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| | Gattuso découvre qu'il peut aussi marquer des buts |
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Konami peut se frotter les mains à l’heure d’abreuver les bacs de sa version PC de Pro Evolution Soccer 2008. FIFA 08 ayant en effet été plus que frustrant sur ordinateur, on peut penser que la simulation footballistique devrait une fois de plus rafler la mise et obtenir l’adhésion des millions de fans du ballon rond. Et comme l’écueil principal reproché à PES ces dernières années était incontestablement la pauvreté de ses graphismes, il n’y avait pas à chercher bien loin ce que Konami allait cibler pour améliorer son titre. De ce point de vue, la tendance est effectivement au progrès puisque les joueurs n’ont jamais été aussi bien modélisés. Même le public semble avoir pris de la consistance, les séquences d’avant-match offrant bien souvent des plans assez agréables de spectateurs (et spectatrices) en liesse. Cela étant dit, la perfection est loin d’être atteinte. Le principal élément de déception visuel est sans conteste la pelouse. A chaque gros plan, l’horreur nous envahit tant le gazon, semblable à une bouillie verte, fait peine à voir. Des améliorations sont donc bien présentes mais PES n’exploite toujours pas au maximum les possibilités graphiques que les machines contemporaines permettent. Pour indications, sachez que nous avons réalisé ce test avec un Intel Core 2 Duo et une GeForce 8800. Notez enfin que sur une machine vieillissante (Athlon 3000+ et GeForce 6800 GT), le frame-rate n’a jamais dépassé les 30 images secondes et passait carrément en dessous des 10 FPS lors des ralentis ou des corners. Une gourmandise très next-gen… Bref, même si le soft de Konami ne nous a jamais offerts des graphismes ébouriffants, on était en droit d’espérer mieux. Mais passons sur ce volet frustrant pour nous concentrer sur le nerf de la guerre, le gameplay. Si la rapidité globale du soft nous avait clairement rebuté sur les versions Next-Gen de PES 2008, il faut bien avouer que le tir a été rectifié sur PC. Les joueurs ne donnent en effet plus l’impression de s’être dopés à l’EPO et ne courent plus comme si leur vie en dépendait. Malgré tout, des passes aux accélérations, le jeu est beaucoup plus dynamique que par le passé. Sans être désagréables, les sensations sont radicalement différentes de celles ressenties dans l’opus précédent et nous forcent à adapter notre jeu à cette nouvelle jouabilité. Cette sensation de vitesse se révèle vite comme un atout offensif puisque cela permet à des joueurs rapides ou techniques de ridiculiser sans difficulté les défenses adverses. Autant dire que les Ronaldinho, Messi, Cristiano Ronaldo et consorts peuvent perforer sans forcer des défenses archi-passives, et ce même en mode professionnel (5 étoiles). Cela nuit considérablement à l’intérêt du soft sur le long-terme puisque de nombreux matchs se résumeront à des percées plein-axe suivies de frappes de mules laissant les gardiens de but sans réaction.
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