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Publiée le 03/11/2006 à 00:11, par Alex C.

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Test du pad SpeedLink Thunderstrike SL-6543

SpeedLink est un petit nouveau sur le marché français. Pourtant, le constructeur sévit depuis quelques années outre-Rhin, et ce avec un certain succès – notamment pour consoles de salon. C’est donc avec curiosité que l’on a vu débarquer ces nouveaux produits, d’une marque inconnue, d’une qualité inconnue, mais au design clairement familier. Tâchons de lever un premier voile sur cette nouvelle marque, avec, pour commencer, le test du Thunderstrike SL-6543.

Pas pour un OrcRetour au sommaire
La Thunderstrike SL-6543 (comme sa grande sœur, la 6542) a pour principale particularité d’être spécifiquement désignée pour des mains de petite taille. Qu’est-ce que cela veut dire ? Tout simplement que la manette est plus petite qu’un Dual-Shock 2 standard. Ce n’est pas flagrant au niveau des mesures : à peine un centimètre de moins (7.5%) en longueur. Pourtant, au premier coup d’œil, on se rend bien compte que le SL-6543 est plus petit qu’un pad « normal ». De par cette caractéristique, il intéressera plus particulièrement un public jeune ou féminin. Comme nous n’avions pas d’enfant ou de représentante du beau sexe à enrôler pour le test, nous ne saurions vous dire si la manette convient plus adéquatement à de petites mains. Cependant, un avis peut être donné : celui du gamer classique, fier de ses grandes mimines, véritables outils de sa réussite vidéoludique.

Un livre ouvertRetour au sommaire
Une petite description s’impose, bien que les photos soient relativement parlantes et que le modèle Sony demeure évident. La bête est équipée comme un dual-shock. La croix directionnelle est de forme ronde, ce qui devrait permettre en théorie plus de souplesse. En réalité, et malgré une agréable mise en relief des points cardinaux, sa prise en main est douteuse. Une trop grande rigidité ainsi qu’une surélévation trop importante en rendent l’usage fastidieux. On s’y habitue, mais la gêne demeure, et des imprécisions pourront se faire sentir dans certains jeux. Deux sticks analogiques se logent par ailleurs aux positions habituelles. Bien plus petits que ceux de la manette Playstation, ils auraient gagné à être moins hauts. De plus, leur résistance semble un peu faiblarde. On sent la fabrication à moindre coût. Un signe ne trompe pas : tournés au maximum, les sticks révèlent légèrement l’intérieur de la manette. Cela n’a pas grande importance dans l’absolu, mais trahit un manque de finition évident. Plus grave par contre est la qualité d’utilisation de ceux-ci. Bien qu’on ne note pas de grands défauts dans le feu de l’action, on remarque rapidement la difficulté d’employer le bouton des sticks. Leur faible zone d’appui rend la manoeuvre délicate, sans compter que les boutons sont particulièrement durs. A dégoûter un pro du ballon rond virtuel d’effectuer ses dribbles.

En ce qui concerne les boutons à proprement parler, le SL-6543 ne fait pas dans la sobriété. En plus des quatre boutons classiques sous le pouce droit et des quatre boutons de tranche, le pad propose quatre boutons supplémentaires en son centre (dont le Turbo et le Clear), ainsi que l’interrupteur analogique (Mode). Comme pour les sticks et la croix, les boutons ressortent trop de la structure, ce qui les rend d’autant plus fragiles. Du même plastique dur que la croix directionnelle, leur utilisation n’a rien de bien sensationnelle. Au contraire, ils ne semblent pas favoriser certaines manipulations classiques comme le passage d’un bouton à un autre sans lever le doigt. Le pouce racle sur le bouton trop proéminent et s’irrite un peu. A la longue, dans un jeu de combats par exemple, cela doit être assez douloureux. Enfin, les boutons centraux, en plastique tendre cette fois, paraissent eux pas trop mal intégrés. Dommage que leur usage soit restreint. Le Turbo permet d’enclencher l’appui automatique du bouton appuyé juste après. Clear permet d’arrêter cette fonction en pressant à nouveau le bouton concerné par le Turbo. Rien de bien révolutionnaire, et plus très utile de nos jours, les shoot n’étant plus ce qu’ils étaient.

Plaisir bâclé ?Retour au sommaire
Testé avec Need For Speed Carbon, le Thunderstrike SL-6543 a accompli son devoir sans broncher. Aucune gêne ne peut être signalée quant à son utilisation. Seulement quelques réserves. En contrepartie de tout ce qu’on a mentionné plus haut, qui fait de ce pad un produit à la construction plutôt bas de gamme, il faut souligner un point positif : la fonction vibration. En effet, le pad incorpore deux petits moteurs à la manière des Dual-shock 2. L’effet est le même, à quelques petites nuances prêt, qu’il faut chercher avec ardeur pour déceler. Différents niveaux de vibrations ainsi qu’une bi-localisation des effets sont bien présents. Il faut sans doute préciser que ce ne sont pas là des moteurs de la qualité de ceux qui équipent les manettes estampillées Sony. Par conséquent, les variations se font plus brutalement, et la précision des sensations demeure floue. Un peu d’ailleurs comme la gestion analogique des sticks. Pas très précis, la gradation étant moins détaillée, mais tout de même suffisamment consistant pour faire illusion. Et c’est bien à cela que tend le SL-6543 : à faire brillamment illusion. Le problème étant : pour combien de temps ?

Dans son design, la manette de SpeedLink fait penser à du high-tech sobre et élégant. Du moins, dans l’allure de sa coque, transparente sur un fond blanc nacré avec de petits dessins zens. On a le droit de ne pas aimer, mais dans l’ensemble, le SL-6543 ne peut être critiqué pour sa robe. En revanche, le revêtement plastique n’a aucune saveur. Fade, il décevra d’autant plus qu’il prend la saleté assez facilement. Sans compter qu’il semble attirer les rayures autant qu’un Ipod… Pour le coup, l’élégance tombe à l’eau, et l’illusion de qualité s’estompe encore plus vite que prévu.


En définitive, ce premier produit SpeedLink ne nous a guère convaincu. De fabrication assez douteuse, cette manette destinée avant tout aux petites mains ne convaincra que les moins exigeants, qui apprécieront son design et ses fonctionnalités pas trop mal pensées. A moins de 18 euros, le SL-6543 ne revendique pas d’être un pad de qualité, mais plutôt de proposer une alternative abordable à ceux qui souffrent de la prolifération de grosses manettes. Dommage que l’idée de cibler un public défavorisé n’ait pas été poussée jusqu’au bout en privilégiant de la douceur dans le toucher et des formes plus harmonieuses…
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