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Publiée le 17/11/2006 à 00:11, par Zick

Test du volant G 25 de Logitech

C'est peu de dire qu'il nous faisait très envie, ce nouveau volant de Logitech. Avec son alliage d’aluminium brossé et de cuir, son pédalier en métal et son retour de force qu’on nous disait parfait, il nous tardait de poser la main dessus. Après avoir passé dessus plus de temps que la raison ne l’exige, nous pouvons maintenant l’affirmer : le G 25 est LE volant que tout amateur éclairé de simulation se doit de posséder.

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Avant la sortie du G25, Logitech était déjà bien connu pour ses volants de qualité. Jusqu’à présent, c’est le MOMO Racing qui faisait office de référence. Mais son apparence très plastique et son levier de vitesse un peu cheap ne pouvaient réellement contenter les véritables amateurs de simulation. Pour trouver un vrai volant avec un levier de vitesse séparé et un pédalier digne de ce nom, il fallait alors se tourner vers des petits constructeurs spécialisés dans ce genre de matériel, à la qualité incroyable mais aux prix démesurés (souvent plus de 400 €). Logitech a donc décidé de sortir un volant haut de gamme, sans équivalent sur le marché, alliant une fiabilité à toute épreuve avec des caractéristiques approchant la perfection.

Etonnement, la boîte du G 25 n’est pas très grosse. En revanche, elle est très lourde, gage indéniable de qualité et de solidité. Sans surprise, on retrouve les trois éléments séparés qui composent le G25.

Le volant, tout d’abord. Il n’a pas grand chose à voir avec le MOMO. La finition en cuir impeccable change considérablement du caoutchouc de son aîné. Les rayons en métal - avec seulement deux boutons sur le volant - sont du plus bel effet, faisant passer les autres volants plastiques pour de simples jouets. Les palettes, en métal également et très confortables, tombent immédiatement sous la main. Une impression de qualité et de confort se dégage immédiatement lors de la première prise en main. Une rotation à 900° (paramétrable de 40 à 900°), et un plastique d’excellente qualité : pas de doute, on est entre de bonnes mains. Le levier de vitesse séparé du volant est de toute aussi bonne facture. Il propose six vitesse et une marche arrière (que l’on passe uniquement en appuyant sur le levier).

Les vitesses sont en fait des boutons que le levier actionne quand on le monte ou descend. Petit défaut que les puristes pourront lui reprocher : il n’existe pas de point mort. Ainsi, quand on passe le levier dans la zone neutre, le G 25 considère que le bouton est toujours actif. Il est possible de passer le levier de vitesse en mode séquentiel, en appuyant sur le levier et en tournant la roue juste au dessus. Notons enfin la croix directionnelle et les huit boutons pour se déplacer dans les menus des jeux sans utiliser le clavier. Tout comme le volant, le plastique est d’excellent qualité, tandis que le levier est lui en acier inoxydable. Bref, du tout bon.

Le pédalier, enfin, est sûrement le meilleur pédalier jamais créé pour un volant. Non seulement la base est très large (et lourde) pour assurer une meilleure stabilité, mais ce sont surtout les pédales qui nous ont le plus impressionnées. Les trois pédales (en acier) sont bien présentes, et toutes possèdent une force différente. La pédale de frein est celle qui présente la force la plus grande, de façon à mieux doser sont freinage. Mettre le pied dessus donne immédiatement une impression de réel. Pour une fois, c’est une vraie pédale de frein, ni molle, ni en plastique, que l’on a sous le pied. Une sensation presque inédite sur un jeu.

Montage et installationRetour au sommaire
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Le grip du pédalier. On peut voir en dessous trois pas de vis pour le fixer.
Rien à reprocher ou presque : l’installation du G 25 est facile et solide. Le volant et le levier de vitesses possèdent tous les deux un système de fixation trois points assurant une parfaite stabilité. Un bon point pour les vis rétractables en un petit mouvement, permettant de les faire ressortir pour déplacer précisément et facilement les deux appareils. Il est également possible de les fixer définitivement à un bureau, Logitech ayant pensé à percer des pas de vis dans le volant, le levier de vitesses et le pédalier. Toutes les manipulations sont clairement indiqués dans la notice, y compris les vis qu’il faut utiliser pour fixer le G 25 (on regrettera d'ailleurs que les dites vis ne soient pas incluses dans la boîte). Le pédalier possède lui aussi un excellent système de fixation, grâce à un grip composé de petits pics de plastiques. Il est facilement rétractable, et une fois posé sur de la moquette, il ne bouge plus, même avec de violents coups de pied.

La connexion des différents éléments entre eux s'effectue par des connecteurs DB 9 que l’on branche sous le volant. Petit défaut : les fils reliant le pédalier au volant sont un peu courts. Attention aux bureaux trop larges, sous peine d’avoir des fils entre les jambes. Au final, cela nous fait quatre fils qui sortent de la base du volant : deux pour les connections du pédalier/boitier de vitesse, un pour le branchement USB, et enfin un pour l’alimentation.

Pour le reste, aucun problème. L’installation se réalise en douceur avec les pilotes Logitech, le volant se calibre tout seul sous Windows et est parfaitement reconnu par l’OS. Un court passage par les propriétés nous confirme que le retour de force fonctionne bien. Bref, il est temps de lancer un ou deux jeux.

Conçu pour la simulationRetour au sommaire
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les petites coutures qui irritent les mains.
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Sous GTR 2, tout est réglable. Un bonheur !
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Nous avons principalement testé le G25 sur deux jeux : Need For Speed : Carbon (environ un quart d’heure) et GTR 2 (environ une semaine). Sans surprise, NFS Carbon est injouable avec le G 25 (comme avec tout autre volant, d’ailleurs), le jeu d’EA étant bien trop arcade pour tirer parti du G 25. Ceci dit, le retour de force est bien pris en compte, et le pédalier fonctionnait parfaitement. Seulement, au bout d’un quart d’heure, à force de se prendre des murs avec une BMW tunée, on a très mal aux bras, et la conviction profonde qu’il faut passer à quelque chose de plus sérieux. Et dans ce domaine, GTR 2 s’est tout de suite imposé. Indéniablement, GTR 2 est LE jeu destiné au G 25. Les développeurs de SimBin ont d’ailleurs travaillé avec Logitech pour une meilleure intégration de ce volant. Dans les menus du jeu, il est en effet possible de le régler au millimètre près, en réglant la sensibilité de toutes les pédales, du retour de force, des zones mortes et des passages de vitesses. Celles-ci n’ont en aucun cas été un problème à assigner au jeu, qui les a reconnu comme des boutons.

Vient le moment de lancer une partie. On vire alors toutes les aides possibles, on prend une savonnette (une Ferrari) et on se lance. Les impressions sur la piste se révèlent à la hauteur de nos attentes. Avec ses deux moteurs, le retour de force est simplement merveilleux. Il permet de ressentir les aspérités de la piste, le décrochage de la voiture dans les courbes à haute vitesse, les chicanes, etc. Ce que l’on apprécie peut-être le plus avec ce retour de force, c’est qu’il est fin et puissant, dans le sens où il retranscrit parfaitement le comportement de la voiture, mais qu’il dégage suffisamment de puissance dans les moments les plus chauds. Enfin, il ne cliquète pas comme les volants à retour de force de mauvaise qualité, et se montre relativement silencieux (par rapport à ce qui se fait actuellement) sur les gros coups de volants. Un très bon point pour le G 25, qui est clairement à la hauteur des attentes des fans de simulation. Enfin, le grip en cuir est une merveille de confort. Après plusieurs heures de jeu, pas une goutte de sueur ne dégoulinera de vos mains. Le G 25 est donc un plaisir de chaque coup de volant, y compris sur la durée. Si on voulait chipoter un peu, il faudrait tout de même constater que les coutures au niveau des pouces sur l’intérieur du volant peuvent irriter un peu au bout de quelques heures de jeu, et que les palettes, métal oblige, sont un peu coupantes. Rien de très grave cependant, car il faudrait vraiment jouer un grand nombre d’heures avant de ressentir une véritable douleur.

Jouer avec le levier de vitesses est assez déroutant au début. On confond les vitesses entre elles (il n’est pas rare de passer de la deuxième à la cinquième), et la chose demande clairement un temps d’adaptation avant d’être parfaitement maîtrisé. Peu de choses à redire sur le levier de vitesses, si ce n’est qu’il fait peut-être un peu trop « sélecteur de bouton ».

Le pédalier, enfin confirme les premières impressions. La pédale de frein est un délice d’utilisation. Sa dureté assure une précision incroyable dans les freinages, et pousse le joueur habitué à jouer continuellement « pied au plancher » à oeuvrer plus finement. Enfin, toujours cette impression de naturel qui se dégage, l’impression d’avoir affaire à quelque chose de réaliste. Niveau reproches, là encore, il faut aller chercher loin pour trouver quelque chose : après plusieurs heures de jeu, il s’avère plus pratique de jouer pied nu (ou en chaussettes) pour éviter d’appuyer sur plusieurs pédales en même temps. Mais c’est bien là tout ce que l’on peut trouver.

Le volant ultime, tout simplementRetour au sommaire
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Vous l’aurez compris, le G 25 est le volant parfait tout amateur de simulation. Une finition parfaite, un retour de force très agréable, un pédalier solide, il ne lui manque rien. Reste le prix, d'environ 300 €. Mais ce n’est finalement pas si cher que ça au vu la qualité du produit. S’il n’est pas donné, le G25 possède malgré tout un rapport qualité-prix imbattable. Un gros cadeau de Noël à se faire offrir, en somme.
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