leur faisant faire des châteaux de sable… Bref, on trouve tout un tas de lieux inutiles forts pratiques pour crâner devant ses copains quand on a douze ans. Ajouter à cela que chaque cinématique est un mini-gag, et vous aurez une idée de ce qu’est Bionicle Heroes : une guerre incessante pour les moins de douze ans, avec des vrais bouts de héros à l’intérieur.
3 avis ont été déposés sur Bionicle Heroes PC :
Le jeu est bien ,facile mais court . C'est pourquoi je lui ai enlevé 3 Points ...

C'est cool, les graphismes sont assez bien, on peut améliorée nos armes, sauf, que les boss sont assez facile a battre, et quont...

Le jeu est nul,le graphique est moyen mais la jouabilite n`est pas a sont meilleur.En jouant on ce rend compte que les niveau sont...

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