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Test Warzone 2100 (PC) : 8/10 sur JeuxVideo.fr PC Playstation 1

Sortie le 26 Mars 1999 sur PC Sortie le 07 Avril 2008 sur Playstation 1

Les +

  • Options tactiques innovantes
  • Continuité de la campagne
  • Expérience et création d'unités
  • Techniquement réussi

Les -

  • Reconnaître les différentes unités
  • La musique sans consistance
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.4

(25 votes)
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Publiée le 20/07/2006 à 00:07, par Alex C.

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Test de Warzone 2100

Surfant sur la vague de succès des jeux de stratégie temps réel, Pumpkin Studios et Eidos tentent une incursion peu téméraire sur les terres bien gardées de Blizzard et Westwood. Warzone 2100, pas présomptueux pour un sou, annonce ses atouts, humble mais confiant. Le constat est frappant : pas besoin de s’appeler Warcraft ou Command & Conquer pour réussir à séduire les fans de RTS, juste de bonnes idées et d’une réalisation à la hauteur…

Un scénario simplisteRetour au sommaire
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L’histoire de Warzone 2100, il faut le dire, n’a rien d’exceptionnel. Une simple trame de fond pour justifier un contexte politique tendu, laissant plus de place aux coups de canons qu’aux déblatérassions publiques devant les médias… Pour la forme, en voici les principaux traits : un système d’auto-défense militaire qui déconne et la planète se voit réduit en cendres par le feu nucléaire, un monde désertique et désolé qui ne laisse désormais que peu de place au rares survivants, une recherche mystérieuse d’artefacts – vestiges du passé – qui tournent à l’affrontement général entre trois factions bien décidées à en découdre pour obtenir la suprématie sur ce qui reste de la planète.

Concept éculé mais nuancéRetour au sommaire
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Le déroulement d’une partie se fait de manière assez classique. Le schéma est celui du : récolte de ressources – construction de base – attaque massive de l’ennemi. Un système à nuancer cependant. La recherche et la gestion des ressources est dans Warzone beaucoup moins engageante que dans les autres jeux du genre. En effet, étant donné qu’il n’y a qu’une seule ressource exploitable (le pétrole) et qu’il suffit d’installer un vulgaire derrick sur un gisement pour commencer à remplir ses caisses d’argent, cette phase de jeu ne nécessite pas des heures de micro-gestion. On va donc se concentrer sur le reste.

Construire sa base s’avère assez facile et c’est plutôt l’aspect défensif qui sera plus amplement développé. Ceci pour une raison simple : les missions se suivent, ne sont pas indépendantes les unes des autres et nous font donc garder nos installations précédemment construites. Il faut donc faire attention, lors des premières missions à ne pas trop se planter dans le choix du placement et l’agencement des bâtiments de sa base. Mettre en arrière, les centrales énergétiques et les usines de fabrications d’unités, par exemple, pourrait s’avérer prudent. Sur les trois campagnes que proposent le jeu, il vous sera évidemment demandé de construire plusieurs QG, mais à chaque fois vous partirez de votre base de départ avec un ou plusieurs transporteurs afin d’arriver sur la nouvelle carte avec un contingent que vous aurez choisi.


Une armée de tanks expérimentésRetour au sommaire
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Au même titre que les constructions, les unités se conservent d’une mission à l’autre. Ce choix a d’autant plus d’intérêt que chaque tank – pas de soldats dans Warzone, juste une multitude de chars futuristes différents –, chaque unité acquiert de l’expérience au fil des missions. Au fur et à mesure des combats, des ennemis détruits, les unités montent de niveau et acquiert en résistance, puissance de feu, rapidité de tir et de déplacement. En progressant dans les missions, on se retrouve donc avec des unités très expérimentées qu’il faudra utiliser avec pertinence : les faire peser dans les affrontements tout en les préservant de la destruction.

Pour ce faire, de multiples options sont possibles. Au niveau tactique, Pumpkin Studios a eu de très bonnes idées qui rendent les phases d’offensives un peu moins bourrins que d’habitude. On peut, par exemple, attribuer à chaque unité ou à chaque groupe un seuil de dégâts pour battre en retraite, ou associer directement une unité de réparation au bataillon qui engage l’ennemi. On peut également leur donner des ordres du type : ne tirer qu’à longue portée ou ne pas engager les adversaires (pour atteindre plus rapidement une destination). Des subtilités stratégiques qui s’avèrent plus qu’utiles sur le champ de bataille même si la rapidité des combats dépasse parfois le temps de réaction du joueur…

Autre nouveauté très intéressante apportée par le jeu : la customisation de ses véhicules. Plus qu’une simple modification de l’apparence des unités, Warzone permet de les assembler intégralement comme on l’entend. On dispose d’un choix de châssis, de roues, d’armes et d’équipements spéciaux afin de modeler les unités qui nous paraissent les plus efficaces et les plus utiles. Au total, quelques centaines d’unités différentes sont réalisables, mais on se contente le plus souvent de construire les plus puissantes en définitive. Dommage.


Des points forts indéniablesRetour au sommaire
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Techniquement le jeu se tient dans la moyenne haute. Le moteur en full 3D du jeu permet de régler l’angle de vue (rotation et zoom) avec précision et aisance. Il affiche des décors plutôt jolis bien qu’un peu ternes (ambiance post-apocalyptique oblige) et un nombre d’unités très impressionnant sans pour autant ramer (même sur une config moyenne). Certes on pourrait reprocher au design un manque de clarté au niveau des unités, qu’on distingue très difficilement les unes des autres, mais dans l’ensemble le jeu est très propre et offre une bonne ambiance. A noter que le pathfinding ne souffre d’aucune lacune flagrante : les unités vont où on leur demande, même à l’autre bout de la map, sans faire de détours idiots.

Niveau difficulté, plusieurs options sont possibles. Si la première campagne se finit plus ou moins facilement (une douzaine de missions), les deux suivantes soumettent des challenges digne de ce nom au joueur expérimenté. La durée de vie est, de fait, très correcte ; sans parler de la possibilité d’aller continuer l’expérience Warzone sur le net…

Avec de bonnes idées au niveau de la micro-gestion tactique et un système de création d’unité novateur, Warzone offre des sensations uniques et particulièrement agréables. Un outsider solide pour les mastodontes du genre, Warzone 2100 s’impose comme un RTS intéressant et original qu’on ne regrette pas d’avoir acheté.


Warzone 2100 réussit à surprendre à la fois par sa qualité évidente et par ses innovations bien pensées. A aucun moment, on ne s'ennuit dans ce RTS au bases classiques mais solides et aux qualités graphiques indéniables. Un jeu bien dosé, bien pensé qui apporte son lot de nouveautés et qui mérite sa place par votre ludothèque stratégie.
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