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| | Settlers 2 maintenant avec tous ces effets. |
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Pour ce « nouvel » opus, les développeurs de Blue Byte n’ont modifié le gameplay du jeu de 1996 que de très loin et par petites touches, il s’agit plus ici d’une mise à jour graphique. On reconnaît sans peine les colons naguère célèbres à leurs petites tailles et leurs têtes démesurées, et leurs terres où fourmillent lapins et animaux en tout genre. Mignon semble être le terme qui définit le plus justement Next Generation. Settlers 2 avait déjà un charme indéniable qui concourut à son succès, ici les shaders, les normal mapping et autres effets aux noms barbares viennent embellir discrètement le jeu. Discrètement ? Oui et non. Oui car s’il est très agréable à regarder, il n’est pas éblouissant par rapport à la concurrence des titres de gestion. Non, car rapidement avec l’expansion de votre territoire, il vous sera demandé pour jouer confortablement un bon Go de RAM et un processeur efficace, voire même d’une carte genre Nvidia 6800 sous peine de voir vos petits êtres, comme des bêtes de somme, écrasés par le poids d’un empire, avancer en traînant la jambe. Rassurez vous quand même quelques réglages permettront de faire tourner votre petit monde sur des configs plus modestes. Que ceux à qui la simple vue d’un Pokemon donne des envies de meurtres ou des crises de dépressions suicidaires ne s’y trompent pas, derrière le charme innocent de Next Generation se cache un jeu diaboliquement complexe. En partant avec une simple poignée de ressources et d’hommes - poignée qui se rétrécit au fil de la campagne - le joueur aura pour tâche de mettre sur pied une véritable économie de guerre. Pour réussir dans cette difficile épreuve, il convient d’arriver à s’approprier le plus de ressources possibles, de les exploiter avec un maximum d’efficacité et de parvenir à les protéger le temps de monter une armée capable sur sa seule lancée, d’écraser vos souriants petits voisins jusqu’au dernier, sans s’essouffler, car tomber à court de soldat en pleine campagne c’est l’assurance de faire s’éterniser une partie dans un jeu déjà assez lent. On s’éternise d’autant plus que l’adversaire contrôlé par l’ordinateur est en général du genre agressif, et s’il se développe avec une certaine intelligence et attaque des points stratégiques forts en priorité, il s’y prend avec la délicatesse d’un gorille. Il envoie des troupes en masse encore et toujours jusqu’à ne plus en avoir de disponible, et ce faisant il se saborde parfois lui même alors qu’il est déjà en position d’infériorité. En résumé si vous parvenez à encaisser les premières frappes en parvenant à garder quelque part des troupes en réserve, la campagne ne devrait pas vous poser de sérieux problèmes. Par contre en réseau pensez à prévoir une cafetière près de votre PC en cas de stagnation. Malgré tout, sachez que le jeu en multi, puisque géré avec plus d’intelligence, est en général beaucoup plus rapide qu’en mode escarmouche, et qu’une partie peut très bien s’expédier en 2 ou 3 heures.
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