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| | A chacun sa manière d'aimer Lara... |
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| | Un didacticiel vous enseignera à manier la belle. |
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| | L'ambiance "temple perdu à la Indiana Jones" du premier épisode est très bien rendu. |
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Aborder un remake est toujours inquiétant. DVD en main une question s’impose : faut-il vraiment déterrer les morts pour leur tailler de nouveaux costumes ? Angoissante interrogation qui fait se perdre l’installation entre appréhension et souvenirs émus des primes pérégrinations de mademoiselle Croft. La plaisir originel procuré par un jeu, ne va-t-il pas se perdre en artifices superflus ? A peine le temps de faire un ou deux prières à d’obscurs dieux païens et voilà le jeu lancé. Le menu principal permet déjà d’apprécier le travail réalisé sur l’héroïne. Petits short ocre, T-shirt vert ultra moulant et seins obusiers : pas de doute monsieur… c’est bien Lara Croft ! Pourtant le visage de la belle a changé. Oui, il est un peu superficiel de s’attarder sur la plastique du personnage, mais reste qu’elle fut en partie cause du succès du Tomb Raider original, alors... le visage de Lara donc, déjà remanié par Crystal Dynamics pour les besoins de Legend s’est un tantinet infantilisé. Lara est plus jeune que dans l’opus de 1996, et s’est en quelque sorte « Angélina Jolie-isée ». Autre détail, que le mâle regard des premiers fans de la plus féminine des Indiana Jones ne saurait omettre : dix ans d’évolution technique auront servi à arrondir ses charmants atours, et ce sans pour autant lui infliger un lumbago. Les connaisseurs apprécieront. Si Crystal Dynamics a lissé la plastique de notre héroïne, il l’a également assouplie. Non contente d’avoir une démarche évidemment moins raide que dans le premier Tomb Raider, Lara possède désormais de nouvelles cordes à son arc. Nous la savions capable d’enchainer les sauts les plus improbables sans s’essouffler, de progresser sur une corniche en s’accrochant juste avec deux phalanges, ou encore d'enchainer une roulade au sol avec un saut de l'ange sans trembler, et bien ajoutons à la liste qu’elle peut grimper et tenir en équilibre sur des pylônes, qu’elle peut se servir d’un grappin, courir sur les murs… La liste est non exhaustive. En fait, ces mouvements ne sont pas tous nouveaux dans la série de Tomb Raider (le grappin par exemple est issu de Legend), mais ils représentent un premier apport notable de ce remake à la version originale du soft, qui, après plusieurs heures de jeu, semble plus avoir été revisité que juste reskinné. Premier vrai bon point pour Crystal Dynamics donc, qui de fait évite au joueur un trop grand sentiment de déjà vu.
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