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Test WildStar (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 03 Juin 2014 , PC

Les +

  • Contenu classique mais maîtrisé
  • Donjons vraiment corsés
  • Système de télégraphes intelligent
  • Artistiquement irréprochable
  • Add-ons parfaitement supportés
  • Modèle économique souple

Les -

  • Leveling monotone
  • Interface à revoir
  • Gourmand en ressources
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.4

(215 votes)
Publiée le 16/06/2014 à 15:06, par Ioannis

Test de WildStar : Une nouvelle référence

Après 7 ans de développement, WildStar débarque pour rafler sa part du gâteau.

Après une année 2013 bien pauvre en MMO, le premier semestre de 2014 se montre déjà bien plus faste, notamment avec l’arrivée de TESO, et plus récemment de WildStar. Dernier arrivé sur ce marché ultra compétitif, WildStar n’a pourtant rien d’un petit challenger. Créé par d’anciens développeurs de Blizzard, le MMO de Carbine Studios a donc plus d’un argument pour fédérer un large public.

Étoile sauvage, pays dangereuxRetour au sommaire
WildStar
La planète Nexus vient d’être découverte. Outre sa faune inhabituelle, son étrange flore et ses généreuses ressources, ce nouveau monde abrite les reliques d’une antique civilisation ayant laissé derrière elle une technologie aussi précieuse qu’avancée. Incapables de partager une telle manne, deux factions se mettent sur le groin pour revendiquer cet El Dorado. D’un côté, le Dominion, une société archi-militarisée bourrée de fanatiques religieux. De l’autre, les Exilés, des rebelles écolos cherchant une nouvelle terre d’accueil. Et au milieu de toute cette foule, nous, les joueurs, sensés faire pencher la balance du côté du camp qui aura notre faveur.

WildStar
Deux factions, huit races, un minimum de choix est disponible. Le créateur de personnages se montre toutefois assez complet pour proposer une multitude de possibilités, chaque avatar sera unique pour peu que l’on prenne le temps de bidouiller les paramètres. En revanche, aucun trait racial ne vient peser dans la balance du choix, la décision du joueur repose uniquement sur le côté esthétique et l’accès à certaines classes. Parmi ces dernières, on retrouve une sélection plutôt classique avec le Guerrier, le Rôdeur, l’Esper, l’Arcanero, le Toubib et l’Ingénieur. Derrière ces titres exotiques se cachent en effet les archétypes habituels du mage, du voleur, du prêtre et du tireur, avec la petite touche futuriste décalée propre à WildStar. Malgré cela, chaque classe peut endosser deux des rôles issus de la trinité tank/heal/dps, une souplesse que sauront apprécier les joueurs qui aiment se diversifier.

WildStar
Si toutes les classes proposent des mécaniques aussi différentes qu’agréables à aborder, tout le gameplay s’axe autour d’un système de combat dynamique, une norme en vigueur dans tous les MMO récemment sortis. WildStar ne révolutionne toutefois rien du principe déjà bien connu. A la place, il choisit de mettre l’accent sur les « télégraphes », qui sont en fait des zones colorées visibles au sol. Les joueurs comme les ennemis possèdent donc des capacités qui font apparaître ces télégraphes et touchent la plupart des cibles présentes dans l’aire d’effet (certains sont limités en nombre de cibles). De base, les ennemis de bas niveau et les joueurs utilisent des télégraphes relativement simples. Mais une fois les niveaux grimpés, et les portes des donjons et des raids poussées, on a droit à des dessins plus travaillés, et surtout plus traîtres. Comprenez donc qu’à haut niveau, tout se joue sur le placement des joueurs, sur leur aptitude à esquiver les télégraphes hostiles, et à rester dans les télégraphes alliés. Car oui, les soigneurs utilisent également ce système pour maintenir leurs coéquipiers en vie, ce qui ajoute un aspect propre à WildStar : chacun doit apprendre à jouer avec son équipe pour pouvoir performer.

WildStar
Ce n’est malheureusement qu’en se cassant les dents des heures et des heures que nous avons pu nous en rendre compte. Les donjons sont, en effet, de véritables challenges, où chacun doit montrer une réelle maîtrise de son personnage et une bonne connaissance de sa cible afin d’avancer. Les boss ne font aucun cadeau, un télégraphe non évité est souvent synonyme de mort prématurée. Une esquive mal utilisée peut quant à elle faire passer une grosse technique de soin dans le vide. Un contrôle de foule oublié, et c’est le boss qui éradique le groupe en quelques secondes. Tout est une question de placement, de coordination. Carbine nous a promis du contenu PvE hardcore et ne nous a pas menti : si vous voulez venir à bout d’un donjon, vous ne pourrez ni porter, ni être porté par votre groupe.

Gameplay PvP


Hardcore, mais pas queRetour au sommaire
WildStar
Mais avant d’avoir le droit de mettre le pied dans les premiers donjons, dont l’accès ne se débloque qu’au niveau 20, il va falloir grappiller des niveaux. Et sur ce point, WildStar ne fait pas beaucoup mieux que la concurrence. On bouffe des quêtes par dizaines, on trucide du mob par centaines, mais on croise quelques éléments susceptibles de nous faire oublier notre labeur le temps de quelques minutes. WildStar intègre en effet un système de défis qui s’active lorsqu’on tue certains monstres ou que l’on ramasse des objets précis. Une fois lancé, le challenge lance un compte à rebours et nous demande alors de remplir nos objectifs le plus rapidement possible, pour prétendre ensuite à une petite récompense (pièce d’équipement, matos d’artisanat, teinture etc.).

WildStar
Toujours dans un souci d’occuper intelligemment le joueur, Carbine a également imaginé des missions secondaires liées à une vocation, que l’on choisit lors de la création du personnage. En tant que Soldat, on est amené à accomplir des objectifs liés à la baston, demandant de repousser des vagues de mobs, d’assassiner ou de sauver une cible. Les savants doivent, de leur côté, scanner un maximum d’objets et venir à bout de petites énigmes. Les colons quant à eux sont amenés à récolter un tas de babioles pour monter des stations d’amélioration, déployer des vendeurs, des boites aux lettres ou encore des postes de déplacement rapide. Les explorateurs enfin, voyagent aux quatre coins de la carte et escaladent des dizaines de montagnes pour profiter des plus belles vues de Nexus. Chacune de ces professions récompense alors le joueur, non seulement avec des objets divers, allant du simple sac aux équipements de transmogrification, mais également avec des techniques fort utiles, comme la possibilité de téléporter ses coéquipiers sur soi, de sortir une boite aux lettres ou un vendeur n’importe où dans la nature, ou encore, de diminuer ses dégâts de chute.

WildStar
Mais malgré toutes ses bonnes intentions et ses activités annexes, le pexing de WildStar a vite fait de nous faire sombrer dans la monotonie, d’autant plus que les défis se font de plus en plus rares à haut niveau. Les objectifs de quêtes, relativement basiques, n’aident pas à rendre la montée de niveaux plus agréable même si l’on sent une volonté de bien faire du côté des développeurs. Ils ont, en effet, choisi d’insuffler une bonne dose d’humour aux énoncés de quête et à l’univers en général. Jeu de mots rigolos, références à gogo et petites blagues ne manquent pas de nous baigner dans une ambiance légère, qui évite de trop se prendre au sérieux. Un parti pris qui colle d’ailleurs parfaitement avec la direction artistique colorée et le character design résolument cartoon, un héritage que l’on doit au passé des développeurs, ayant officié sur World Of Warcraft et sa première extension.

WildStar
Pour autant, le style de WildStar est maîtrisé de bout en bout et le MMO de Carbine affiche un sans-faute sur le plan artistique. Les environnements, en plus d’être variés, sont de toute beauté. Les personnages aux looks décalés profitent, en plus, d’animations fluides et travaillées quel que soit le modèle concerné. La bande-son se montre également d’une qualité sans faille, tant au niveau des musiques entêtantes que des doublages français, que l’on aurait toutefois espéré plus nombreux. Notons également un petit bémol au niveau de l’optimisation qui ne permet pas aux configurations faiblardes de faire tourner décemment WildStar : si votre machine a plus de six ans dans l’aile, attendez-vous à subir des chutes de framerate intempestives et des temps de chargement interminables. Seuls les PC les plus puissants peuvent se vanter de faire tourner le MMO avec tous les paramètres au maximum de leur capacité.

Tir à la CarbineRetour au sommaire
WildStar
Votre machine sera d’autant plus poussée dans les raids de haut niveau regroupant de 20 à 40 joueurs. Que ce soit en PvE ou en PvP, les télégraphes se multiplient à mesure que le nombre de participants augmente. Et même si l’on peut filtrer les télégraphes selon leur nature (comme masquer les télégraphes d’attaque alliés), le terrain a vite fait d’être rempli d’informations visuelles à traiter. La lisibilité du combat s’en fait ressentir également en PvP, voire plus, puisque les télégraphes ennemis ne manquent pas de pulluler. Bien entendu, seules l’habitude et l’expérience peuvent nous habituer à « lire » l’action, à en connaitre les dangers et à réagir en conséquence. Dans tous les cas, le système de télégraphe se prête particulièrement bien au jeu et donne de l’intérêt à chaque affrontement, que ce soit contre un boss aux télégraphes mortels et sournois, ou contre une bande de joueurs qui fait tout pour esquiver vos attaques.

WildStar
Afin de parfaire son catalogue d’activités, WildStar ajoute à ses donjons, ses raids, et ses champs de bataille, des aventures que l’on parcourt à cinq joueurs. Il s’agit en quelque sorte de donjons simplifiés, dans lesquels le scénario est mis en avant, et dont le déroulement de certains événements est soumis à la décision des membres du groupe. Plus accessibles que les instances classiques, les aventures proposent elles aussi leur lot de récompenses, qu’il s’agisse d’équipements ou de plans d’artisanat. Et en parlant d’artisanat, WildStar ne manque pas d’offrir un large choix de métiers : armurier, couturier, archéologue ou confectionneur, on reste néanmoins encore dans le classique. Et derrière une interface inutilement compliquée, on ne s’éloigne pas non plus des grandes lignes tracées par les autres MMO.

WildStar
L’artisanat n’est d’ailleurs pas le seul à hériter d’une interface maladroite. De notre point de vue, c’est toute l’interface du jeu qui est à revoir, malgré des améliorations notables depuis ses débuts sur la bêta. De fait, elle nous bombarde d’informations diverses, de tutoriels, de missions annexes, de défis, le tout servi avec un suivi de quêtes brouillon et parfois bugué. S’il est possible d’améliorer un tant soit peu la qualité de l’interface grâce aux add-ons, qui, soit-dit en passant, sont parfaitement supportés par WildStar, on aurait apprécié un HUD un peu plus épuré et un suivi de quêtes plus lisible.

WildStar
Lorsque ni les quêtes, ni les donjons, ni le PvP ne nous donnent envie, on peut toujours se téléporter sur notre île volante privée et aménager notre maison. Gros point fort de WildStar, le housing laisse place à une liberté d’expression totale. Pour peu que l’on possède de quoi financer nos goûts, il est possible de tout personnaliser sur son lopin de terre : emplacement, nature et taille des arbres, style de maison, modules à installer autour (excavation pour du minerai, jardin pour des plantes, brasserie pour des boissons…) et décorations, qu’il s’agisse de l’ambiance globale de la zone ou de l’aspect des portes de notre maison. Une fois le seuil de la demeure franchi, même topo, tout est personnalisable du sol au plafond. Cerise sur le gâteau : certains objets améliorent le montant d’expérience bonus accordé à votre personnage lorsque l’on pense à se déconnecter en le laissant dans la maison.

WildStar
Terminons ce tour d'horizon avec l'un des points les plus épineux du moment, à savoir le modèle économique. Pour le coup, Carbine a joué une toute nouvelle carte en proposant à la fois un système d'abonnement mensuel classique, mais en offrant la possibilité aux joueurs d'utiliser leur monnaie virtuelle pour se procurer du temps de jeu. Pour ce faire, les personnages les plus fortunés devront s'offrir un C.R.E.D.D., certificat représentant un mois d'abonnement, et dont le prix sera variable selon l'offre et la demande.

Si vous attendiez un MMORPG révolutionnaire, vous pouvez passer votre chemin. Pourtant, s’il est classique de bout en bout, WildStar fait son boulot admirablement bien. Ses développeurs sont en effet, allés chercher tout ce qui se faisait de mieux autour d’eux afin de concocter un jeu qui parlera à un maximum de monde. Malgré un levelling un poil ennuyeux, des objectifs de quêtes peu recherchés et une interface à oublier, WildStar est sans doute l’un des meilleurs MMO sortis ces dernières années. Pour peu que vous appréciiez le style cartoon, l’humour, et les combats nerveux, alors le jeu de Carbine vous attend pour des dizaines d’heures de jeu et de découverte.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.4
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Je suis tombé sur le messie. Le titre dit déjà ce que je pense, je conseil ce jeu à tout ceux qui ont beaucoup de temps à y consacrer, il ne laisse pas vraiment place aux joueurs occasionnels, à moins que vous ne soyez intéressé seulement par l'univers et du jeu en solo (les quètes principales), parce que le contenu "HL" est vraiment réservé aux joueurs "hardcore" (je parle bien des raids et des suite ...
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