Il est des projets aux ambitions pharaoniques qui, par on ne sait quel miracle, parviennent à réaliser l’impossible. Final Fantasy XII par exemple. Geopolitical Simulator, rebaptisé par Mindscape Mission President pour mieux rentrer dans le moule d’une game de jeu pourtant sans grand rapport (Mission Equitation, Mission Vétérinaire, etc), n’appartient pas à cette catégorie. Voici le genre d’aveu qu’il est non seulement difficile de faire publiquement, mais aussi à soi-même, quand on attend un titre avec espoir et intérêt depuis quelques bons mois. Le simulateur de président préparé par Eversim possédait de nombreux éléments prometteurs. Le but du jeu : rester président le plus longtemps possible tout en réalisant des buts fixés librement, comme instaurer progressivement une dictacture en Belgique, faire du Rwanda la première puissance économique mondiale ou, de manière moins ambitieuse, faire dimunuer le taux de bêtise dans l’Hexagone. On savait dès le départ que le titre ne serait pas beau. Au final, il est même plutôt moche. La carte du globe est encore acceptable, mais dès qu’on tente de voir une ville de près, on obtient des maisons en carton dignes d’un très mauvais western italien. Mieux aurait valu limiter le grossissement et s’en tenir à une représentation par icônes des villes et des armées, façon Defcon par exemple. Eversim aurait également bien fait de prendre exemple sur ces derniers en matière de skin d’interface. La grossièreté des formes adoptées pour les menus, leurs couleurs criardes, l’absence de finesse des textures... : tout cela ne joue pas en faveur du titre. Ajoutez à cela des portraits de présidents très mal retouchés sous Photoshop (on se demande pourquoi Eversim n’a pas plutôt employé des photos non retouchées ou encore fait appel à un étudiant en infographie), et vous comprendrez que le premier contact avec Geopolitical est assez douloureux. Enfin, quand on parle de premier contact, ce n’est pas tout à fait exact, puisque pour profiter de ce « superbe » habillage, il faudra déjà parvenir à lancer le jeu. Et mieux vaut posséder plusieurs PC pour parvenir à un tel challenge, car Geopolitical Simulator ne se lancera pas sur toutes les machines. Sur une première machine, nous n’avons eu qu’un écran noir. Sur un deuxième, les choses tournaient correctement, sans plantage ou problème d’affichage, une fois le patch installé. Les temps de chargement étaient cependant très longs, ainsi que les temps de sauvegarde. On passera sur l’étrangeté de certaines valeurs numériques, façon 1235§-« 23, ainsi que sur les pages de journaux qui ne parviennent pas à s’ouvrir pour mettre en relief l’inadmissible : seulement un tiers des menus proposées étaient disponibles. En clair, seul le mode solo fonctionnait correctement. Le mode multijoueurs ne se lançait pas. Le tutoriel proposait 8 onglets différents, mais cliquer sur l’un d’entre eux entraînait un retour… aux 8 même onglets. Le genre de chose non seulement horripilant, mais très préjudiciable pour un titre d’abord si difficile.
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