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Publiée le 06/04/2007 à 00:04, par Fabio

Test de la manette Run’N’Drive 3-in-1 de Thrustmaster

Capter les attentes des joueurs et plaire au plus grand nombre : le rêve de tous les constructeurs de périphériques. Faire des études et écouter les consommateurs : un premier pas pour y arriver. Thrustmaster l’a fait, recueillant avec attention les doléances des joueurs des mois durant. Au final, un produit aux multiples fonctions, s’adaptant à tous les styles de jeu tout en se voulant accessible. Ce Run’N’Drive 3-in-1 est-il une parfaite réussite ? Verdict.

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Dans ce difficile marché de la manette, proposer un produit accessible et de bonne qualité ne suffit plus. Il faut le petit truc en plus, ce qui vous démarque des autres. Le Run’N’Drive 3-in-1 en propose deux pour le prix d’un. Explications...

La première innovation se situe du côté gauche de la manette, avec la présence d’une roue optique autour de la croix directionnelle. C’est la signature de la manette. Comme son nom l’indique, celle-ci est dotée d’un capteur optique lui octroyant une grande précision. Question prise en main, elle est marquée de deux protubérances entre lesquelles on peut caler son pouce. Elle peut être tournée dans le sens des aiguilles d'une montre ou dans le sens inverse. Le retour au centre est automatique une fois la roue lâchée. Elle dispose enfin de deux modes de sensibilité. Concrètement, cette roue peut servir sur plusieurs types de jeu : dans un FPS pour zoomer, dans un jeu de courses pour tourner, ou même dans un jeu de stratégie pour contrôler la caméra. Idée plutôt séduisante sur le papier, mais qu’en est-il dans la pratique ? Après test sur plusieurs titres (sport, courses, RTS, FPS...) nous avons été plus difficilement convaincus. Premièrement, la prise en main n’est pas facile. On est même obligé de quitter la position « naturelle » (agréable, donc) pour pousser la roue jusqu’à ses extrémités. Ensuite, elle ne se révèle pratique que pour certains types de jeu. Si elle est plutôt utile dans un jeu de courses puisqu’elle réduit les à-coups (encore que le stick analogique fait très bien l’affaire), elle se révèle totalement futile dans un jeu de sport ou dans un RTS, où les autres commandes (croix et sticks) sont bien plus efficaces. Son intérêt est donc à moduler en fonction du jeu.

Seconde caractéristique de cette manette : le mapping interne des boutons. Kézako, le mapping ? C’est une fonction qui permet de permuter entre eux tous les boutons, gâchettes, mini sticks et roue optique. Les changements se font en une seule pression sur un des deux boutons situés au centre de la manette : MODE, pour le support et le nombre d’axes, et PRESET, pour choisir sa programmation. Les différentes configurations peuvent même être sauvegardés dans une mémoire interne : les programmations sont donc conservées même une fois la manette débranchée. Rien à redire sur cette fonctionnalité, pas forcément indispensable mais toujours utile, en particulier dans les jeux où on ne peut pas configurer soi-même les commandes.

Et le reste…Retour au sommaire
reste
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Au niveau du design, la Run’N’Drive 3 in 1 est plutôt singulière avec ses deux becs très allongés (on la tient un peu comme on tient un volant). Sous sa couleur classieuse, la manette se révèle pourtant assez fragile, avec un peu de jeu dans les gâchettes extérieures par exemple. La prise en main est par contre très agréable et elle est parfaite pour tenir les deux sticks analogiques et les deux gâchettes extérieures. Pour le reste, c’est moins évident. On a parlé des problèmes avec la roue optique, on pourrait également signaler la difficulté à accéder naturellement aux deux boutons flanqués au dos de la manette. Il faut dire que les constructeurs ont mis le paquet : à l’image des 7 axes disponibles, on dispose ici de 12 boutons fonctionnels.

Parlons enfin des vibrations, puisque nous avions à disposition la version Rumble Force. La manette peut faire ressentir huit effets de contraintes différentes, comme allumer le moteur, simuler un tremblement de terre, un pneu crevé, conduire sur la glace, ou rouler sur des routes jonchées de graviers. Toutes ne procurent pas des sensations exquises (et on peut en confondre certaines effets), mais certaines sont très bien réalisées, comme par exemple la conduite sur glace. On peut là aussi régler le niveau d’intensité des vibrations pour plus de confort.

verdict
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La Run’N’Drive 3-in-1 de Thrustmaster ne nous a pas déçu. D’abord parce qu’elle propose de multiples fonctions et réglages tout en restant très accessible. Sa fonction pluridisciplinaire permet de s’adapter à tous les styles de jeu, même si, nous l’avons vu, ce n’est pas toujours la panacée. Elle possède en plus la qualité de s’adapter à plusieurs supports (économie d’argent et de place) puisqu’elle est compatible PC, Playstation 2 mais aussi Playstation 3. Pour autant, elle n’a pas chez nous remplacé dans notre cœur et sur nos ports USB le contrôleur Xbox 360 pour PC, dont l’esthétisme n’a d’égal que le confort d’utilisation. Cette dernière risque d’avoir encore et toujours la préférence des joueurs émérites. Pour les autres, la Run’N’Drive 3 in 1 pourrait les séduire, surtout que son prix est un poil moins cher que sa collègue : 25 euros environ pour la version basique et 30 euros pour la version Run’N’Drive 3 in 1 Rumble Force.
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