Lucas fourmi malgré lui est un film d’animation sorti il y a quelques semaines dans les salles obscures. Comme toutes les productions destinées aux enfants, cette histoire d’un petit garçon passant ses nerfs sur une fourmilière a rapidement fait l’objet d’une adaptation vidéoludique disponible sur à peu près toutes les plates-formes. Nous savons tous que ce genre de transposition cinéma / jeux video est rarement gage d’une grande qualité. Mais pas de jugement hâtif ! Restons professionnels et donnons toutes ses chances à notre cher Lucas Nickle, qui a déjà assez d’ennuis comme cela.
Au commencement, Lucas était un garçon de dix ans comme les autres…
Enfin, c'est en tout cas ce qu'on devine à la lecture du synopsis du film, car le jeu nous projette directement dans la peau d’un être hybride ayant la taille d’une fourmi mais l’apparence d’un humain. Aucune cinématique d’introduction, rien pour nous rappeler la vengeance des fourmis prenant la forme d’une potion magique aux vertus rétrécissantes, sauf deux petits paragraphes à la quatrième page du livret. Même si on comprend rapidement la situation et les moyens d’y remédier, une piqûre de rappel aurait été la bienvenue. A l’évidence, le jeu est prioritairement destiné aux fans du film. De même, la fin semble vite expédiée, puisqu'elle ne montre même pas la scène où le garçon reprend ses proportions…
Justement, que faut-il que notre irresponsable héros fasse pour retrouver sa taille originelle ? C’est assez simple : il lui suffit de vivre dans la peau d’un insecte dont il n’avait jusqu’ici rien à faire : la fourmi. Sa punition sera d’accomplir toutes les tâches harassantes qui rythment le quotidien d’une fourmilière. Quatre personnages principaux seront à sa disposition pour le conseiller et lui donner de quoi s’occuper. N’ayant aucune confiance en la race humaine, le sorcier Zoc essayera de se débarrasser du jeune Lucas en lui proposant des défis plus dangereux les uns que les autres. Tout au contraire, Hova l’infirmière ne cessera d’encourager notre héros, tout en le faisant participer à d’héroïques missions de sauvetage. Quant à Fugax l’éclaireur, il poussera Lucas à explorer de nouveaux territoires inexplorés, et Kreela l’intendante lui soumettra ses problèmes tournant autour du ravitaillement de la colonie. En vrac, il nous sera demandé de défendre des chenilles menacées par des insectes prédateurs, de gagner une course en équipe, de ramener des morceaux de sucre éparpillés dans un salon lugubre, ou de sauver des fourmis emprisonnées par de belliqueuses araignées. Un programme bien chargé et finalement très répétitif, mais n’est-ce pas le lot commun de toutes les fourmis ? La patience d’un être humain risque d’être mise à rude épreuve… Les agréables affrontements avec les trois « big boss » casseront un peu cette routine, sans pour autant réussir à sortir le joueur de sa torpeur. Et ce n’est pas l’unique niveau ressemblant à un mauvais shoot 3D qui y changera quelque chose.
La course aux médailles et la montée en puissance d’un héros
Les péripéties autour des protagonistes donnent un certain dynamisme à l’aventure. Mais ne rêvez pas : la progression est linéaire et ultra-scriptée. Les zones se débloquent une par une, et on est donc obligé de finir les « quêtes » dans un ordre imposé, sauf au tout début du jeu, où un choix est possible. Chaque mission terminée récompense le joueur avec une médaille d’or, d’argent ou de bronze, en fonction du nombre de morts du héros. Mourir n’est cependant pas plus grave que cela, vu qu’on réapparaît immédiatement tout près du lieu de décès, et cela autant de fois que l’on veux. Notons au passage qu’aucune « pénalité de médaille » ne résulte d’une chute dans le vide ou dans l’eau. Illogique mais appréciable, étant donné le nombre assez élevé de ces maladresses… Chaque médaille rapporte des points permettant de débloquer un pouvoir de guérison progressive, une faculté de levage améliorée et, enfin, un bonus de quinze cristaux de feu. Quand on sait que, sans ce bonus, on est obligé de récupérer la totalité des cristaux disséminés dans des endroits parfois très difficiles d’accès, on est tout de suite plus motivé pour gagner les dix-huit médailles d’or. La collecte de ces cent cristaux est finalement plutôt amusante, et elle est facilitée par des lunettes à phéromones qui, aussi improbable que cela paraisse, détectent l’aura de ces minéraux à travers les murs. Afin que l’on puisse retourner chercher les cristaux oubliés, les environnements traversés en mission pourront être revisités autant de fois que nécessaire.
Quelle que soit la médaille acquise, chaque mission augmentera l’efficacité d’une des trois aptitudes de Lucas, de façon automatique. Par exemple, la télépathie est accessible assez tôt dans le jeu. C’est certainement la plus originale et la plus amusante des capacités de Lucas. Bien qu’elle ne soit utilisable qu’à certains emplacements précis, elle offre la possibilité d’appeler à la rescousse cinq de vos collègues pour servir de pont vivant au dessus d’un précipice, de moyen de transport, d’échelle ou encore de catapulte. Malheureusement, ces manœuvres demandent très peu d’habileté et sont vite lassantes du fait que l’on est contraint d’en faire usage à outrance. Le levage d’objets lourds (rocher, dé, bille) et la faculté de grimper aux murs complètent la liste assez réduite des aptitudes. L’escalade de parois est elle aussi limitée à certains endroits visualisés, balisant les différents itinéraires praticables.
2 avis ont été déposés sur Lucas, Fourmi Malgré Lui PC :
J'ai aimé joué car il est très amusant et on adore etre petit!!! Ce monde est très inventif.
Très bon jeu d'aventures , dans un monde gigantesque.Ce jeu séduit les grands et petits.
Attention : pour être publié, votre avis doit être justifié et argumenté.
















Cliquez ici ! 




















