Daedalic Entertainment et Deep Silver s’allient une fois encore pour faire entrer dans nos frontières un point & click singulier. Ne reposant sur aucune licence existante, les développeurs nous proposent un univers et des personnages originaux tous droits sortis d’un conte de fée. Mais Les Chroniques de Sadwick sont-elles aussi enchanteresses qu’elles en ont l’air ? Pas sûr...
Triste sire
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Tout commence dans la forêt d’Automne. Sadwick, notre héros, vient de poser sa roulotte avec son tyrannique frère Ben et son grand-père totalement sénile. Tous trois forment un cirque itinérant dont Sadwick est le clown. Malheureusement, sa fonction, et sa vie toute entière ne lui inspirent que tristesse et mélancolie. Difficile de faire rire les foules dans ces conditions... D’autant plus que son frère le tanne sans arrêt et que son aïeul n’est pas fichu de se rappeler de son nom. Frisant la dépression à tendances suicidaires, notre héros a tout de même un allié de poids en la « personne » de Spot. Une sorte de chenille géante, à la tronche franchement poilante, qui lui viendra en aide à de nombreuses reprises comme nous allons le voir plus loin. Depuis quelques temps, Sadwick, en bon dépressif, a un nouveau problème de poids : ses nuits sont perturbées par un rêve récurrent, étrange et pénétrant. Il apprendra plus tard que ce cauchemar n’est autre qu’une vision prophétique de la fin du monde. De quoi finir d’enterrer le moral de notre héros qu’il a déjà bien profond dans les chaussettes.
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C’est une rencontre fortuite, celle de Bob le messager royal, dans la belle forêt d’Automne qui va changer sa vie et le mettre sur les routes dangereuses du sauvetage du monde. Suivant la piste indiquée par son nouvel ami, il demande à un oracle de lui prédire son avenir et celui-ci lui confirme ce que ces rêves lui laissaient entrevoir. S’ensuit une aventure sombre, ponctuée de personnages tous plus loufoques et déjantés les uns que les autres, rythmée par des dialogues sympathiques avec toujours au centre ce petit clown fade à la répartie souvent trop prompte pour son caractère fuyant. Il nous arrache tout de même quelques rires et sourires ce triste sire. Les personnages qu’ils rencontrent valent eux aussi le détour, comme les Rock Brothers, des cailloux vivants à la cervelle complètement gélifiée à force de rester au même endroit. L’absence de jambes pèse sur la bonne marche de l’esprit. Nous avons donc là un univers de toute beauté avec ses décors en 2D, peuplé d’êtres tous plus surprenants les uns que les autres pour une aventure abracadabrantesque qui ravira les amateurs de point & click malgré de grosses longueurs dans des dialogues, souvent inutiles et plats. Malheureusement, ce n’est pas le seul défaut des Chroniques de Sadwick.
























