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Publiée le 22/06/2006 à 00:06, par Zick

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Test du Hotas Cougar de Thrustmaster

Le Hotas Cougar. Pour certains, la seule évocation de ce mot fait trembler leurs petites mains avides de simulation. Sorti au début des années 2000 pour remplacer les vieillissants FLCS F-16 et TQS F-16, alors les références du HOTAS des années 90, le Hotas Cougar est un périphérique sans concession, réalisé par des passionnés pour des passionnés de simulation. Vendu aux alentours des 400€ lors de sa sortie, le Cougar vise un certain public, peu nombreux, certes, mais très exigeant et capable de mettre le prix quand la qualité est présente. Thrustmaster les a entendu, et le messie de la simulation descendit dans le monde des mortels. Regardons de plus près ce que vaut la Rolls des Hotas.

8 Kilos de bonheurRetour au sommaire
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Dès le déballage du Cougar, le poids étonne. Pas moins de 4 kilos au compteur pour chaque élément : Thrustmaster a fait les choses en grand, car sur le Hotas, tout, absolument tout, est en métal. Du bouton au socle en passant par le manche, on sent que l’on pas affaire à n’importe quel périphérique de jeu. Robuste sans être inconfortable, le Cougar est clairement conçu pour durer. La première prise en main est agréable et réserve de bonnes surprises : ce sont en tout pas moins de 16 boutons, dont quatre chapeaux multidirectionnels (avec 8 directions possibles sur chaque chapeau), et tous sont parfaitement pensés pour tomber sous la main. Cette très bonne ergonomie est une demi-surprise, car le Cougar est en fait la reproduction exacte du Hotas présent dans les F-16 de l’armée américaine : assurément un gage de qualité. Pour finir rapidement sur les spécifications techniques, notons que le Cougar dispose de sept axes analogiques, d’un processeur interne de 24 MHz, d’une mémoire de 64 Ko (pour y intégrer des profils, on y reviendra) et d’un port USB 1.1, les quelques années d’existence du Hotas expliquant la relative vieillesse de la prise USB.

Dernière précision : l’installation des drivers ne nous a causé aucun problème. Compatible avec Windows Me, 98 et reconnu dès le branchement de la bête par XP, aucun conflit de driver n’est venu entâcher le tableau.

Une finition exemplaireRetour au sommaire
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Le Joystick lui-même est constitué de neuf boutons, dont trois boutons multidirectionnels et un chapeau (ou coolie hat), d’une gâchette à deux positions, et de deux boutons « switch » (accessibles avec l’auriculaire) bien pensés. Le manche est également démontable, pour un souci de place, mais aussi parce que Thrustmaster pensait pendant un temps vendre d’autres manches à monter sur le socle (projet dont nous sommes malheureusement sans nouvelle depuis...). Lors de la prise en main, la dureté des ressorts étonne, surtout quand on a connu le X-52 de Saitek. Amener le manche au bout du débattement demande un certain effort, encore plus lorsqu’on s'y attèle sur les diagonales. Cet effort permet de gagner beaucoup en précision, surtout sur les simulateurs de vol « purs », mais se révèle fatigant pour le bras au bout de quelques heures de jeu. Il n’empêche : les boutons tombent très naturellement sous les doigts, et, mieux encore, les boutons multidirectionnels ne demandent jamais d’effort particulier pour être actionnés dans la direction voulue. On peut également décerner une mention spéciale aux boutons intégralement en métal, très confortables, agréables au toucher et d’une prise parfaite, ce qui n’irrite pas les doigts malgré plusieurs heures de jeu, comme on aurait pu le craindre. Notons aussi que, reproduction du manche à balai du F-16 oblige, le joystick ne dispose pas d’un axe de torsion émulant le palonnier. Thrustmaster vend à part un pédalier pour remplacer cet axe, mais il ne nous a pas été fourni (et semble d’ailleurs assez rare). Cela dit, dans les faits, on parvient très bien à s’en passer facilement en assignant les axes du palonnier aux boutons directionnels bien placés sur le manche. Finalement, le seul petit défaut que l’on pourrait trouver au manche est sa taille, un peu trop grande, qui conviendra difficilement aux petites mains. Les boutons du haut se révèlent alors parfois difficile à atteindre. On regrette qu’il n’y ait pas de repose-main réglable comme sur le X-52 de Saitek, quitte à créer une hérésie pour les fanatiques de simulation.


La manette des gaz est aussi ce qui se fait de plus complet dans le genre. Dotée d’un manche à la prise en main parfaite, les nombreux boutons (six en tout) sont parfaitement disposés, permettant d’être facilement accessibles aux doigts. On trouve sur cette poignée de gaz, deux « boutons rotatifs indexés » (des sortes de molettes, en somme), un mini-stick analogique qui peut faire office de souris (et qui, pour une fois, se révèle pratique à utiliser, contrairement au « bouton-gomme » du X-52), un bouton multidirectionnel et deux boutons sélecteurs. Enfin, détail important, la manette des gaz possède des « crans » réglables (en démontant la base), symbolisant le passage à la post-combustion et le moteur au ralenti. Peu de choses à reprocher à cette manette de gaz, si ce n’est que les différents boutons sont parfois un peu compliqués à faire reconnaître par les jeux.

Réservé aux hommes qui en ont (des muscles)Retour au sommaire
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Place au jeu, maintenant. Nous avons commencé les tests du Cougar sur des jeux d’action. Mais, soyons clair, ce joystick a été construit pour les fanatiques de la simulation, et n’a pas été conçu pour satisfaire les appétits bourrins des joueurs branchés jeux d’arcade. Malgré tout, tester le Cougar sur des jeux comme Yager (simulation de vaisseaux) ou Mechwarrior 4 permet de se faire une bonne idée de la prise en main et de l’ergonomie de ce Hotas. Et le résultat est loin d’être mauvais. Sur Yager, le joystick a immédiatement été reconnu par le jeu, et toutes les touches du joystick ont pu être attribuées à une commande. Et il s’avère que le Cougar se débrouille finalement très bien avec ce genre de jeu. Grâce aux nombreux boutons facilement accessibles sur le joystick, et avec un peu de mémoire (mais les habitués des Hotas ont tous une bonne mémoire, c'est bien conny), il est possible d’assigner en quelques clics pas moins d’une quinzaine de commandes aux boutons directionnels, et ce sans jamais forcer sur la main pour les atteindre. On assigne ainsi quatre commandes différentes à un unique bouton multidirectionnel afin de tout avoir sous la main. Le principal problème du Cougar avec les jeux d’action se ressent au bout d’une petite heure de jeu : les ressorts du joystick, très durs, fatiguent très vite le bras à cause des changements de directions vifs, voire violents, que l’on donne durant les phases d’action. On se rend alors compte que le joystick n’a pas été conçu pour ce genre d’utilisation : la base à beau être lourde, lors des à-coups violents, le socle a tendance à se décoller de la table. On regrette alors que Thrustmaster ait juste collé des fixations en caoutchouc sur la base et n’ait pas fourni de ventouses. Malgré tout, le Cougar a parfaitement rempli son rôle sur les jeux d’action. Si, sur Yager, il était parfois difficile de viser vite et bien à cause de la dureté des ressorts, la dureté du manche était en revanche sensiblement moins problématique sur Mechwarrior 4 et, au contraire, aidait à la visée. Toujours sur Mechwarrior 4, notons simplement que les cliquetis à répétition émis par la manette des gaz (qui servent sur une simulation à savoir où se situe la post-combustion) ont eu le don d’agacer mes proches collègues de bureau.


C’est bien évidemment sur les simulations pures et dures que le Cougar prend tout son sens. Testé sous IL-2 Sturmovik et Lock-On, le périphérique de Thrustmaster est parfaitement dans son élément. Passons d’abord rapidement par l’interface de programmation du joystick, qui s'effectue grâce à un logiciel appelé Foxy, permettant de créer des macros personnalisées pour chaque jeu. La programmation se fait dans un langage complexe précis (et c’est un euphémisme) qui le réserve aux plus acharnés de la simulation. Sachez seulement que, par défaut, un certain nombre de macros et de profils sont fournis avec le programme d’installation, et que si vous ne comprenez pas grand chose à la programmation du Cougar, une communauté très active à mis en ligne des profils pour les jeux les plus récents. Un mauvais point toutefois pour le Cougar : tous les logiciels, ainsi que le manuel d’utilisation, sont intégralement en anglais. Le Cougar est sorti depuis quelques années maintenant, mais Thrustmaster n’a toujours pas jugé utile de le traduire. Sachez enfin, pour finir sur les logiciels, qu’il est possible de régler comme vous le désirez les zones mortes de débattement du joystick, d’inverser les axes et de changer la fonction de chaque bouton très facilement grâce à une interface différente de Foxy.

Pour revenir à nos simulations, le Cougar est tout simplement ce qui se fait de mieux pour apprécier pleinement ce genre de jeux. Les boutons rotatifs de la manette des gaz sont idéalement placés pour régler au millimètre près les volets, les gaz (si vous n’aimez pas la poignée de gaz) ou la portée du radar. Les cliquetis qui ont tant énervé mes chers collègues se sont finalement révélés extrêmement pratiques pour régler précisément la vitesse de l’avion. Enfin, le mini-stick demande un peu d’entraînement, mais une fois qu'on a réglé sa sensibilité et qu'on s'y est habitué, il se révèle parfait. Peu de choses à reprocher au joystick enfin, même si la dureté des ressorts est parfois un peu trop forte, surtout quand on le maintient pendant quelques temps dans une position particulière. Il est, en revanche, d’une précision redoutable. Indéniablement, le Cougar est le Hotas parfait pour les simulations de vols. Du grand art.

Pour toi, puristeRetour au sommaire
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Vous l’aurez compris, le Hotas Cougar est un excellent Hotas, pour ne pas dire le Hotas ultime. Que vaut-il maintenant face à son unique concurrent, le X-52 de Saitek ? Thrustmaster a sciemment construit un Hotas destinée à une frange très particulière de joueurs : les fans de simulations pures et dures. S’il est parfait pour ce type de jeu, il convient beaucoup moins bien pour les jeux d’action. En somme, si vous êtes le dernier des fanatiques des simulations pointues d’aviation, que vous maîtrisez bien l’anglais, que faire un peu de programmation ne vous fait pas peur et qu’enfin vous avez 200 euros environ sur vous, n’hésitez pas, ce Hotas est fait pour vous. Conçu pour durer, d’une finition et d’une ergonomie presque parfaite, la Rolls des Hotas n’attend plus que vous. En revanche, si vous cherchez un Hotas plus polyvalent, qui puisse vous permettre de jouer aussi bien à des simulations qu’à des jeux plus orientés action, le Saitek sera plus approprié. Pour finir, félicitons tout de même Thrustmaster, qui a eu le courage de sortir un produit très haut de gamme, parfaitement réfléchi et destiné à une population réduite de joueurs - et qui par conséquent ne se vendra pas très bien. Une initiative suffisamment rare aujourd’hui pour être signalée.
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