J'entrais dans une petite pièce qui ressemblait vaguement à un dortoir. Dans le vieil Ouest, le vrai, la vie de shérif-adjoint n'avait pas dû être rose tous les jours... En tous cas, le dortoir ne sentait pas la rose.
Une cheminée grossière avait été bâtie pour distiller un peu de chaleur dans cet antre fétide. Je déverrouillais la grille pare-feu qui était fixée devant : de cette façon, si je me retrouvais coincé sur le toit de la prison, je pourrais toujours jouer les Père Noël et redescendre dans le dortoir. Malheureusement, le métier de Père Noël semblait attirer beaucoup de monde ! Un vaurien sortit de la hotte de la cheminée, décidé à m'offrir quelques horions. Je refusais ses cadeaux et le remerciais d'un coup de tête avant de quitter le dortoir.