Comme souvent dans les RTS, les choses se déroulent dans un lointain futur. Ne me demandez pas pourquoi la science-fiction est le genre de prédilection dans ce type de soft, je serais bien en mal de vous répondre. Ce qui est beaucoup moins prévisible, c'est de constater que les vaisseaux dans Genesis Rising ont un look organique. Les connaisseurs pourront penser à Prey, précurseur dans le mixage de haute technologie et d'organismes vivants. La campagne solo annonce la couleur, et elle est plutôt rouge sanguine : il s'agira de partir à la recherche du Coeur de l'Univers. Ne cherchez pas une métaphore, le but est bien de découvrir l'organe moteur de l'univers. Les vaisseaux sous votre contrôle (vous dirigez les humains) le lui rendent d'ailleurs plutôt bien, vu que ces derniers ressemblent à s'y méprendre à des blocs de chair sanguinolent. Pourpres, dorés, zébrures violacées : on donne ici dans l'organique, et pas qu'un peu. Scénarisée avec les pieds, la sus-dite campagne n'a rien de bien passionnant. Les cinématiques sont de piètre facture, les personnages principaux modélisés avec un manque de goût qui frise l'insolence, mais le pire vient sans doute de la refonte néo-christique que nous propose le scénariste : une soupe aux accents religieux marinée à la sauce scientologue. Un délice. Mais passons sur le scenario, les scènes de mise en croix étant tout simplement trop risibles pour que l'on s'y attarde, qu'on ait certaines convictions ou non. Il est temps de s'attarder sur les missions elles-mêmes. Autant vous avertir, ça ne va pas durer trois plombes, vu que nous ne sommes pas parvenus à dépasser la quatrième mission. Non que celle-ci était trop dure, à l'inverse de la précédente où il ne s'agissait pourtant que de détruire une pauvre base ennemie mal gardée, mais parce qu'elle manque totalement de rythme et poussait le joueur à tourner en rond pendant des heures sans savoir trop quoi faire. Ce qui est tout de même un peu embêtant pour un RTS. Oui, avouons-le, nous avons lâché la campagne, faute de savoir où trouver la troisième des reliques demandée. Faute aussi d'avoir poursuivi pendant des heures des ennemis qui répondaient à peine à nos attaques et qui préféraient tourner en rond autour de leur base, laquelle ne faisait preuve d'aucun tempérament défensif alors même qu'elle était armée d'ogives nucléaires. Bref, pas de quoi avoir un orgasme.
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