Les classes tout d’abord ont été complètement remaniées. Fini les 7 classes différentes (plus une avec le commandant) de BF 2 : ici, quatre classes seulement sont au choix. Mis à part le sapeur qui ne bouge presque pas (il répare, pose des explosifs et tire des roquettes anti-véhicules), les trois classes restantes synthétisent les classes expulsées de BF 2. La classe assaut par exemple fait office de médecin et de troupe d’assaut légère. Le sniper remplace les troupes d’opération spéciales, avec la possibilité de poser des pains d’explosifs et autres petites mines vicelardes, mais fait également office de tireur embusqué du groupe. Enfin, le soutien est le bourrin de base, avec ses grosses mitrailleuses puissantes et précises, mais aussi celui qui réapprovisionne ses camarades en munition et installe les défenses nécessaires pour tenir une position. Ces quatre gaillards identiques dans les deux camps (seule l’apparence des armes change), forment finalement une équipe complémentaire et surtout très bien équilibrée. Actuellement, sur les serveurs, aucune classe ne semble être préférée par les joueurs. Enfin, le commandant est toujours bel et bien présent. Elu par les joueurs de son équipe, il possède une vue globale de la carte des opérations et peut, grâce à un balayage satellite, voir pendant un court instant toutes les unités, amies comme ennemies, lancer des salves de missiles sur un point bien précis (salves qui ne proviennent plus de tir d’artillerie, mais de relais orbitaux, bien plus rapides et précis), lancer des drones révélant tous les ennemis sur une petite étendue aux membres de l’équipe, et enfin, unique nouveauté de son côté, balancer des décharges de plasma, toujours du ciel, permettant d’immobiliser temporairement les véhicules.
Pas de grandes nouveautés, donc, mais comme dans BF 2, on débloque des upgrades spécifiques à chaque type de soldat en réalisant des actions propres à sa classe.Ainsi, un soldat assaut spécialisé en médecine peut se retrouver dans le haut du classement sans tirer un coup de feu, et recevoir ainsi de nombreux points pour débloquer de nouveaux upgrades. L’apparente pauvreté des classes est alors compensée par les nombreux upgrades à débloquer : nouvelles armes plus puissantes, trousse de médecine et de munition plus efficace, grenades en tout genre ou tourelles portatives. Les chefs de squads possèdent eux aussi leurs items propres, comme les balises de renfort permettant aux membres de son escouade de respawner à l’endroit où il l’a lancé, ou des grenades offensives spéciales. Enfin, pour terminer sur l’infanterie, notons que certaines cartes sont plus orientées vers la chair à canon que les véhicules. Une masse d’objets bloquant l’accès aux plus gros engins, les combats en squad deviennent réellement tactiques, et les classes très complémentaires (qui n’a jamais été heureux d’être ressuscité par un médecin ?). Du tout bon au niveau des classes, donc, DICE ayant bien bossé sur leur équilibre et leur complémentarité.