Ah, La Russie ! Un pays immense à l’histoire tumultueuse. Depuis la chute du régime communiste soviétique, le capitalisme a étendu son emprise sur tout le pays, provoquant des bouleversements radicaux. La corruption a quitté les murs du Kremlin pour se répandre dans les rues à la vitesse d’un raz-de-marée. Désormais, c’est chacun pour soi. Les rues ne sont plus sûres, les gangs se multiplient, et le débat n’est plus de savoir s’il faut permettre aux gens de s’armer, mais de savoir s’il faut leur apprendre à viser juste. Bon, c’est certes assez éloigné de la réalité, mais voici bien l’image de la Mère Russie que les développeurs de Qbik Interactive veulent nous transmettre. Après tout, un jeu qui s’appelle « Tueurs » ne va pas nous faire visiter les riches musées du patrimoine soviétique, non ? Sauf s’il s’agit de prisons, de salles de tortures et de goulags, bien entendu. Dans Tueurs, vous incarnez trois personnages. Enfin, progressivement : lorsque des choix se présenteront à vous. Car si vous n’allez pas plus loin que la première mission, vous n’en aurez qu’un à votre service. L’histoire vous place au beau milieu d’un règlement de compte entre mafieux, policiers et gang rebelle, dans une ambiance que seul un Russe sait rendre : sombre mélancolie, brume dans les rues de cités désertes où brûlent encore les restes d’une Lada, résidus d’un capitalisme naissant qui roulent au vent sous la forme de canettes vides, le tout baigné d’un soleil si faible qu’on se demande s’il réchauffe vraiment. Et on n’a pas encore parlé de la faune : skinheads tatoués, gangsters en manteau d’hiver… Le jeu n’a sans doute pas reçu l’aval de la Maison du Tourisme de Moscou.
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