Couvert de sueurs froides, j'émergeais dans la cellule du Gaucher. Qu'est-ce qui m'attendait à l'intérieur ? Rien.
Je repris mon souffle. Une des pierres du mur s'était descellée et gisait sur un grabat couvert de moisissure et de traces suspectes. Je la soulevais et la projetais contre un mur. Elle se fendit sous le choc. Bingo ! Un médaillon indien était incrusté dedans. Je m'en emparai. S'il ne m'était d'aucune utilité, je garderais au moins un souvenir folklorique de cette sale nuit !
Maintenant, il fallait que je trouve le moyen de sortir de la cellule. Je me retournais et fis feu négligemment sur la brute qui venait de surgir du passage secret. Je me mis à réfléchir. Cela m'arrivait, mais j'y arrivais mieux quand je n'étais pas dérangé. Je me retournais de nouveau et expédiais en enfer l'autre énergumène qui venait de surgir. Ils se bousculaient au portillon ! A ce rythme-là, mon 38 special n'allait pas tarder à être vide ! Bah ! Il me resterait mes poings, mes pieds et ma tête !
Sur le sol du couloir, devant la cellule, j'aperçus une clé. Je tendis la canne à travers les barreaux de la cellule et la ramenais vers moi. Je la fis tourner dans la serrure. Bingo ! Pour ne pas perdre la forme, je décochais avant de sortir trois coups de pieds à la face du troisième lascar qui venait d'apparaître dans la cellule.