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Publiée le 06/10/2005 à 00:10, par joce

Présentation de Paradise, le prochain jeu de Benoît Sokal

Anciennement intitulé "Lost Paradise", Paradise se déroule dans une Afrique imaginaire, vous emmenant au cœur d’un continent fascinant et toujours empreint de mystère. L'Afrique de Paradise est tout à la fois actuelle et éternelle, faite de modernité et d’éléments culturels profondément enracinés au cœur du continent noir. Violence, magie, nature sauvage et parfois cruelle, mais aussi politique, exploitation sans vergogne de ressources naturelles, complots internationaux composent ce jeu d’aventure. Des éléments troublants, complexes à démêler pour une nouvelle héroïne, fruit de l’imagination ô combien fertile de Benoit Sokal, et qui se verra plongé dans une aventure où tout peut être remis en cause à chaque instant, y compris elle-même.

Une présentation en bonne et dûe formeRetour au sommaire
Au commencement, Paradise était initialement prévu pour l’année 2005, date de sortie du premier tome de la BD. Pour un projet démarré en 2003 et désormais repoussé au début de 2006, le retard commencer à s'accumulait autant que notre impatience.

Ce matin en direct de chez Casterman, le studio White Birds Productions (WBP) a levé le voile sur quelques aspects de leur dernière production maison : Paradise.
Pourquoi Casterman me direz-vous ? Tout simplement car Paradise existe en bande dessinée, dont Casterman est l'éditeur, et que ce dernier est aussi l'un des partenaires de White Birds.

C’est donc sous l’égide de Micro Application, son éditeur européen (Ubisoft pour l’Amérique du Nord), que Benoît Sokal, dessinateur de bande-dessinées et créateur incontournable de jeux d'aventures (Syberia un et deux, l'Amerzone), a présenté Paradise en compagnie entre autres de Brice Bingono, dessinateur de la bande dessinée, qui d'ailleurs, malgré un emploi du temps surchargé (lui aussi ;-), a trouvé le temps de nous faire une dédicace.


Vision hypothétique d’un ordinateur en Mauranie.


Dans Paradise, vous incarnez la fille d'un dictacteur en fin de régne et aux portes de la mort. Envoyé au fin fond de la Suisse apr votre mére quand vous aviez une dizaine d'année, vous revenez en Mauranie pour revoir votre père, souffrant, quand votre avion est abattu par des rebelles.

Une fois remise de l'accident vous vous retrouverez au beau milieu d'une situation pour le moins explosive et trouverez un compagnon innatendu en la personne d'un vieux léopard au pelage noir. Vous devrez le ramener à l'endroit où il est né, non loin de cimes enneigés dont la localisation va vous amener à découvrir un animal plus étrange qu'il n'y parait et à traverser le continent pour arriver à l'endroit souhaité.

White Birds : de la mouette vidéoludique de compétition.Retour au sommaire
White Birds a pour ambition d’être le premier studio mondial de jeu d’aventure, de produire entre quatre et sept bandes dessinées par an et d’élargir ses compétences au domaine cinématographique. Ils aimeraient développer d’autres concepts avec de nouveaux créateurs issus de la littérature, du cinéma, du jeu vidéo ou d’ailleurs. Chacun ayant une culture propre et un regard particulier, les projets pourront profiter de leur savoir.
Benoît Sokal voudrait bien réaliser un mélange des genres, à mi-chemin entre acteurs réels et images de synthèse, à l’image du film Immortel. Cependant il est bien conscient que l’animation, aussi poussé qu’elle soit, ne véhicule pas autant d’émotions qu’un film classique, tant en intensité qu’en diversité.



Paradise fleure bon l’aventure.Retour au sommaire
Le jeu est « griffé » Benoît Sokal et se situe directement dans la lignée de l’Amerzone. Il s’articule autour de deux principes : d’une part, la traditionnelle interface classique en 3D précalculée, et de l’autre, de la 3D temps réel. Ces derniers passages se dérouleront de nuit, dans la peau d’un léopard incarnant « le mal et aussi la rédemption».
Chez White Birds, un grand pas a été franchi, préfigurant ainsi la révolution à venir : les jeux d’aventures en temps réel. C’est le projet « Aquarica », actuellement en développement. Originellement conçu … en vacances, par Benoît Sokal et François Schuiten, Aquarica se veut ouvertement multimédias : jeu vidéo, bande dessinée et cinéma sont au programme. Mais ils n'a pas été divulgué plus d’informations pour le moment.




Mauranie : un vrai goût de paradis ?Retour au sommaire
Benoît Sokal le définit en ces termes : « Imaginez un pays africain immense, et plus vous descendez vers le sud plus se dévoile l’Afrique éternelle. La Mauranie est un condensé de l’Afrique existante, vous découvrirez quatre de ses facettes : son coté moyen-oriental, tropical, primitif et industriel. » (Les quatre cadres précités correspondent aussi aux quatre tomes de la BD).

Une architecture typique d’un pays arabo-musulman, une ambiance sombre à souhait, Sokal désirait éviter le pastiche de la carte postale. Et a en voir les dernières captures, la pluie incessante recrée bien cette atmosphère de mystére qui lui plait tant.

Si la parution a été retardée dans un premier temps, cela n’inquiète pas pour autant Michel Bams, directeur marketing de White Birds. « Le cycle de vente d’un jeu d‘aventure est beaucoup plus long que celui d’un un jeu classique. L’amerzone continue toujours de se vendre ».
Par ailleurs, notez que White Birds a aussi ouvert un site présentant ce pays imaginaire qu'est la Mauranie.




Jeu à caractère violent ou sexuel : la sensibilité des contenus influe-t–elle sur le développement ?Retour au sommaire
Il est notoire que le jeu vidéo accepte bien plus facilement la violence que le sexe. A l’exemple de GTA San Andreas ou Fahrenheit, des scènes ont du soit devenir « convenables » (douche en caleçon...), soit disparaître purement et simplement, sous peine de ne pas être disponible dans les rayonnages de grandes surfaces par exemple.
Mais Michel Bams, annonce qu’il entend bien assumer ses choix jusqu’au bout. En aucun cas le jeu se construit en fonction d’un marché spécifique ou d’une norme particulière [PGEI].

Du jeu au cinéma : un petit pas pour l’homme, un grand pas pour le développeur.Retour au sommaire
White Birds est conscient que le cinéma dispose d’une économie et d’une logique bien propre. Les besoins aussi diffèrent : entre un décor virtuel et réel, les coûts tout autant que les temps de productions peuvent varier du simple au double.
De plus, pour Sokal, le réalisateur doit garder la trame principale mais ne pas tenter de reproduire fidèlement l’œuvre. C’est là tout le propos de l’adaptation.




Bande dessinée et jeu vidéo : un mélange des genres audacieux ?Retour au sommaire
Cette double parution est le fruit de la réflexion de Benoît Sokal : « Je me suis rendu compte que les gens qui me lisaient ne connaissaient pas mes jeux, et inversement. La bande dessinée et le jeu vidéo sont deux manières différentes de raconter une seule et même histoire. Mais la bande dessinée est plus libre et présente de nombreux avantage par rapport au jeu vidéo. Surtout pour ce qui est des coûts de production et de réalisation »

Quant à savoir si la bande-dessinée est nécessaire, il rappelle que ce n’est pas un guide pour le jeu (le sujet fût abordé par les développeurs, mais ils voyaient évidemment mal le joueur rester bloqué faute de n’avoir pas lu la BD). Il s'agit donc bien là d'un ouvrage à part entiére sur l'univers du jeu.

En outre, les genres sont encore trés cloisonnés, rien qu’au niveau de la mise en rayon, jeux vidéos et bande-dessinées se situent presque aux antipodes l'un de l'autre, ceci ne facilitant pas le choix du joueur peu ou mal averti.
Le tome 1 est déjà disponible en librairie, le tome 2 le sera au printemps prochain, en même temps que le jeu. Le cycle se terminera courant fin 2007.




Liens utilesRetour au sommaire
- le site offciel de l'ambassade de Mauranie
- interview de Michel Bams,directeur marketing de White Birds
- Site officiel de White Birds Productions
- Fiche de Paradise
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