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| | Au fond, nos deux protagonistes. |
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| | Les orientations des dialogues se font par des bulles style BD. |
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Il y a comme ça des jours où l’on croit faire des choses comme tout le monde. Prenons pour exemple le héros d’Atlantis V, Howard Brooks. Costume gris sous un long pardessus beige rehaussé d’un chapeau cachant une chevelure noire, mâchoire digne des meilleurs représentants Hollywood chewing-gum et regard mystérieux... Tout porte à croire qu’on joue un personnage de Tony Curtis. Mais non. Howard Brooks donc, était un heureux ingénieur fier d’avoir participé à la conception de l’Hindenburg, le plus grand Zeppelin du monde, et semblait promis à une vie paisible. Pourtant, bien vite, la réalité et son sang le rattrapent. Son père - à peine plus qu’un souvenir - a voué sa vie à la recherche de l’Atlantide, et, bon gré mal gré, notre homme va devoir suivre les paternelles traces.
The Secret of Atlantis se déroule en 1937, à cette époque où le monde est partagé entre deux buts : oublier la Grande Guerre, et aller au cinéma admirer en noir et blanc des acteurs intouchables à la classe désormais légendaire. Quoi qu’il en soit, ne faisant rien comme les autres, Howard va devoir parcourir le monde à la recherche d’artefacts atlantes perdus dans des décors très variés qui assurent un dépaysement permanent. Que ce soit le luxe de l’Hindenburg, le faste de l’Empire State Building ou l’architecture mégalomane d’un palais indien, en passant par un charmant tripot chinois, le joueur est assuré de voir du pays avant de trouver le mythique continent.
Les années 30 du début du jeu, si charismatiques soient-elles, s’effacent vite dans la quête d’un monde perdu et d’un savoir ancestral. Ne restent au final que deux zeppelins qui se livrent durant toute l’histoire à une course effrénée autour du globe, et des personnages vraiment attachants. Chanceux que nous sommes, Mister Brooks se révèle très sympathique et doté de cet humour pince sans rire qui a fait le charme de certains grands acteurs américains dont son personnage s’inspire visiblement. Pour parfaire son image virile, Howard est un homme à femmes, et pour le plaisir de tous (entendez ce tous au sens masculin du terme uniquement), ce ne seront pas les dites femmes qui vont manquer à cet Atlantis. Des femmes plutôt du genre… fatales. Ouvertement, les personnages constituent un des points du titre, les protagonistes sont vraiment réussis et les figurants tiennent bien leur rôle. Prenez les, mélangez les, et plongez le tout dans une époque sous-exploitée dans le jeu vidéo, et l’on obtient une excellente ambiance.