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| | Ce symbole est la preuve que vous avez réalisé une bonne action influant sur votre alignement. |
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| | Ce sont les vidéos qui ont le plus souffert du passage du temps. |
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Il était une fois, il y a fort, fort longtemps, dans une lointaine contrée orientale, un paisible village baptisé Deux Fleuves. Ses herbes étaient vertes, son eau était claire et ses cerisiers fleuris. Tout dans les traditions architecturales et vestimentaires de ses habitants respirait une profonde harmonie. Maître Li, vieil homme sage, avait fondé en ce havre de paix une école d’arts martiaux, pour apprendre aux plus prometteurs d’entre tous la voie qui conduit à l’épanouissement du corps et de l’esprit, la voie de la sagesse. Parmi ces pupilles, une jeune personne trahissait un énorme potentiel qui, selon les dires du Sensei, était la preuve d’un destin extraordinaire. Cet élève, c’est vous, et ce destin que l’on vous prédisait depuis vingt ans est déjà en marche. Le village de Deux Fleuves ne reçoit plus depuis longtemps la moindre nouvelle provenant du monde extérieur. Les caravanes de marchands n’arrivent plus à ravitailler ses commerçants. On murmure ça et là que l’Empereur serait devenu fou… A demi-mot, on raconte que les morts n’arrivent plus à quitter cette terre, et que leurs fantômes hantent les plaines alentour.
Lorsque le jeu proprement dit commence, votre entrainement auprès de Maitre Li touche à sa fin. En général, lors des phases – très nombreuses – de dialogue, le joueur peut choisir chacune de ses répliques parmi trois propositions. Une réponse résolument sage et altruiste, une neutre et indifférente, et une dernière égoïste et méprisante. Ce serait sous estimer le passé de Bioware que de croire que ces choix sont sans importance. Au fil de l’histoire, votre comportement définira votre alignement (bon, mauvais, neutre). Au départ, que l’on s’amuse à provoquer les gens juste par goût ou sarcasme, ou que l’on s’enfonce dans l’infinie sagesse d’une attitude morale, vos mots n’auront que peu de portée. Mais les heures de jeux passent, et ces infimes variations mises bout à bout finissent par creuser un monde entre un avatar vertueux et un égoïste. A un moment donné, deux femmes se disputent un homme. Mon ami Funambelle - qui avait planché sur la preview de ce Jade Empire SE –, n’écoutant que son âme noire, avait réglé le conflit par un bain de sang. Votre humble serviteur, dont la bonté n’a d’égale que la misère russe, a joué son rôle d’arbitre au mieux, allant même jusqu’à trouver un mari à la femme délaissée, quête qui évidemment n’a pas croisé le chemin de mon sinistre collègue.
A chaque fait marquant, qu'il s'agisse d'une bonne ou d'une mauvaise action majeure, votre personnage confirme un peu plus son alignement. Le principe est sympa, mais ne va malheureusement pas chercher assez loin. Il permet au mieux de vivre quelques quêtes secondaires différemment et de proposer deux trames principales distinctes. Un manichéisme un peu plus prononcé eut été fantastique. Mais dans l’absolu, ça reste un des arguments majeurs du titre. Bioware oblige, ces questions morales et ce système de quête ne seront pas les seuls aspects RPG de Jade Empire. Ainsi, diverses pierres permettent de booster votre charisme, votre intuition, votre force… Et à chaque niveau gagné – car on gagne des niveaux au combat –, vous pouvez à votre guise utiliser vos points pour façonner un personnage orienté combat corps à corps ou à distance. Car Jade, c’est aussi et surtout de la baston pure et dure.