Pour des raisons budgétaires sûrement, chose qu'on ne peut pas blâmer aisément, le titre ne possède toujours pas les licences officielles des voitures, écuries et circuits de la discipline. On nous offre à la place des ersatz, ce qui est toujours moins motivant, on en conviendra. A la création de votre profil, on vous demande de choisir entre Arcade et Simulation. Le contenu est le même, c’est la conduite qui change. Ce sont pourtant deux voies indépendantes, et vous pourrez finir le titre dans les deux modalités. Malheureusement, en plus de proposer la même chose au niveau du contenu (lassant), la conduite dans la version Simulation est particulièrement ardue. C’est simple : c’est la patinoire à tous les virages ! Surtout, et ceci est valable quelle que soit la modalité choisie, la conduite est plombée par une sensation d’inertie effroyable ; un peu comme si on conduisait un char d’assaut. On a parfois l’impression de ne pas avancer, voire de reculer dans les montées. N'espérez pas non plus la moindre sensation de vitesse au volant des voitures les moins performantes. Et naturellement, on est obligé de passer par là pendant les premières heures du mode Championnat, que l’on gère comme une carrière. Sitôt passé chez le concessionnaire pour acheter sa première caisse, on peut commencer à courir sur un des trois tracés disponibles. Le système de progression est d’ailleurs vraiment mal fait – c’était déjà le cas sur le premier opus. En fait, chaque course est indépendante des autres, et on ne gagne pas de points après une bonne performance. Il n’y a aucun classement, juste une condition à remplir (et on recommence autant de fois que l’on veut si ce n’est pas fait) : finir sur la première marche du podium sur les courses disponibles, pour pouvoir débloquer les suivantes. Inintéressant au possible, car on peut recommencer quinze fois la course sans aucune sanction, dans ce pseudo championnat sans classement ni adversaires. Le seul motif qui pousse à continuer est l’argent permettant d’acheter de nouvelles pièce pour votre bolide, ou même d’acquérir une voiture plus performante. Sachant que le titre compte en tout 20 voitures et 67 courses.
|