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| | Votre population produit science et industrie, et se divise en plusieurs factions politiques. |
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| | Tout est question d'avoir les bonnes personnes et les bonnes compétences. |
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| | De nombreux personnages historiques sont à votre disposition et progresseront tout au long de la partie. |
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| | Chaque grande ville devra être améliorée au fur et à mesure d'une partie. |
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La carte principale d'Aggression Reign over Europe représente l'Europe, évidemment, puis la Méditerranée et une partie de l'URSS. Elle se découpe en nations, elles-mêmes divisées en provinces et offre deux types d'interactions : les villes et les hommes d'Etat. Ces derniers occupent une place importante et représentent l'action politique, scientifique ou militaire. Vous aurez à les déplacer sur la carte pour accomplir de nombreuses actions. Si ce n'était pour les animations ultra-répétitives de ces "héros", cela donne en effet un coté vivant au plateau de jeu. Dommage que cet aspect visuel n'ait pas été plus travaillé, car il permet de rompre avec la monotonie classique dans tous les simulateurs d'empires, où l'on passe le plus clair de son temps face à des tableaux synthétisant plus ou moins bien votre potentiel. Un bon point pour le jeu est qu'il n'abuse pas de ces tableaux, ce qui le rend en fait plus accessible pour le joueur occasionnel.
La première impression en jouant à Aggression Reign over Europe est de se retrouver face à un mélange entre Civilization 4 et Europa Universalis, la profondeur et la qualité de finition de ces deux titres en moins. Globalement, le jeu à l'échelle stratégique est amusant. On regrettera le manque de précision des règles, tant dans le manuel que le didacticiel, car les mécanismes de jeu sont assez fouillés et permettent vraiment de contrôler la manœuvre. En conséquence, au début on tâtonnera beaucoup. De plus, l'interface s'avère peu agréable à utiliser, voire peu pratique dans certains cas, et fait très ォ rustique サ, mais dans le mauvais sens du terme.
Aggression Reign over Europe propose plus de 200 personnages historiques à partir desquels sont composés les gouvernements. Ces hommes d'état se répartissent en six professions (général, humaniste, espion, savant, ministre et dirigeant), qui peuvent se cumuler (dans une limite de trois). Les personnages reçoivent de l'expérience et acquièrent des compétences variées et très pratiques pour influer sur le cours des évènements. Vous avez aussi à votre disposition divers bâtiments classiques (ports, usines, universités, palais, académies, etc.) pour produire vos armées et développer votre pays. Le jeu s'appuie sur deux ressources, l'industrie et la science, fournies gracieusement ou presque par votre population.
En effet, pour vous assurer de revenus optimums, il vous faudra garantir une bonne qualité de vie à vos citoyens. Comme votre population se répartie en une demi-douzaine de factions politiques, vous aurez à composer avec des dissidents ayant pour principal objectif de plonger votre régime dans l'instabilité. A l'aube d'un grand conflit, ce n'est jamais de bon augure.
Pour régler la majeure partie des problèmes, en plus d'anticiper au niveau des choix, vous aurez à tabler sur l'intervention de vos ministres. Si l'anarchie se répand dans une de vos cités, envoyez-y votre haut dirigeant pour y rétablir l'ordre, par la pendaison s'il le faut. Si vos recherches ne progressent pas, détachez un scientifique pour qu'il optimise un laboratoire ou ralentissez vos rivaux en envoyant un espion faire du sabotage ou dérober une nouvelle technologie, etc... Bien sur, comme le jeu se déroule en temps réel, on passe beaucoup de son temps à alterner entre pause et accélération du temps selon que l'on traverse un creux ou que les évènements se précipitent. Toutefois, les pays n'étant pas si grands que ça (sauf pour la Russie), et l'action s'étendant sur plusieurs décennies, on ne sera pas, en général, trop débordé.