Quelques jours à peine après la sortie sur console, c’est tout naturellement que le troisième Brothers in Arms passe sur PC. Peu de changement dans la version destinée à des machines bien plus puissantes que les consoles de salon, mais un mode multi étrangement plus laid et une maniabilité légèrement meilleure. Revue de détails.
On the road again
|
Hell’s Highway est donc le troisième épisode de la série Brothers in Arms. Inutile d’avoir suivi les deux précédents opus pour comprendre le scénario, sachez juste qu’on est toujours aux commandes de la 101e aéroportée qui, après la Normandie doit ouvrir le passage aux troupes alliées en passant par la Hollande. L’opération baptisée Market Garden sera le prétexte aux déversements de moults émotions entre nos valeureux soldats, aux prises avec une guerre cruelle qu’ils ne comprennent pas toujours. Travelling, gros plans sur des visages pas toujours très bien modélisés et caméra à l’épaule, autant de procédés cinématographiques qu’on imagine conçus pour nous rappeler les meilleurs épisodes de Band of Brothers ou d’Il faut sauver le Soldat Ryan sont régulièrement utilisés pour cette mise en scène ampoulée. Quoi qu’il en soit, le joueur sera donc régulièrement confronté à des cinématiques censées lui arracher des larmes, mais qui – au final - se révèlent vite gonflantes (d’autant plus qu’on ne peut pas les zapper ).
Mais qu’importe, puisque c’est bien le gameplay qui nous importe. Brothers in Arms : Hell's Highway reprend sans complexe ce qui a fait le succès des épisodes précédents. Comprenez que c’est avant tout un FPS basé sur un système de couverture et d’ordres à donner à ses escouades. Dans un premier temps on demande à son groupe de se mettre à couvert, puis de tirer sur l’ennemi pour l’obliger, à son tour à se mettre à couvert. Dans un deuxième temps, le joueur doit trouver un chemin pour prendre l’ennemi à revers. Hell’s Highway se révèle alors beaucoup moins bourrin que ses concurrents – parfois même tactique dans certaines séquences. Notons d’ailleurs que le contrôle des soldats est très simple pour peu que l’on personnalise entièrement les contrôles au clavier : une touche pour sélectionner l’escouade et une autre pour lui dire ou se rendre et qui attaquer. On ne peut faire plus simple. Quant à la couverture, un simple clic droit suffit pour se mettre automatiquement à couvert, comme dans Rainbow Six Vegas. Simple, rapide, efficace.
Un petit fix ?
|
L’idée de fixer et de contourner l’ennemi se révèle plaisante durant les premières heures de jeu, mais ne se renouvelle malheureusement pas une seule fois jusqu’à la dernière mission. La faute à des ennemis qui manquent cruellement d’initiative, ne sachant ni lancer des grenades ni comprendre que le joueur est en train de lui tirer dessus à partir d’une position adjacente. Et, très vite, Brothers in Arms devient répétitif au possible : à force de contournements ou d’attendre que la tête de l’Allemand dépasse inopinément, on se lasse sérieusement. Pourtant les développeurs ont fait des efforts sur le game design en proposant des couvertures variées, des points en hauteur pour mieux arroser l’ennemi et parfois même des chemins variés pour mieux le déloger. Le fait est que certains combats se révèlent prenants. Demander à son escouade de mitrailleurs de nous couvrir pendant qu’on progresse tête baissée dans des débris d’une ville hollandaise en flammes est grisant. A ce titre l’ambiance est réussie. Mais les cut-scènes et l’IA idiote viennent trop souvent gâcher le tout…
Le mode multijoueurs, enfin, est original. Mélange de Counter Strike et de Capture the Flag, mâtiné d’un soupçon de teamplay. Ce mode oppose les Allemands et les Alliés sur des cartes relativement petites. Les attaquants doivent hisser un drapeau sur un point précis ou éliminer tous les défenseurs. La subtilité, c’est qu’une fois mort, le joueur doit attendre la fin du round pour respawner, comme dans Counter Strike. A cela s’ajoute un chef d’escouade qui est censé donner des ordres à trois équipes de trois joueurs pour parvenir à l’objectif. Dans les faits, les combats sont confus, les cartes souvent déséquilibrées et peu de joueurs comprennent qu’il s’agit de jouer en équipe. Ajoutez à cela qu’aucun serveur dédié n’a été mis en place par Gerabox et vous comprendrez aisément que Brothers in Arms ne mise pas sur son mode à plusieurs pour attirer le public de Call of Duty 4…
Annonces Google
1 avis a été déposé sur Brothers in Arms : Hell's Highway PC :
13/20 à cause des cinématiques longues et répétitives, c'est chiant, pourquoi si long et autant? pour meubler? Ah!si y avait un...

Attention : pour être publié, votre avis doit être justifié et argumenté.










Cliquez ici ! 























