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| | Les menus sont clairs et aérés, chose rare de nos jours. |
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| | Les cartes de renfort rendent toujours la partie plus mouvementée. |
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| | Les nouveautés ne changent pas la façon de jouer mais ont le mérite d'exister. |
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| | Le fameux mode globe... Pas très ergonomique, mais joli à consulter. |
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| | Six nouveaux territoires font leur apparition. |
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Créé par un certain Albert Lamorisse, sans doute inspiré par la Deuxième Guerre mondiale, sous le nom de « la Conquête du Monde », le jeu de société populaire Risk a pris son nom actuel suite à une refonte de son système en 1957 par Jean-René Vernes. Depuis, le succès est au rendez-vous aussi bien chez les jeunes que chez les adultes, bien que les vrais fans de jeux de guerre lui préfèrent des jeux plus complexes, plus réalistes et à l’échelle plus réduite. Le principe en est simple. Chaque joueur se voit distribuer au hasard un certain nombre de territoires sur le planisphère mondial, sachant que chaque terrain doit être occupé. Il faut ensuite placer des pions, représentant des forces armées, sur chaque case en sa possession, sachant qu’outre le hasard, c’est le nombre qui fait la force dans ce jeu. Chaque joueur se voit ensuite confier un objectif secret, qu’il doit rencontrer pour réclamer la victoire. En cours de partie, chaque joueur, à son tour, effectue des attaques et réorganise ses troupes. Des cartes de renfort ou des renforts automatiques en fonction du nombre de territoires contrôlés viennent relancer l’intérêt au terme de chaque tour. Pour déplacer ses troupes, il faut en amasser un certain nombre dans un territoire et ainsi pouvoir enchaîner plusieurs offensives en garantissant le maintien de l’ordre dans les territoires conquis. Les combats se résolvent avec des dés à six faces.
Risk avait déjà bénéficié d’une adaptation sur PC en 1996, fidèle au jeu de plateau et qui ne faisait que transposer le contenu de la boîte sur l’écran de nos micros. Les projets parallèles en freeware se sont empressés d’emboîter le pas à cette adaptation, tout comme le jeu sur table s’adaptait aux nouvelles tendances, s’attaquant aux guerres napoléoniennes, à la fantasy du Seigneur des Anneaux ou encore à la Guerre des Clones de Star Wars pour ne citer que quelques exemples marquants. Mais vous l’aurez remarqué, il s’agit ici de Risk II. Et ce « II » implique qu’il doit y avoir eu quelques ajouts. Voyons donc ce que cet opus nous réserve.
Après une introduction plutôt moche et sans saveur, rappelant que nous sommes en l’an 2000, le joueur se voit proposer de débuter une campagne, de jouer en ligne ou encore de suivre un tutorial. Ce dernier n’est pas du genre praticable. Une voix bien mâle vous expliquera les mécanismes du jeu et vous donnera des conseils pour mener à bien vos parties. Mais comme Risk ne présente pas des règles trop compliquées, on devrait s’en sortir comme ça, même si rien ne remplace un didacticiel immersif. On prend donc le risque d’une petite partie. La carte du monde est fidèlement retracée, si ce n’est l’apparition de quelques nouveaux territoires sur quelques continents. On peut donc désormais compter sur Oikiqtaluk (en Amérique du Nord), Svalbard (en Europe), les Philippines (en Océanie), la Nouvelle-Zélande (en Océanie), Hawaii (en Amérique du Nord) et les Malouines (en Amérique du Sud). L’attribution des territoires se fait aléatoirement, mais aussi en dépensant des crédits ou encore par un système d’enchères coûteuses (en point d’influence).
Avant de lancer la partie, il faudra aussi opter pour un mode de jeu. Le classique mode… Classique reprend le vieux concept du tour par tour tandis qu’un nouveau mode, judicieusement baptisé « Simultané » permet aux joueurs de donner leurs ordres en même temps et en secret. Au niveau visuel, deux améliorations notables font leur apparition. Tout d’abord, il est désormais possible de jouer en mode « globe », c’est à dire sur une carte sphérique représentant le globe terrestre. Assez jolie mais peu pratique, elle ne sera pas utilisée en jeu par la majorité des joueurs. Ensuite, les combats, si l’on opte pas pour le lancer de dés rapide, se résoudront dans une nouvelle fenêtre représentant une carte un peu plus détaillée du territoire en guerre et mettant aux prises des soldats napoléoniens. Cela ne change rien aux règles, c’est juste un artifice graphique, mais comme ce n’est pas vraiment beau, on ne va pas s’attarder là-dessus.
Au rayon des nouveautés, un nouveau mode diplomatique permet une planification approfondie à court et à long terme des mouvements de troupes, mais cela ne change vraiment pas grand chose au jeu en lui-même. Enfin, notons que l’on peut jouer jusqu’à huit joueurs sur le même ordinateur.