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| | En Introduction, une belle séquence lors de l'arrivée sur l'ile. |
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| | Une ambiance sombre mais des éclairages superbes |
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Walter Jones était un homme aimé de tous pour son argent et de façon inversement proportionnelle, hait de tous pour sa mégalomanie écrasante. Ayant bati sa fortune en tant qu'armateur et dans la conserverie de poissons, ce requin des affaires finit avec le temps par se lasser de nager en eaux troubles et se retira dans la quiétude de l'archipel des Maladives pour y ériger un ultime et démesuré monument à la gloire des ses rêves de milliardaire. Au passage, entre végétation luxuriante, plages de sables fin, autochtones serviables et ruine d'une civilisation éteinte, l'endroit était aussi idéal pour se lancer dans l'hôtellerie de très haut standing. Que voulez-vous, on ne se refait pas et l'argent attire l'argent.
Homme prévoyant et attentionné en un sens, en attendant que les travaux soient finis, Walter Jones décida de convier ses proches et sa famille autant pour leur faire découvrir sa dernière demeure que pour les entretenir à priori au sujet de l'héritage. Car le grand age aidant, tôt ou tard, il devrait quitter ce monde.
"Comme ce serait dit Victor, selon toutes évidences ce fut plus tôt que prévu", pensa Jack Norm. Victor Reeves était le supérieur direct de Jack. Evidemment, il fallait que Jack prenne des congés pour que Victor tombe malade et que Mr Jones décide de passer de vie à trépas. Même si la femme de Jack n'appréciait guère ce contre-temps, l'inspecteur Norm se plia à son devoir tout en espérant que cette chute du haut d'une falaise ne soit vraiment qu'un accident. Et pourtant, un vieillard en fauteuil roulant tombant au milieu de la nuit depuis un belvédère, voilà qui augurait de tout, sauf d'un accident.
Vous l'aurez compris, L'île Noyée s'inscrit dans la plus pure tradition des romans policiers. Le jeu propose une enquête se déroulant quasi en huis-clos et vous confrontant à un nombre de protagoniste aussi immédiatement identifié que limité, à savoir les dix membres d'une famille. Si par ses précédents jeux (L'Amerzone, Syberia 1 & 2, Paradise) Benoit Sokal s'est fait connaitre en dépeignant des univers très fantasmagoriques, l'auteur revient ici à ses premiers amours de dessinateur, le polar.
Le scénario reprend les éléments classiques du genre. Une trame où s'entremêlent secrets et vieilles rancunes de chaque individu, même si certains semblent avoir moins de poids que d'autres, un coupable désigné d'avance, une victime qui l'aurait presque mérité, des convives d'une innocence presque insolente, un suspens maintenu par plusieurs rebondissements, un décor hors du commun, bref, tout les mécanismes nécessaires à mettre en oeuvre l'ambiance typique d'une bonne enquête policière.