Assez méconnu, Gorky 17 est un jeu tactique post-apocalyptique mâtiné de quelques éléments de RPG. Il s'agit du premier bébé des polonais de Metropolis Software. De quoi partir avec un petit a priori négatif au vu des titres généralement proposés par les petits studios d’Europe de l’est... Distribué sur le marché français par Ubisoft, Gorky 17 serait-il l’exception qui confirme la règle ?
En 2008, la ville russe de Gorky 17 est bombardée par son propre gouvernement. La zone est rapidement bouclée. L’excuse officielle fournie à la presse est la suivante : épidémie de variole. En fait, il s’est avéré qu’une expérience militaire a mal tourné et que les hélicoptères ont finalement mis le feu à la cité, comme nous le montre la cinématique d’introduction. L’histoire commence l’année suivante en Rus... ah non, en Pologne. Etrange, ça, tiens. Un commando de trois soldats accoste en canot gonflable sur les côtes d’une cité déserte. L’officier du groupe, un dénommé Cole Sullivan au service de l’OTAN, n’en sait pas plus que vous sur la situation. On l’a envoyé en Pologne chercher un mystérieux laboratoire secret qui aurait un rapport avec la catastrophe de Gorky 17. .. Vraiment bizarre, cette affaire. Enfin, passons. Afin de l’aider dans sa tâche, Sullivan est accompagné du comique de service Jarek Ovitz et du scientifique pétochard Thiery Trantigne. Sachant que notre héros est canadien et que ses adjudants sont respectivement polonais et français, le début de l’aventure prend rapidement l’allure d’une histoire drôle Carambar... Bref, nos trois compères se retrouvent débarqués en territoire hostile avec des objectifs plus que vagues. Pas très rassurant, tout cela, surtout que les premiers mutants ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez. Le scénario se révèlera par la suite aussi farfelu que le démarrage le laissait imaginer. Toutefois, un effort de mise en scène a bien été réalisé et, malgré des ficelles un peu évidentes, on n’aura aucun mal à se sentir impliqué dans le destin des trois soldats, avec une forte envie de découvrir le pourquoi du comment de cette étonnante histoire.
Euh... et le gameplay, ça donne quoi ?
Mais, finalement, on se fiche un petit peu de la trame scénaristique : l’essentiel, c’est que l’ambiance soit au rendez-vous, n'est-ce pas ? Les musiques sont heureusement de bonne facture, renforcées par de multiples cinématiques, bienvenues en dépit de leur qualité moyenne et du bug laissant souvent apparaître le symbole de « Chargement » au centre de l’écran. En outre, tout notre périple se déroule d’une seule traite et la nuit, évidemment. On dirige les trois gaillards à la souris, sachant qu’on ne peut en sélectionner qu’un seul à la fois mais que les autres suivent le mouvement en file indienne, sans problème de pathfinding.
Premier regret, l’interactivité est vraiment très limitée. Toutes les issues ou les éléments avec qui le joueur peut interagir sont signalés par une vulgaire croix clignotante. De même, quand un objet de l’inventaire doit être utilisé sur un autre du décor, l’interface le précise immédiatement. Aucune réflexion n’est demandée. Les coffres à équipement clignotent eux aussi, mais sont parfois assez difficiles à dénicher. Vu le caractère touffu de l’environnement, l’exploration garde donc un certain intérêt, et puis il faut avouer que les décors sont plutôt jolis. Le scrolling de l’écran est volontairement limité et à « retour de force », de façon à pallier l’absence de brouillard de guerre. L’ensemble apparaît immédiatement assez statique, et ce ne sont pas les quelques animations décoratives ou les ombres portées qui y changeront quelque chose.
Qu’en est-il de l’aspect RPG évoqué en introduction ? Il est de fait tout simplement réduit à sa plus simple expression. Premièrement, chaque personnage est doté d’un inventaire segmenté en trois parties : armes, médicaments / armures et objets de quête, cette dernière section étant commune à toute l’équipe, évitant ainsi des pénibles échanges d’objets au moment de leur utilisation. C’est simple et efficace. Deuxièmement, nos soldats bénéficient d’un certain nombre de compétences (points de vie, chance, précision, riposte, calme et... c’est tout) pouvant être augmentées à chaque niveau. Et comment gagne-t-on de l’expérience ? En accomplissant de missions secondaires ? Que nenni, puisqu'il n’y a même pas de journal de quête.Pour développer la puissance de vos persos, c’est bien en combattant qu’il faudra vous y prendre.
Avis
déposé
le 09/05/2007 (18/20) :
Lorsque je regarde le test fait par un "expert" et l'avis des joueurs... vraiment un monde de différence !
Ce jeu est bon, même très bon. L'ambiance est magninfique, l'histoire prenante. La gestion...
Avis
déposé
le 27/08/2006 (17/20) :
Carément il est trop bien.
pas super bien fait, pas super innovant mais qu'est ce que c'est bien mis en scene!!!!!
excelent!!! je l'ai fini au moins 5 fois d'affilé et je sens que je vais le...
Avis
déposé
le 01/02/2006 (17/20) :
Ce jeu est excellent dans son genre. Les critiques tiennent toujours au fait que l'aventure est linéaire et que le jeu est "court", mais c'est seulement qu'ils ne savent pas apprécier le genre! Mieux...
Avis
déposé
le 05/02/2003 (19/20) :
Tres bien fais, ce jeu combine l'avantage du tour par tour et le suspens du temps réel, felicitations aux créateurs du jeu.
Helas le jeu est un peu court, vivement un add on ou une expansion :)
Test de Gorky 17 Pc - Topic lancé par Supernounours :
Assez méconnu, Gorky 17 est un jeu tactique post-apocalyptique mâtiné de quelques éléments de RPG. Il s'agit du premier bébé des polonais de Metropolis Software. De quoi partir avec un petit a priori négatif au vu des titres généralement proposés par les petits studios d’Europe de l’est... Distribué...