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Test World Of Goo (PC) : 0/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 20 Février 2009 sur PC, Nintendo Wii
Publiée le 15/10/2008 à 00:10, par Mannfred

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Test de World of Goo

World of Goo est phénoménal. Un véritable pied de nez aux grands studios et aux grosses productions vidéoludiques. Présenté au mois de février 2008, à San Francisco, lors de l’Independent Games Festival, le titre y rafle directement le prix de l’Excellence technique et celui du Design le plus innovant. Déjà conquis lors de notre preview en avril dernier, nous avons repris avec un enthousiasme non dissimulé nos constructions de Goos, toutes aussi improbables qu’instables.

Avant tout, une histoire de GoosRetour au sommaire
avant-tout-histoire-goos
Allez donc construire une tour dans une machine à laver...
WoG relève du génie. Ca n’est pas peu dire, mais on ne peut que l’avouer, le titre aura eu un parcours aussi surprenant que les constructions et les puzzles que l’on peut y bâtir.
Tout part d’un projet d’études au concept aussi simple qu’efficace que les indépendants de 2D Boy ont su développer dans tous les sens du terme. La mécanique de jeu originale consistait en la faculté de pouvoir saisir des petites boules noires (les Goos) et de les placer les unes près des autres pour qu’elles se lient entre elles et forment des structures. Il fallait alors atteindre une limite de hauteur avec la construction ainsi obtenue. Tower of Goo était né.


Reprenez ce principe déjà sympathique, ajoutez-y des éléments de puzzle, une pincée de lois de la physique (équilibre, gravité et résistance), une énorme dose d’imagination et d’humour et voilà World of Goo ! Car le titre se révèle en effet un surprenant mélange de genres. Mais revenons-en aux explications.

Pour vous donner une idée plus précise des petites boules du jeu appelées les Goos, celles-ci ressemblent aux fameuses noiraudes des films de Gibli (dans Totoro ou Chihiro). Lorsqu’elles sont proches, elles forment une liaison rigide. En connectant suffisamment de Goos, on parvient à construire des structures comme des tours ou des ponts sur lesquels les Goos non connectés peuvent se déplacer. Chaque niveau offre un nombre limité de Goos, dont un certain nombre défini à secourir, et une sortie -un tuyau aspirant- à atteindre. Pour terminer un niveau, il faut utiliser ses Goos pour construire une structure jusqu’à ce tuyau, tout en en gardant le nombre requis de non utilisés qui doivent s’y faire aspirer.

À travers ses quatre chapitres et un épilogue, le jeu introduit de nouveaux obstacles et types de Goos. Pour le joueur, cela se traduit dans une lutte et une réflexion constantes puisqu’il s’agit à chaque fois d’imaginer une nouvelle façon d’aborder la gravité et l’équilibre de la structure. Celle-ci doit supporter efficacement son propre poids. Mais le joueur construit aussi autour, en dessous et au dessus de pointes acérées, de murs épineux ou de puits enflammés. On débute avec les simples Goos noirs, bloqués sur place une fois utilisés. Heureusement, arrivent rapidement les verts qui peuvent être utilisés et repositionnés à l’infini, les ballons Goos qui peuvent soulever les structures ou les faire voler, les Goos inflammables, les Goos géants…etc.

Chaque chapitre regorge de petites trouvailles d’ingéniosité et d’imagination, toujours renouvelées. Chaque nouveauté se trouve expliquée de manière amusante par les astuces toujours plus loufoques du Panneau du Peintre qui fait office de tutoriel. Les nouveaux Goos qui sont introduits sont assemblés de manière à créer des stages stimulants et à la complexité croissante. Par exemple : Une « corde » de Goos noirs devra être maintenue en suspension dans le vide par des ballons Goos tout en faisant avancer un Goo géant jusqu’à un broyeur où il sera morcelé et enfin aspiré par le tuyau.


Chacun ses GoosRetour au sommaire
chacun-goos
ici, il faut construire un pont de Goos, au dessus d'épines et où seules quelques Goos "têtes de mort" servent de protection à toute la structures
Autant vous le dire de suite, chaque niveau offre un challenge passionnant. Un jeu de réflexion de type « puzzle » doit, pour être réussi, pouvoir proposer un équilibre respectable entre difficulté et aide fournie. Les deux développeurs de WoG ont réussi ce compromis avec brio. De prime abord, chaque nouveau stage semble insurmontable, mais finalement révèle peu à peu les opportunités d’action possibles. Le design est intelligent, intuitif, laisse des indices subtils pour attirer votre attention au bon endroit.


Le jeu oblige le joueur à trouver une idée géniale plutôt que de lui dire quoi faire, lui laissant ainsi intact le plaisir de la victoire. La complexité va croissante et il faudra souvent recommencer un stage avant d’avoir la bonne solution. Mais, jamais frustré ni exaspéré, on recommence son architecture folle sans rechigner pour trouver la solution. Le pire (ou le mieux), c’est que l’on finit toujours un niveau avec le sentiment que l’on pouvait trouver encore mieux et sauver plus de Goos. Bref, plaisir et rejouablilité garantis.


Sauver un nombre plus important de Goos permet d’ailleurs de les retrouver dans la World Of Goo Corporation. Ici, avec les Goos que vous avez sauvés tout du long du scénario, vous devez construire la plus haute structure possible (même principe que Tower of Goo). Votre score s’affiche dans un nuage. En multijoueur, les nuages des adversaires s’affichent également afin d’indiquer quel challenge il faudra relever.


Côté technique, ce sont encore de très bonnes surprises qui attendent le joueur. Les qualités graphiques et sonores de WoG laissent sans voix, surtout lorsque l’on considère qu’il s’agit du premier projet de deux jeunes développeurs indépendants. Les graphismes relèvent d’un haut niveau artistique, avec une touche qui rappelle avec joie les univers loufoques et déjantés de Tim Burton. Jolis, cartoonisés et soignés, les éléments en 2D se meuvent indépendamment pour donner vie au stage complet. Lequel s’apparente souvent à une machine infernale.


Plaisir des yeux, mais plaisir des oreilles aussi. Une fois de plus, difficile de cacher notre enthousiasme, la bande-son de WoG est tout simplement formidable. Plaisants, entraînants, les morceaux qui accompagnent les stages sont juste féeriques. Le joueur ne se sent à aucun moment saoulé par la répétitivité de la musique. Chose trop rare dans un jeu de réflexion et qu’il faut donc souligner. Les Goos, quant à eux, sont drôles et attachants et ponctuent le jeu de petits couinements et autres baragouinages amusants, mais qui pourront tout de même irriter à la longue.


En fait, nous ne pouvons objecter qu’un seul point négatif, lorsqu’un nombre trop important de Goos circule dans la structure. Il devient alors difficile, voire impossible de sélectionner un de ceux connectés pour le replacer ailleurs. Pour tout le reste WoG est fantastique.


Vidéo d'illustrationRetour au sommaire
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Visionner d'autres vidéos de World of Goo

C’est un plaisir rare que de tomber sur un titre pareil. 2D Boy mérite de vrais remerciements pour nous avoir apporté un titre si remarquable. Drôle, captivant, intuitif…etc, les adjectifs manquent pour saluer la joie étonnante qu’apporte le temps passé sur WoG. On ne peut que vous recommander de vous le procurer : le titre étant tout d’abord au prix très raisonnable de 20$ (15€ environ), mais surtout juste extraordinairement plaisant.
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